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CONDAMNE A DEUX ANS DE PRISON : Le cheminot viole la cousine de sa 3e épouse

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Quelle mouche a bien pu piquer le cheminot S.D. pour qu’il viole la cousine de sa troisième épouse ? Alors que sa femme venait d’enfanter difficilement, le mari n’a rien trouvé d’autre que d’abuser de N.F.C. qui s’occupait des tâches ménagères. Ces moments de plaisir volé lui valent aujourd’hui deux ans de prison.

Venue fraîchement de son Koutouba natal, dans la région de Diourbel, N.F.C. a été confiée à sa cousine institutrice A.Mb., troisième épouse du cheminot S.D., âgé de 52 ans et père de 13 enfants. La fille s’occupait des tâches ménagères, puisque sa cousine venait de mettre au monde un enfant. Et pour récupérer de cet accouchement difficile, elle dut s’établir aux Parcelles assainies, laissant son mari seul dans son appartement de la cité ouvrière. D’ailleurs, c’est pour cette raison que le cheminot a téléphoné à son épouse pour lui demander de faire venir N.F.C à la Cité Ballabey, juste le temps de s’occuper de l’entretien de la maison. A.Mb., ne voyant aucun inconvénient à la demande, donna son assentiment. Un jour, alors que la domestique avait fini le ménage vers 17 heures, S.D. le rejoignit dans la chambre où elle était assise sur un matelas. Et bonjour les avances que la fille repoussa. Alors S.D. se jeta sur elle, la maîtrisa et commit l’acte répréhensible. Pendant 15 jours, N .C. F. observa le mutisme le plus total sur le viol.

Ce n’est que quelques jours après qu’elle commença à présenter des signes de lassitude, des céphalées intenses et douleurs généralisées sur la quasi-totalité du corps, inquiétant du coup ses parents. Pressée de questions par sa propre maman venue du village, N.F.C. finit par dire toute la vérité. Mise au parfum du viol, sa cousine A.Mb. s’entretînt pendant plus d’une heure avec son mari qui nie les faits. « Je lui ai même adressé des propos acerbes et virulents. Mais, il m’a juré qu’il n’a jamais eu de rapports avec N.F.C. », précise l’enseignante. Quelques jours après, le bonhomme fit des aveux à la police et demanda d’arranger le problème à l’amiable. Une enquête rondement menée permit de déduire à un viol. Il fallait pour cela un certificat médical à joindre au procès-verbal de la police. Un médecin confirma le viol dans un certificat médical sur lequel il indique une cicatrisation récente au niveau du périnée supérieur, une atteinte de l’hymen qui s’était refermé au moment de la consultation. Cependant, il n’y avait pas de traces de sang, note le patricien de l’art. C’était largement suffisant comme preuve pour déférer le mis en cause au parquet où un mandat d’arrêt lui fut décerné.

Au tribunal, comme c’est toujours de bonne guerre, le prévenu a tout nié en bloc. Il reconnaît tout de même qu’il flirtait avec sa domestique depuis six mois environ. « A chaque fois que mon épouse dormait, je me déplaçais de mon lit sans faire du bruit, je marchais à pas feutrés jusque dans la chambre de N.F.C. pour y passer des moments avec elle », poursuit S.D. qui déclare avoir plusieurs fois jeté de la poudre aux yeux de sa troisième femme. Laquelle n’avait rien compris. Cette dernière, appelée à la barre pour donner des explications sur cette affaire, a tenté de blanchir son époux en exhibant un drap de lit. Selon A.Mb., Il y avait incontestablement des traces de sperme et pas de sang. La plaignante ne tarda pas à réagir pour dire que ce n’est pas le même drap qui avait recouvert ce jour là le matelas. L’institutrice déclare n’avoir jamais eu des soupçons à l’égard de son mari, sauf qu’un jour, elle a entendu sa cousine lui adresser des propos pas du tout révérencieux. « J’ai même eu à lui faire la remarque en lui demandant d’avoir plus de respect envers le maître des céans », dit-elle. De manière impudique, le prévenu a indiqué n’avoir jamais pénétré la fille, mais tout simplement fricoté avec cette dernière jusqu’à ce qu’elle atteigne l’orgasme. Mais N.F.C soutient le contraire : « j’ai crié pendant un bon moment, mais rien n’y fit », dira-t-elle. Pourquoi, avoir gardé ce long silence ? N.F.C., à l’en croire, craignait de voir le foyer de sa cousine se briser à cause de ce scandale.

Pour le procureur Khadim Ndiaye, il y a eu bel et bien une conjonction sexuelle sous la contrainte si l’on tient compte des déclarations du clinicien et de l’enquête menée par le commissaire Bodian, sanctionnée par un procès verbal signé par le mis en cause. Concernant le pardon des parents sur lequel S.D. s’est longuement appesanti, le ministère public déclare que ni son père adoptif, ni la cousine de la plaignante n’étaient habilités à le faire à la place de la victime. Par conséquent, le Parquet a requis une peine de trois ans ferme de prison. Pour Me Sonko qui assurait la défense de N.F.C., il n’y a pas de doute, S.D. est responsable des faits qui lui sont reprochés. Selon lui, le seul fait d’avoir tout reconnu, lors de l’enquête préliminaire, constitue déjà un aveu de taille. Il a réclamé la somme de 5 millions de francs à titre de dommages et intérêts.

A partir de ce moment, les choses devenaient plus compliquées pour les conseils du prévenu, en l’occurrence Me Magloire Ayi et Me Alioune Sène. Tous les deux ont émis des doutes sur le certificat médical et demandé de l’écarter des débats. Et d’ajouter que le procès verbal, à lui seul, ne peut suffire pour asseoir la culpabilité de leur client. Seulement, les nombreuses charges qui pèsent sur le mis en cause leur ont donné du fil à retordre. Malgré tout, ils ont indiqué que l’aveu n’a jamais été la reine des preuves. Ils ont demandé la relaxe de S.D. au bénéfice du doute. Le tribunal, convaincu de la culpabilité du prévenu, a condamné S.D. à deux ans ferme de prison pour le délit de viol et a alloué à la partie civile la somme de 500.000 francs à titre de réparation.


ABDOURAHMANE SARR GONZALES
Source: Le Soleil

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Jeudi 20 Septembre 2007

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