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CONSEQUENCE DE L’EROSION COTIERE AU SENEGAL : Les risques de perte s’évaluent à 1.200 milliards de Fcfa



Le Pr Pape Goumba Lô a animé vendredi dernier une conférence sur l’érosion côtière au Sénégal. Il a décliné les menaces découlant de l’érosion côtière, qui pèsent sur le développement économique, culturel et social du pays.

« La gestion côtière souffre... ». Tel est le constat d’entrée de Pape Goumba Lô, professeur à l’Institut des sciences de la terre (Ist). Des phénomènes constatés dans les différentes plages de la presqu’île et dans les autres zones constituent des menaces réelles à l’érosion maritime et environnementale.

L’érosion côtière due à ces facteurs naturels et anthropiques est un obstacle au développement. « La zone côtière du Sénégal représente un élément strict dans la structure économique, culturelle et sociale », a déclaré le Pr Lô. A en croire ce dernier, l’érosion côtière est due surtout à l’extraction du sable marin, des sédiments, le ruissellement des eaux, les inondations et l’exploitation de Mbeubeuss.

Selon le professeur, la pollution de la zone maritime et côtière au Sénégal s’explique par la non-application et la faiblesse des textes en vigueur. 120 km de côte sont menacés sur les 1.200 km. On chiffre à 600 milliards de Fcfa la protection de la partie menacée.

« Si on ne protège pas nos côtes, on va perdre dans l’avenir plus de 1.200 milliards, d’après l’étude de l’Unesco », a précisé le Pr Lô. Selon ce dernier, c’est la menace de disparition des infrastructures comme le palais de Justice, les hôtels, le palais présidentiel de Poponguine, le village de Thiaroye, entre autres qui ont été évaluées à cette hauteur. Les zones les plus menacées sont la Presqu’île, Saint-Louis, la Petite Côte, la Casamance, les îles du Saloum.

Les Mamelles de Ouakam font partie des zones les plus vulnérables. « On ne sait à quel moment, le bloc de grotte va tomber », dit le Pr Lô.

La pression démographique sur les côtes

« 80% des populations veulent habiter sur les côtes. Les villes et les campagnes sont délaissées. Le véritable problème se situe à Dakar où les plus riches s’approprient des morceaux de terre, déplore Adama Diouf, l’un des participants à cette rencontre. Il y a également l’absence d’implication des citoyens. Donc, un manque d’un véritable force écologique.

« La remontée de la mer, c’est quelque chose qui nous menace. Il faut envisager d’aménager mais avec la manière », renchérit le Amadou Aly Dieng. La survie du littoral est une nécessité pour le développement économique et social d’un pays. Il faut des solutions d’intérêt national, à savoir une protection durable, une réhabilitation du domaine public maritime, l’augmentation de terres disponibles sur le littoral, entre autres.

Selon le conférencier, il faut également rétablir les plages, les techniques de protection, la conception et la réalisation d’ouvrages de défense. L’entretien et le suivi restent importants, d’après le Pr. Lô. « L’ouvrage doit aussi prendre en compte tous les facteurs naturels et humains pour solutionner le problème », précise-t-il. Pour cela, il faut l’implication suffisante des autorités compétentes, une stratégie cohérente et une harmonie des politiques sectorielles.

Source: Le Soleil

Lundi 25 Février 2008

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