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[ CONFIDENCES ] «On ne vit pas quand on est prostituée»

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- FACE AUX ANGOISSES ET REMORDS, Elles se réfugient dans l’alcool

On aura pratiquement beaucoup dit sur elles. Mais les filles qui s'adonnent à la prostitution sont très rares à prendre la parole et à s'expliquer sur leur difficile existence. Walf Grand-Place est allé à la rencontre d'un groupe de jeunes prostituées qui louent un appartement en ville.



Ce sont de chaudes larmes qui sont versées tout au long de l'entretien avec ces jeunes femmes qui exercent 1e plus vieux métier du monde dans un appartement qu'elles ont pris en location en ville. Elles sont quatre à habiter dans cet appartement. D'une beauté divine, pour ainsi dire, ces jeunes femmes séduisent et fascinent par leur gentillesse. On ne peut manquer alors de leur demander pourquoi elles vendent un corps aussi beau. Si certaines d'entre elles évoquent un manque de moyens pour vivre décemment et aider leurs parents, les autres l'expliquent par le désir de satisfaire leur folie des grandeurs. L’une d'entre elles, appelons-la Anita, raconte: « quand je suis tombée enceinte de mon premier enfant, mes parents m'ont chassée de la maison et les autres membres de ma famille ne m'ont pas aidée.» la sa voisine de confier : «mes parents sont morts quand j'avais 12 ans et les autres membres de ma famille se sont lassés de m'aider.» Ainsi, ces deux jeunes femmes ont trouvé refuge dans la prostitution. Et, avec l'argent gagné, elles peuvent se loger, se nourrir et se vêtir.

Quant aux deux autres, elles se disent victimes de leur propre inconscience. Khadija confie : « je voulais m'habiller et avoir de l'argent pour aller en boîte avec mes amies, alors que nous n’étions pas riches. »

Mamy elle aussi, a fait la même erreur que Khady en voulant «vivre au-dessus de mes moyens».

Seulement, malgré l'argent gagné, le bonheur les fuit toujours. « On peut gagner 150.000 francs par nuit, car parfois si le client est satisfait, il te donne le double de ce qui est convenu», raconte l'une d'entre elles. Avant de poursuivre « mais tout cet argent ne nous sert à rien, car nos familles n'en veulent pas.» Parfois, semble regretter Mamy, «j'ai l'impression que l'argent me brûle les mains. »

Ces remords viennent s'ajouter à l’ennui et à la monotonie de la vie. En fait, à part s’habiller de manière élégante, ces prostituées n'aprouvent aucune autre joie dans la vie. En réalité, elles n’ont même pas de vie. L’amour et l’amitié, elles ne connaissent presque pas. Leurs seules amies restent elles-mêmes. D'ailleurs, elles n'ont même pas le temps de s'occuper de copains. «Mes nuits se sont transformées en jours et mes jours en nuits», pleure Anita. A l'en croire, elle et ses voisines dorment quasiment toute la journée et passent la nuit dans les boîtes et chambres d'hôtels si elles ne reçoivent pas les clients cher elles. «Maintenant quand je vais dans les boîtes de nuit, j'ai hâte de trouver un client e tde rentrer, cela ne m’amuse plus » martèle Khadija.

FACE AUX ANGOISSES ET REMORDS Elles se réfugient dans l’alcool

Entre la prostitution et l'alcool, il n'y a qu'un pas que nombre de jeunes filles franchissent sans hésiter. Mais elles expliquent, le plus souvent, que c'est parce qu'elles se sentent seules et incomprises. La bouteille devient alors la seule amie, la seule confidente. «J'ai comrnencé à boire quand ma meilleure amie m'a tourné le dos», confie Mamy que nous avons rencontrée avec ses trois «amies» dans leur appartement en ville.

Et le cas de cette dernière est loin d'être isolé. En effet, abandonnées par les parents, amis et proches, les prostituées se réfugient généralement dans l'alcool. «Quand tu es ivre tu ne sens rien, même pas la tristesse » avoue Khadija. Et pius qui s’occupe de ce qu'elles font à part leurs colocataires du même milieu ? Codou, elle a commencé à boire aprés le décés de sa mère. « J’ai appris la nouvelle par les médias, personne n'a pris le soin de m'appeler comme si je n'existais pas»; déplore-t elle.

CERTAINS SONT GENTILS, D'AUTRES SAUVAGES Dur, dur de supporter les humeurs des hommes

Le prix pour passer une heure de plaisir varie d'une prostituée à une autre. Mais pour ces quatre demoiselles qui reçoivent les clients chez elles et qui ont accepté de se confier à nous, une heure coûte 20.000 francs Cfa. Á les en croire, elles sont visitées par toutes sortes d'hommes. Jeunes ou vieux, mariés ou célibataires, commerçants, chauffeurs, ouvriers, cadres d'entreprises... Chacun y trouve son compte.

Seulement, avant d'encaisser l'argent, il faut supporter les humeurs des clients, leurs habitudes et satisfaire leurs moindres désirs. En effet, confie Anita, « les hommes sont trés différents, surtout quand il s'agit de faire l'amour, ils ont des exigences trés différentes.» Et Mamy, la voisine d'Anita, d'ajouter: «parfois, il y a en qui te demandent de faire n'importe quoi ou de te mettre n'importe comment.» La plus âgée et plus expérimentée des quatre demoiselles explique que «parfois, il arrive devoir des hommes très riches qui ne font que bavarder et après te payer le triple de ce qu'ils te doivent.» Avant de poursuivre : «Je suis une fois tombée sur un client ivre mort, il a dormi contre moi toute la nuit et n'a même pas payé.» «Certains sont gentils, ils bavardent jusqu'á ce que tu te sentes à l'aise pour passer à l'acte. Mais d'autres y vont directement et ne te remercient même pas», confesse Mamy. Selon elle, ce sont les taximen et les motocyclistes qui sont en général les plus doux. Quant aux automobilistes, «ils se prennent pour des rois, surtout les riches». «Et les plus sauvages sont les hommes mariés et les dealers», nous apprennent nos interlocutrices.

Selon ces jeunes dames, certains de leurs clients exigent le préservatif. Á les en croire, la plupart du temps, ce sont les mariés et les jeunes qui mettent le préservatif et c'est moins cher. Mais il y a un tarif pour ceux qui ne veulent pas de préservatif. En général, ce tarif est appliqué aux Vieux et aux non instruits, d'après nos interlocutrices.

Mais il ne faut surtout pas parler de plaisir à ces dames. Et pour cause ! La réponse est presque toujours la même : «Quel plaisir ? je ne sens rien.» Et Mamy d'aller plus loin : « J'ai l'habitude et puis il y a des garçons qui ne savent pas faire l'amour.» En effet, les jeunes garçons qui n'ont pas tellement d'expérience sont trés nombreux à aller cher les prostituées. De même que les hommes qui ne trouvent pas satisfaction cher leurs épouses. «Coucher avec un homme qui le répugne, comment penses-tu trouver le plaisir ?», s'interroge Anita. Et Khadija d'expliquer que quand une prostituée fait des gémissements au cours d'un rapport sexuel, c'est juste pour mettre en confiance son partenaire. Mais ce sont les riches qui méritent les gémissements. Histoire, d'aprés Khadija, « de les encourager car bon nombre des hommes mariés ne reviennent pas s'ils ne sentent pas supérieurs »

Ndèye Ngoné CISS

Source: Walf Gran Place

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Vendredi 10 Juillet 2009





1.Posté par king le 10/07/2009 09:33
Qu'Allah aie pitiè de nous tous!
wakh fègn!

2.Posté par papis ndao ouest foire le 10/07/2009 10:06
jE CONFIRME

Je crains que tout le Senegal ai ete pris dans le piège des opinions d’attitudes.

Des opinions d’attitudes, ce que nous en savons est qu’elles ne renforcent que des traditions préconçues émises la plus part du temps dans des préoccupations d’intérêts partisanes.

Lorsqu’elles sont réduites à leurs simples expressions, ces préconceptions campent toujours sur le « pour » ou le « contre » du sujet en considération.

Cela, fait toujours naître un débat stérile qui peut durer des années pendant lesquelles les deux parties qui s’ignorent mutuellement, n’arrivent jamais à faire valoir leurs raisonnements réciproques.

ce qu’il nous faut ici n’est pas de dialoguer ou pas ;d’enquete ou pas .resistance ou pas changement ou pas encore moins de punir ou de pardonner;les bonnes moeurs et grandes valeurs veritable socle ou pilier de notre societe d'antan ne sont plus que vains et vils mots de nos jours nous avons besoin alors d’une refonte totale de fond en comble d’une societe pourrie de pervers de corrompus de laches de criminels de politichien de pietres faux devots etc...

Le malheur ou le comble ; nous avons un immense vide de leadership pour definir la marche a suivre. Ni ce actuel pouvoir, ni cette "opposition" encore moins les religieux n’y sont de toute facon aptes.

3.Posté par Jules le 10/07/2009 10:55
très bon travail ngoné!

4.Posté par chacha le 10/07/2009 12:44
j'ai les larmes aux yeux en lisant cet extrait. je vous jure que kou léne diapalé gnou changé. elles sont pas si mauvaises que sa c juste qu'elles ont leurs raison mais si la société les regardent faire c foutu.

5.Posté par boulettte de porc le 10/07/2009 14:55
Certains sont gentils, ils bavardent jusqu'á ce que tu te sentes à l'aise pour passer à l'acte. Mais d'autres y vont directement et ne te remercient même pas», confesse Mamy. Selon elle, ce sont les taximen et les motocyclistes qui sont en général les plus doux. Quant aux automobilistes, «ils se prennent pour des rois, surtout les riches». «Et les plus sauvages sont les hommes mariés et les dealers», nous apprennent nos interlocutrices.


EUSKEYE YAL NA GNIOU YALLA BAL ET QQU IL NOUS GUIDE DS LA VOIE DE SIRAT AL MOUSTAKHIMI

SINON THIAF DIAN YEUME POUR TOUS

WASALAM

6.Posté par bibi le 10/07/2009 17:55
le probleme en ai que tout les prostitues ont des bonnes coeur de bonne foi elles partages tout leurs biens avec les pauvres donc dieu seul sait

7.Posté par wi le 10/07/2009 19:40
en tt cas ce que je peux dire la familles force la fille vendre son corps et je suis sur et certaine

8.Posté par samba le 10/07/2009 19:42
dieu non argent bou hallal tu donnes dieu mou faye la

9.Posté par NGUOR le 18/07/2009 14:11
ndéysanne yeureum na léne dé,
mais attend ndékété yo taximan yi ....................

10.Posté par NGUOR le 18/07/2009 14:12
BILLAY WALLAY

11.Posté par momo le 19/07/2009 03:02
serieuzmen j repugn c fille khaliss diaralouma diay sama bopp serieu YALLA so ko niané mou mey la gni dey mel ni guemou niou ko j n lé juje c ske j pense LE SAINT PROPHETE MOUHAMAD (PSL) a conu plu dir mé ilo sen é touleten remis au TOUT PUISSANT si c fille veule d larjen el non ka bossé sen liguey dafa yomb xaliss rek lagn beugeu franchemen g pa pitié
wa salam!

12.Posté par Army le 20/07/2009 17:11
Je condamne celles qui vendent leur corps pour s'acheter des habits et vivre au dessus de leur moyen, mais il y a des filles qui sont obligés de se prostituer car elles sont abandonnées à elle même.C'est quand même terrible!!!!il il y a un autre moyen pour survivre quand même!!!elles sont comdamnables.

13.Posté par dja le 21/07/2009 13:09
tout le monde ne choisi po son destin
sui dèsolè è pries pour

14.Posté par pispa le 24/07/2009 19:18
franchement j' ai pitie d eux.mais j pense k c pas la bonne solution.

15.Posté par nalis luanda le 25/07/2009 09:43
j pense que ces excuses ne tiennent pas debout.c juste le fait de laisser aller ses pulsions sans une prise de conscience.Sans la foi en Dieu il est difficile d agir en plein escient donc prions pour ces pauvres qui sont perdu dans ce bas monde a qui le besoin matellriel fait oublier que c est Dieu qui a creer cet univers et tout ce qu il comporte.ndeyssan yalla na len yalla sopi

16.Posté par sant serigne touba rék!!!! le 27/07/2009 12:01
yala nalène yalla diappalé té sopi sène khél ak sène dokhine.
barki serigne touba
vous avez fait du bon boulot ndéye ngoné ciss.beaucoup de gens ne comprennent pas les raisons qui poussent ces jeunes filles à se donner à la prostitution.mais avec votre article,les gens essaieront de les comprendre et les aider si possible.

17.Posté par weuze le 27/07/2009 21:47
cet article c.est du bidonnage ils n.ont fait que recopier des articles publies dans les journeaux occidentaux en changeant juste les noms des protagonistes
connaissant lapat du gain des senegalaises gagnant juqu.à 150.000frs par nuit
elles seraient à travailler industriellement.la prostitution est la chose la plus partagee au senegal qu.elle soit classique ou conjugale.quant au fait que des mecs paient juste pour bavarder et etancher leur mal-vivre.cest un comportement typiqueent occidental.ou des males englouesdans le carcan de la vie conjugale voit en la prostituee une forme de psychanaliste..arretez vos copie-colles ....bidonneurs va

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