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[CONTRIBUTION] La dette publique: un danger national

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Les récentes émissions d’emprunt du gouvernement sur les marches financiers démontrent le besoin immédiat et incessant de liquidités pour financer les dépenses publiques. Le problème du Sénégal est que les dépenses dépassent largement les revenus. Les recettes proviennent généralement des impôts sur le revenu imputes sur les salaires des travailleurs et les bénéfices des compagnies ou entreprises installées au Sénégal. Pour parvenir à financer les programmes ou payer les travailleurs, le gouvernement est oblige de recourir a’ l’emprunt. Le gouvernement doit promettre ou donner des garanties aux investisseurs (étrangers la plupart) en contrepartie du payement des intérêts et le montant principal à la fin de la maturité de l’obligation. Le Sénégal est différent des États Unis, du Canada ou des pays européens qui disposent d’une bonne réputation et une stabilité financière.



[CONTRIBUTION] La dette publique: un danger national
Notre pays dispose de ressources humaines mais pas de ressources naturelles indispensable à l’obtention d’une bonne note sur les marches financiers. La note du Sénégal selon Standard and Poor est « B+ » pour les emprunts à long terme (entre 2 et 30 ans) et « B » a court terme. C’est surprenant d’imaginer un pays comme le Sénégal peut obtenir une aussi bonne avec les agences de notation. Le pays a adopte le même procède que les grandes banques aux États-Unis d’Amérique. Les institutions financières convertissaient les hypothèques et les prêts en produits d’investissements et les revendaient aux investisseurs du monde entier. Les investisseurs avaient confiance a ces produits car ils disposaient de la note « AAA » des agences comme S&P et Moody’s. Le hic est que les banques donnaient des garanties et des lignes de crédit pour disposer de la bonne note. Les investisseurs doutaient que l’origine des produits (par exemple les hypothèques) était le payement des intérêts de l’ouvrier américain sans emploi garanti. Vous connaissez la suite. Malheureusement le gouvernement du Sénégal a trop abuse récemment des émissions d’emprunts et les investisseurs étrangers commencent à douter de la capacité de notre pays. Un pays dont les dépenses excédent les revenus est oblige d’emprunter de l’argent pour payer les intérêts et le montant principal. Cela a tellement dure que les institutions internationales comme le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et les fonds d’investissement ont compris le plan qu’ils ont presque arrête de consentir des prêts au Sénégal. L’échec de la récente émission d’obligation au Sénégal a connu un fiasco avec une banque sénégalaise qui a refuse de prêter tout le montant. Si une banque Sénégalaise doute de la capacité et de la solvabilité de son pays, il ne faut pas se plaindre alors des étrangers.

Le Sénégal vit au dessus de ses moyens. Certains programmes listes dans la loi de finance de 2008 comme :

-L’entretien d’aéronefs de la Présidence de la République pour 1,156 milliard F CFA;

- Le fonctionnement du Sénat pour 2 milliards F CFA;

-L’acquisition de véhicules pour l’Assemblée nationale, le Sénat, et autre institution consultative pour 2,2 milliards F CFA

- Le cabinet de Wade 4.21 milliards de FCFA (loi de Finance 2010)

méritent d’être analyses en fonction des besoins du pays. Le Ministre des Finances doit être le gardien des finances publiques. Abdoulaye Diop est bien respecte par beaucoup de ses compatriotes mais sous son règne que le Sénégal a connu les pires déficits de son histoire. Nous savons tous à travers la presse la propension de Wade à dépenser mais l’avenir du Sénégal en dépend. Le Sénégal est dans une situation critique, si Wade est inconscient de la situation, au moins les citoyens doivent exprimer leur crainte et opposition face a l’avenir du pays. Les américains plus riches que nous sont élèves contre les dépenses de l’administration de Obama qui sont avant tout destinées a sauver l’économie. Le déficit d’une nation est une dette portée sur chaque citoyen. Tôt ou tard, les créditeurs vont exiger le payement de leurs dettes. Si les recettes sont insuffisantes pour éponger les dettes, les préteurs vont se tourner sur les actifs garantis par le Président Wade. Alors, les sociétés et les compagnies nationales vont tomber sur les mains des étrangers. Nous sommes tous condamnes surtout la génération future.

Harouna Hanne
hareunah@yahoo.com

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Vendredi 23 Octobre 2009




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