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CONFIDENCES DE MALADO BÂ UNE DES 15 RAPATRIÉES D’ESPAGNE «On nous a amenées au camp Abdou Diassé pour nous demander de nous taire»

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Le rapatriement des 15 cueilleuses de fraises d’Espagne a suscité beaucoup de déclarations, de commentaires et même d’analyses. Mais pour être édifié sur l’histoire, nous avons saisi l’une d’elles. Pour qu’elle nous raconte tout. Mais rien que la vérité.



On travaillait de 7 h à 15h 30 sans pause

«Contrairement à ce qu’ont raconté les autorités sénégalaises, nous ne sommes pas toutes revenues pour cause de tests non-concluants. Il y en a qui étaient plus braves que les blanches retrouvées en Espagne. Le problème, c’est que les Espagnols ont pensé qu’on allait se sauver comme les autres filles. C’est pourquoi ils ont décidé de nous faire revenir. On travaillait de 7 heures du matin à 15 heures 30. Et sans pause. C’est dans des conditions très difficiles. D’ailleurs, une des autorités, qui nous a accueillies, a confié qu’il a dit à ceux qui sont chargés du programme, que l’endroit était hostile et qu’il ne fallait envoyer que des filles de la campagne».

On payait même le gaz

«Beaucoup de filles ont pris la fuite en Espagne. Du fait des conditions inhumaines de travail. Mieux, contrairement à ce que les autorités sénégalaises avaient dit, on payait le gaz et quand on tombait malade, on se soignait nous-mêmes. Quand certaines filles ont vu que la situation n’évoluait pas, elles ont préféré se sauver. Mais il y en a par contre d’autres qui ont été renvoyées des "campos". Sous prétexte qu’elles ne travaillaient pas. Donc, elles ont été laissées à elles-mêmes dans un milieu où elles ne connaissent personne».

Nos contrats étaient en Espagnol

«C’est au Sénégal que j’ai entendu parler de période d’essai. Il est vrai aussi que quand nous sommes parties à Saint-Louis pour signer les contrats, on s’est rendu compte que les contrats étaient écrits en espagnol et il n’y avait personne pour nous traduire. Et nous aussi, on a signé sans savoir. Mais c’est tout simplement parce qu’on avait confiance en nos autorités, qui étaient en charge du programme .

Je suis très heureuse de rentrer chez moi

«Quand on faisait la formation à l’école de police de Dakar, on ne nous avait pas dit que les choses allaient être si difficiles. Et dans les films, on montrait des personnes en train de cueillir des raisins, avec des paniers. Mais arrivées sur place, on nous donnait des brouettes avec 3 caisses. Et chaque jour, chacun devait remplir 40 caisses de fraises. Et on nous criait dessus lorsqu’on arrêtait de travailler.Vraiment je suis très contente de rentrer chez moi et de manger mon « cèb bù jên » (riz au poisson)».

Nous sommes passées par la porte arrière de l’aéroport

«Hier, c’est vers les coups de 21 heures que nous sommes arrivées à Dakar. Dans l’avion, il n’y avait que nous, les hôtesses de l’air et deux membres d’une Ong qui s’occupe de droits de l’Homme. Nous sommes arrivées en Espagne le 6 mars. Et quand on a voulu nous faire rentrer, d’autres filles ont fui. Et il y a une seizième fille qu’on a laissée sur place, parce qu’à la dernière minute, son chef de camp est venu la chercher. Alors qu’elle devait rentrer. Une fois à Dakar, on nous a fait sortir par la porte arrière de l’aéroport pour qu’on ne parle pas aux journalistes ou aux autres filles qui devaient partir».

On nous a menacées au camp Abdou Diassé

«Lorsque nous sommes arrivées à Dakar nous avons été acheminées au camp Abdou Diassé dans la nuit. Sur place, on a retrouvé un certain M. Touré et des Espagnols. Mais pendant tout le temps qu’on discutait, c’était en Wolof. Et les Espagnols ne comprenaient pas ce qu’on disait, excepté l’autorité sénégalaise. Qui nous a fait savoir qu’après une visite en Espagne, il avait averti les autorités sénégalaises de l’hostilité de l’endroit où l’on devait travailler. Après son discours, il nous a demandé de ne pas parler aux journalistes ou à la radio. Faute de quoi, on serait blâmées et qu’on ne retournerait plus en Espagne».

Il y avait dans l’avion deux femmes enceintes de 9 mois

«On a été surpris de constater que deux femmes enceintes de 9 mois sont rentrées avec nous dans l’avion. Et pour elles, il ne serait pas surprenant que leur patron dise qu’elles n’ont pas passé les tests. Mais une fois de plus, cela prouve que la partie sénégalaise n’a pas respecté sa partition. Raison pour laquelle les Espagnols ne pouvaient pas nous respecter. Quand il y a eu des problèmes, on a fait appel au consul et à l’ambassadeur, ils nous ont envoyé quelqu’un qui est venu tenir un discours vide. Depuis ce jour, personne n’est venu s’enquérir de notre situation. On était seules avec ces Espagnols à 800 km de Madrid, sans pouvoir communiquer avec eux, parce qu’on ne se comprenait pas. Quand on partait à l’aéroport ce sont des cars rapides qui nous y ont amenées. C’est vraiment dommage».

C’est à Dakar que j’ai appris que certaines ont payé leur place

«Je n’ai rien donné pour être sélectionnée. Je suis partie à Saint-Louis pour présenter ma candidature, et c’est là-bas que j’ai été sélectionnée. C’est à Dakar que j’ai appris que des filles ont payé un million de francs pour être sélectionnées. Ce n’est pas mon cas».

Source: L'observateur

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Samedi 29 Mars 2008





1.Posté par xibar le 29/03/2008 12:11
khalasse

2.Posté par kilombo le 29/03/2008 12:24
LE GOUVERNEMENT VEU NOUS RETOURNER DANS L'ESCLAVAGE SOYONS DIGNE DE NOUS CAS MÊME!!!! LES ESPAGNOLES VEULENT NOUS TRAITER COMME DES ESCLAVES POURKOI ON NA PAS PRIT DES HOMMES ALORS ILS ONT PRISENT LES PIROGUES POUR EMMIGRE IL FAUT RECRUCTER CES MÊME JEUNES KI VEULENT EMMIGRé ET LAISSé NOS FILLES A LA CUISINE

3.Posté par wewe le 29/03/2008 12:25
la honte quoi mais ceci devrait edifier tous les candidats au voyage

4.Posté par bip le 29/03/2008 12:44
rien à dire, vous avez voté pour eux en disant vouloir l'alternance! Maintenant que le jus de fraise est tiré il faut le boire jusqu'au bout! Courage!!!!!!!!!!!!!!!!

5.Posté par toufa le 29/03/2008 13:56
c ce que beaucoup d'africain vivent en europe,le racisme et la dicrimination
ce qui fait mal c'est que c'est toujours des africains qui contribuent à cela.
il ne respecte pas leur propre race et sont menés par leur complexe d'infériorité.

6.Posté par Diouf le 29/03/2008 14:18
Du neo-esclavage de connivence avec nos autorites gouvernementales. Bien sur encore l'argent. Des contrats qui etaient supposes etre negocies avec les autorites espagnoles se vendent au Senegal. Decidemment! J'aimerais savoir a combien l'heure se payait a ces filles. Surement a un salaire bien en-dessous de la norme europeenne. Que fait la RADDHO? Pourquoi ne decrie-e== elle pas cette situation qui n'est autre qu'une exploitation de nos jeunes?

Dignite, visite notre pays qui jadis etait votre compagnon dans toutes circonstances.

7.Posté par sama le 29/03/2008 14:27
VOUS AVEZ RAISON CHERES SOEURS DE REVENIR. TRAVAILLER C'EST BON MAIS IL FAUT DE BONNES CONDITIONS. VOUS N'ÊTES PAS FAITES POUR LES CHAMPS ET N'AYEZ PAS HONTE DE LE DIRE. ET MÊME CELLES QUI SE SONT SAUVÉES VONT VIVRE LES DURES RÉALITÉS DE L'EUROPE, IL NE FAUT POINT LES ENVIER. JE NE RENTRERAI PAS DANS LES DÉTAILS MAIS JE SUIS INFORMÉE DE CE QUI SE PASSE................
.zeyna514.blogspot.com

8.Posté par mounass le 29/03/2008 14:42
mais c'est de l'esclavage pur et simple. Qu'attendent nos autorités pour réagir. 40 caisses à remplir par jour et par personne, vous n'êtes pas des esclaves, un sénégalais ne doit pas accepter ce traitement et en plus on vous crie dessus, vous n'avez pas le droit de récupérer un peu. Ouvrons grand les yeux et regardons la réalité en face, avoir de l'argent c'est bon, vouloir aider ses parents aussi est très bien mais quand même dans les normes. Touki diarou ko. Mieux vaut rester dans votre pays et faire le même travail et vous serez sûrs de ne pas recevoir des cris à tremplin. Franchement gnibi si lenn dara diarou ko

9.Posté par mmnsan le 29/03/2008 16:36
une nouvelle form d'esclave en espagne j'espere que nos freres et soeurs seront aussi digne comme toi. s'iil te plais ma soeur dites la veritee en haute voix ne tais pas si non d'autres auront suffri et toi et les autres seront responsable PLEASE IL NE FAUT PAS LAISSER CES FAUX ONG NOUS UTILISE POUR LEUR PROPRE BIEN
"I sorry for my french if there are mistakes"

10.Posté par maty le 29/03/2008 22:04
esclavage déguisé!

11.Posté par musa le 30/03/2008 01:51
Ce n'est pas la soif qui va nous pousser a boir de l'eau des egouts .Malado ba tu es une digne petite fille de MABA DIAKHOU BA.Si tu ne te retrouves plus retournes chez toi c'est ca la sagesse.

12.Posté par laylow le 30/03/2008 05:36
Il y a bcp de sénégalais qui sont vraiment de très mauvaise foi, et c'est pr cela qu'on aura vraiment du mal à dèvelopper ce pays. Chacun ne regarde plus que ses intéréts personnels du moment en oubliant du jour au lendemain ses propres engagements. En effet, c'est maintenant et seulement maintenant que ces filles peuvent dire que les contrats étaient libellés en espagnole et qu'elles ne pouvaient pas savoir ce qui était inscrit dessus. Oui, maintenant qu'elles ont été rapatriées car ne supportant pas le travail qu'elles doivent effectuer sur place, travail que pourtant depuis des années accomplissent de jeunes philippines et marocaines ds les mèmes champs espagnoles et avec les mèmes contrats.
Le problème il est ailleurs et nous tous qui vivons en occident ns le savons très bien. Ces filles, pr la majorité en tt cas, sont parties en espagne avec ces contrats ds le seul but de se fondre par la suite ds la nature. Comment se fait il parmi tous celles qui sont parties, le gouvernement n'en rapatrie qu'une quinzaine et apparemment ce ne sont pas des places qui manquaient ds l'avion si on en croit au témoignage de Mlle Bà.
Moi je suis heureux d'une certaine manière que les choses se passent ainsi, car il va falloir une bonne fois pr toutes qu'on fasse comprendre à ts les sénégalais que l'occident n'est pas un eldorado et qu'il n y nulle part ici où on ramasse des sous. Le monde est très petit et les mèmes problèmes on les retrouve partout et il faut cravacher dur pr pouvoir s'en sortir et personne ne cède plus rien à personne.
Il est temps que vs sachiez que l'europe c'est une merde, ns qui sommes encore ici on ne fait que s'accrocher, comme d'ailleurs les nationaux qu'on a trouvé sur place.

13.Posté par Daccordaveclaylow le 30/03/2008 08:04
Man je t'assure ke tout ce ke t'as di c'est la verite. En tous cas les chiffres evokes montrent ke ces filles rappatriees sont certainement celles ki se sont pas montres tres apte a ce genre de boulot. La cueillette ce n'est jamais facile pour avoir fait du vendange en france je sais bien de koi il s'agit. Jetais etudiant et besoin de survis oblige je m'armais de courage et faisait tout ce k'on me demandait en sachant ke situation financiere oblige et ke lepp dineu messeu djeex. Je suis aux Etats Unis en ce moment et je viens de rentrer apres une journee chargee de 16h de travail dans des conditions pires ke le vendange. l still focus and still think that ''kou mugn muugn''. Notre probleme nous les senegalais c'est k'on aime la facilite. On veut rester a la maison nous la couler douce avec notre plat de thiebou djenn comme elle a dit et croire ke la reussite nous tombera du ciel du jour au lendemain. Il est temps de se dire ke NO PAIN, NO GAIN. eT ARRETEZ DE TRAITER LES GENS DE RACISTES OU D'EVOKER LE NEOESCLAAGISTE car l'esclavage ne consiste pas a donner des contrats de travail a des personnes consentantes et de les payer. aussi dur ke le travail accompli peut etre. Je connais bien la reaction de ces employeurs la car ils payent pour ke le travail soit bien accompli donc sont obliges de veiller a cela .......... WASSALAM

14.Posté par TOLERANCE le 30/03/2008 19:31
BRAVO laylow et Daccordaveclaylow.tout le monde travaille dur pour gagner son pain sauf ceux qui gagnent de l'argent sale.donc ces filles sont paresseuses et les espagnols ont tout à fait raison de réagir ainsi sachant que les autres se seront sauvées aussi puisque leur seul but était de gagner l'europe et se fondre dans la nature.

15.Posté par B. Mandica le 30/03/2008 22:58
As a Senegal living in Europe for almost 15 years, I do sympathise with these youngs almost innocent of these internation labour market. However, my concern is with the minister for youth employment in Senegal. As a minister who appear to be responsible for these contracts, how much has he put in it as to make sure the companies or farmers these human resources are going to emploied by were on the good understanding both on the processing of documents interm of selection of candidents and communication after the selection process? Because no company however small or big it is can afford its investment in recruting staff from another country so to see returned back where they come from in the basis of unsutability. That of course if there were any investment on the recruitment process.

16.Posté par jeeri ba le 31/03/2008 16:25
c bizar 15 sur 300 vraiment bizar M LLE ba retourne chez toi car nous manquons de vendeuse de lait caille comme les espangols disent ke la ceuillette des fraises n est pas fait pour les peulh et je suis peulh moi meme du courage seniorita

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