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CONSEQUENCE DE L’URBANISATION INCONTROLEE A DAKAR : Les zones humides menacées de disparition

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« Santé des zones humides, santé des populations », tel est le thème de la conférence tenue hier à Dakar sur la problématique des zones humides. Les parlementaires sénégalais s’engagent dans le processus d’élaboration de la politique nationale des zones humides, qui sont menacées de disparition, à cause d’une mauvaise politique d’urbanisation.

Les zones humides de Dakar, qui devaient offrir un bon cadre de vie, sont menacées de disparition, à cause de l’urbanisation non-contrôlée. Les quartiers de Pikine, Guinaw Rail, Médina Gounass, Yeumbeul, Malika, Thiaroye, le long de l’autoroute font partie des endroits où les zones humides sont agressées par l’avancée des habitats.

C’est ce qu’avance le représentant du ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels. C’était à l’occasion d’une conférence organisée conjointement par le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement et des structures de Www, de l’Union mondiale pour la nature (Uicn), Wetlands Sénégal et le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes).

Cette conférence, présidée par le vice-président de l’Assemblée nationale, M. Abdou Fall, entre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la zone humide, dont les manifestations ont eu lieu le 2 février dernier.

Le thème retenu pour cette journée par le Secrétariat de la Convention de Ramsar est « Notre santé dépend de celle des zones humides ». L’accent est donc mis cette année sur la relation forte qui existe entre les écosystèmes des zones humides sains et fonctionnels et la santé des populations.

Chaque année, indiquent les responsables des réseaux organisateurs de la conférence, trois millions de personnes sont victimes des maladies liées aux zones humides comme le paludisme, les maladies diarrhéiques, la bilharziose, le ver de Guinée. Dans cette perspective, les organisateurs se fixent comme objectifs de sensibiliser l’ensemble des acteurs et l’opinion publique sur la nécessité d’adopter des stratégies de gestion préservant des écosystèmes. Malgré l’ambition des réseaux de lutte pour la préservation de l’environnement, il faut reconnaître, explique Abdou Fall, que les zones humides font l’objet de multiples agressions. Il s’agit de la construction anarchique des habitats à Dakar particulièrement à la Zone de captage, à la Scat Urbam, à la cité Bellevue.

Abdou Fall a pesé toutes les conséquences de la disparition de ces zones sur le plan économique et sanitaire. « Si on n’y prend garde, notre pays risque d’hypothéquer durablement les bénéfices scientifiques, économiques que nous tirons de ces milieux ». Ces zones, explique Abdou Fall, sont pour les populations des sources de revenus parce qu’on y pratique l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, entre autres activités. Les zones humides, soutient Abdou Fall, jouent un rôle important dans le maintien de la qualité de l’eau, dans la prévention des risques naturels.

Ce sont aussi des lieux privilégiés d’accueil et de reproduction des oiseaux d’eau qui sont les éléments indispensables pour l’équilibre écologique des milieux aquatiques et des maillons essentiels dans la chaîne alimentaire, d’où l’importance pour chacun de s’impliquer dans la préservation des zones humides, qui sont en train de se dégrader.

Au XIXème siècle, l’intensification agricole et l’urbanisation, informe Mamadou Lamine Thiam, du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes), ont occasionné la disparition de 2/3 des zones humides. Et le Sénégal, malgré l’engagement des autorités pour la restauration et la réhabilitation de ces écosystèmes, la tendance de détérioration n’est pas renversée, faute d’une bonne politique nationale des zones humides.

Cette situation, selon le représentant des partenaires du réseau, Racine Kane, interpelle tous les partenaires et l’Etat du Sénégal à la sauvegarde des écosystèmes qui est, selon lui, source de vie.

Source: le Soleil

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Mercredi 6 Février 2008

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