Référence multimedia du sénégal
.
Google

CONDAMNE A 10 ANS DE TRAVAUX FORCES: Il avait voulu brûler vif une handicapée enceinte

Article Lu 11230 fois

Diéne Séne qui a voulu brûler vif Fatoumata Binetou Sow, handicapée physique, a écopé d’une peine de 10 ans de travaux forcés. La Cour d’Assises de Dakar l’a déclaré coupable de tentative d’assassinat. Le coupable devra en outre payer à la partie civile la somme de 5 millions en guise de dommages et intérêts. Le parquet général avait demandé une condamnation de 20 ans de travaux forcés.



La Cour d’Assises a eu la main moins lourde que le parquet général qui voulait une application riguoureuse de la loi en sollicitant une peine de 20 ans de travaux forcés. Ainsi Diéne Séne a écope de 10 ans de travaux forcés et devra allouer à la partie civile la somme de 5 millions à titre de dommages et intérêts.

Ivre mort lors des faits, Diène Sène n’a rien trouvé de mieux à faire que d’asperger une handicapée physique d’essence avant de mettre le feu sur elle. Fatoumata Binetou Sow n’a dû son salut qu’à la rapidité des secours. Le rapport de l’unité de soins intensifs chirurgicaux de l’Hôpital Principal de Dakar faisait état d’une brûlure au 1er et 2e degré et de 20 % de surface cutanée.

Les faits ont eu lieu le 21 mai 2004 à la gare routière dite «Pompier». Ce jour, une altercation est survenue entre Fatoumata Binetou Sow et Diène Sène. Ce dernier, après une commission que lui avait refusée la fille de la victime, est entré dans une colère noire en l’injuriant. Le grand frère de la victime, Alpha Omar Sow, est intervenu en sommant Diène Sène d’arrêter les insanités proférées à l’encontre de sa sœur. C’est ainsi que l’accusé a commencé à insulter tous les membres de la famille de la victime. Après des échanges de propos aigres-doux, Diène est allé prendre un bidon de carburant. Il déverse le contenu sur la victime, une handicapée physique, avant de lui jeter un brin d’allumette. Une version niée par l’accusé. Il a expliqué qu’il a versé l’essence dans un feu allumé près du lieu de l’altercation et Fatoumata Binetou Sow qui sortait de sa chambre a été malencontreusement touchée par les flammes.

Se déplaçant sur une chaise roulante et maniant difficilement la langue de Kocc Barma, Fatoumatou Binetou Sow s’est présentée devant la Cour d’Assises pour expliquer sa mésaventure. Comme elle l’a fait à l’enquête préliminaire de police et devant le juge d’instruction, la victime est revenue sur les faits expliquant que Diène l’a aspergée d’essence avant de lui jeter un brin d’allumette. «J’ai été sauvée par mon frère, mon mari, ma sœur et un voisin», a-t-elle déclaré.

Les témoins oculaires de l’incident (le frère de la victime, Alpha Omar Sow, sa sœur, Seynabou Sow, et son mari, Ismaïla Kamano) ont confirmé les propos de la victime. Le mari de la victime, handicapé lui aussi, a annoncé que son épouse était enceinte de deux mois au moment de l’incident.

Toutefois, Moussa Sy, un témoin à décharge, a servi une version qui a été contestée par l’accusé qu’il était venu aider. Selon ce témoin, l’accusé lui avait dit que la communauté Peulh l’avait pris à partie. Pour se tirer d’affaire, il avait pris un bidon d’essence qui était à sa portée pour le lancer sur le feu qui était déjà allumé. Malheureusement, c’est à ce moment précis que Fatoumata Binetou Sow sortait de sa chambre. Elle a ainsi été atteinte par les flammes. «Je suis le premier à la secourir. Je n’ai pas fui comme le prétend la partie civile», dit-il.

Me El Hadji Basse, qui a assuré la défense de la partie civile, est revenu sur les faits, précisant que la tentative d’assassinat est constante, vu que Diène Sène a nourri le dessein d’attenter à la vie de Fatoumata Binetou Sow. Il a réclamé 5 millions pour toutes causes de préjudices confondus. L’avocat général, Cheikh Tidiane Ndour, dans son réquisitoire, a écarté la thèse de l’accident que veut faire croire l’accusé. Il a affirmé que l’intention de Diène Sène avait été de brûler l’un des membres de cette famille. Pour dire que la tentative d’assassinat est bien constante. Il a demandé une application rigoureuse de la loi, vu qu’il s’agit d’une femme handicapée. Il a requis, en conséquence, 20 ans de travaux forcés.

Les conseils de la défense, Mes Ndiaga Dabo et Samba Ameti, ont écarté toute préméditation. Ils ont plaidé la disqualification des faits en coups et blessures volontaires.

MAKHALY NDIACK NDOYE
Source L'Observateur

Article Lu 11230 fois

Jeudi 26 Novembre 2009





1.Posté par lom le 26/11/2009 23:32
10ans c peu vraiment on n doit pas les laisser libre c malade. moi j crois que la cour devez requière au min 30 ou même la peine capitale.

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State