Référence multimedia du sénégal
.
Google

CONFUSION DANS UNE TENTATIVE DE VOL DE MOUTONS : L’élève touché par balle a-t-il été pris pour un voleur ?

Article Lu 1553 fois


Qui a tiré sur le jeune élève Serigne Modou Ngom, à 2h du matin ? A-t-on pris cet élève de 16 ans pour l’un des voleurs qui avaient tenté de s’emparer des moutons du chef d’entreprise en matériels agricoles, Modou Thiam, à Ndiaganiao ? A entendre le blessé, c’est ce dernier qui l’a atteint d’un coup de feu parti d’une arme artisanale, l’atteignant au cou, aux épaules et à la tête. Ce qui lui a valu un séjour à l’hôpital de deux mois.

Depuis mai 2007, Modou Thiam est toujours en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction de Thiès. A la barre où il répondait des délits de port d’arme sans autorisation administrative, voies de fait et coups et blessures volontaires, il n’a jamais varié dans cette histoire de coup de feu qui a failli coûter la vie à un élève.

Le chef d’entreprise, spécialiste en matériels agricoles, a toujours réfute les faits qu’on lui reproche. Seulement, le jeune Serigne Modou Ngom n’y est pas allé par les quatre chemins pour dire que l’homme à la gâchette facile, qui lui a planté une balle au niveau de l’épaule, est bien Modou Thiam. « J’ai bien reconnu sa voix lorsqu’il a eu à me héler vers les coups de 2h du matin alors que je me rendais à mon domicile », se souvient Serigne Ngom qu’on aurait confondu au bonhomme qui tentait de voler des moutons au domicile des Thiam. Que faisait-il dehors à cette heure avancée de la nuit ? Le jeune élève déclare que la nuit des faits, il était allé rendre visite à ses copains boulangers. Selon lui, il a pris du thé avec ces derniers jusqu’à 2h du matin avant de pendre congé d’eux. Arrivé à quelques mètres du domicile de Modou Thiam, il affirme avoir vu ce dernier habillé d’un caftan bleu sortir de la maison.

« J’ai continué mon chemin jusqu’à l’intersection. C’est au moment où je prenais la route qui va directement chez moi que je vis un individu dans la pénombre. Il me héla et me somma de ne pas bouger. J’ai bien reconnu la voix de Modou Thiam », affirme Serigne Modou Ngom, qui persiste et signe que c’est ce dernier qui a tiré le coup de feu qui l’a grièvement blessé.

La nuit des faits, le prévenu soutient qu’il dormait dans sa chambre située en retrait des autres pièces de la maison. A l’en croire, c’est son épouse qui l’a réveillé pour lui dire qu’il y a des voleurs qui ont escaladé le mur pour s’emparer de ses moutons. Cela a été confirmé par sa mère et son épouse Mbène Wade qui ont déclaré que Modou Thiam serait sorti de sa chambre, torse nu. A la question de savoir si ce dernier avait franchi le portail de la maison, elles répondirent toutes les deux par la négative. Alors, qui a donc tiré sur le garçon ? D’autant plus que les deux témoins soutiennent que Modou Thiam ne détenait pas d’arme de fabrication artisanale, mais un gourdin et un coupe-coupe hérité de son père. Le prévenu, quant à lui, a dit n’avoir jamais entendu les cris d’alerte au voleur que ne cessait de répéter sa mère qui dit avoir vu les malfaiteurs. Seulement, tous les témoins semblent ne pas accorder leurs violons. Le fils aîné de Modou a indiqué que c’est lui avait fermé le portail de la maison après que les malfaiteurs eurent tenté de commettre leur forfait. Ensuite, c’est sa grand-mère qui déclare s’être livrée à cette tâche.

Comment peut-on confondre Serigne Modou Ngom à un voleur alors qu’il y a un lampadaire devant le domicile des Thiam ? Le jeune homme persiste et signe qu’il y avait bel et bien de la lumière. Et ajoute que c’est cela qui lui a permis de voir Modou Thiam. Cette déclaration a été corroborée par Khadim Thiam, le fils aîné du prévenu, comme quoi le lampadaire fonctionnait normalement.

En revanche, le prévenu affirme que le lampadaire était grillé depuis quelques jours, d’où l’impossibilité d’éclairer l’endroit indiqué.

Me Basse, assurant la défense du mineur, soutient que son client a été bel et bien atteint par une balle et qu’il a été attaqué aux alentours du domicile des Thiam. Pour l’avocat, les témoignages de la mère du prévenu et de son épouse sont matière à réflexion, puisque ne concordant pas. Il dit avoir la conviction profonde que Modou, contrairement à ses déclarations, est un spécialiste des armes de fabrication artisanale.

En fin de compte, il a réclamé 2 millions de francs pour le jeune Serigne Modou Ngom. De son côté, Me Cheikh Tidiane Mbodji de la défense estime que les délits reprochés à son client ne tiennent pas la route, faute de preuves tangibles.

D’autant plus que l’expertise balistique, la catégorie de l’arme, l’expertise médico-légale n’ont pas été faites pour pouvoir éclairer la religion du tribunal. Compte tenu de tous ces éléments qu’il a énumérés, Me Cheikh Tidiane Mbodji demande la relaxe pure et simple du mis en cause.

Pour ce qui concerne les coups et blessures volontaires, l’avocat affirme que son client n’est jamais sorti le jour des faits. Selon l’avocat, la partie civile doit être déboutée de sa constitution de partie civile, sa demande étant mal fondée.

Du côté du Parquet, on a rappelé que les recherches des gendarmes pour trouver l’arme en question ont été infructueuses. Par conséquent, le procureur juge contre-indiqué d’asseoir la culpabilité du prévenu sur de simples déclarations de la partie civile représentée par sa tante venue directement de Dakar avec un certificat médical versé dans le dossier du jeune Serigne Modou Ngom.

Bara, l’ami qui a été le premier à secourir le plaignant, dit l’avoir trouvé gémissant et criant sous sa fenêtre, répétant trois fois de suite « C’est Modou qui m’a grièvement blessé avec une arme ». Pour la répression, le Parquet s’en est remis au tribunal. Modou Thiam sera fixé sur son sort mardi prochain.

Source: Le Soleil

Article Lu 1553 fois

Vendredi 30 Novembre 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State