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COMMERCIALISATION DU CIMENT: Le prix suspendu au baril de pétrole

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Ceux qui s’attendaient à une baisse du prix du ciment risquent d’être déçus. Le coût de ce produit serait assujetti au prix du baril du pétrole qui ne cesse d’emprunter la tendance haussière. Les consommateurs seront ainsi livrés à la spéculation que la Sococim Industries, filiale du groupe Vicat au Sénégal, va tenter de calmer à travers son programme d’investissement de 100 milliards de FCfa qu’elle compte réaliser sur la période 2007-2009.



Le prix de la tonne de ciment (sortie usine) qui est actuellement à 53.450 FCfa hors taxe et 63.360 FCfa TTC n’est pas sur le point de subir une baisse. Le directeur général de la Sococim Industries, Marc Leising, a été clair sur la question. Face à la presse, ce lundi 10 décembre, le directeur général de la filiale du groupe Vicat au Sénégal affirme que : « la baisse du prix du ciment ne me parait pas envisageable dans l’immédiat ». Marc Leising impute cette situation à la hausse constatée sur le prix du baril et des carburants. A son avis, le ciment est directement assujetti pour la moitié de son prix au baril du pétrole qui subit des hausses. « Quand on fabrique un produit manufacturé dont le coût rapporté à l’énergie est supérieur à 50 %, c’est clair que tant que l’énergie augmentera, le prix du ciment augmentera ».

Le marché du ciment est actuellement miné par une tension dont l’origine est, selon M. Leising, « liée à une déficience épisodique ». L’approvisionnement du marché est assurée par deux cimenteries dont la Sococim qui a une production actuelle de 2.200.000 tonnes de ciments et les ciments du Sahel qui ont une capacité de 650.000 tonnes. Face à la forte spéculation, le directeur général de Sococim pense qu’il est « inacceptable » pour un cimentier qui maintient ses prix à un niveau constant toute l’année de voir derrière une spéculation qui profite à un certain nombre de personnes.

La filiale du groupe Vicat au Sénégal ambitionne ainsi de porter sa production à 3 millions de tonnes dès 2009. Un objectif qui entre dans le cadre d’un nouveau programme d’investissement 2007-2009 pour lequel sont engagés 100 milliards de FCfa. Dans le cadre du financement de ce programme, la cimenterie a fait appel au groupe Vicat et le secteur bancaire sénégalais mais également à la Société financière internationale (Sfi) du groupe de la banque mondiale qui est intervenu par le biais d’un prêt et d’un appel au marché local pour un montant couvrant 20% de l’investissement.

A travers ce programme, la société prévoit de doter son usine d’un outil industriel moderne et compétitif. A en croire, Marc Leising, ce projet va permettre à la Sococim « de saturer complètement le marché local et d’accompagner la croissance du Sénégal que l’on espère voir se poursuivre comme actuellement ». Et d’ajouter que cette nouvelle ligne directrice a un objectif prioritaire de sécuriser la demande pour éviter les pénuries notées dans le passé. « Le projet en cours va permettre à l’horizon de juin 2008, juste avant l’hivernage, de saturer complètement le marché, d’éviter la spéculation qu’on a pu constater cette année ». Ce programme prévoit également de se pencher sur une vieille revendication des populations de Rufisque et Bargny qu’est la protection de l’environnement avec les nombreuses émissions de poussière et de limiter sensiblement la consommation d’énergie et donc des émissions de CO2.

Dans l’objectif de substituer les combustibles traditionnels par des combustibles à base de biomasse, un projet pilote de plantation de jatrophas (tabanani) est initié « pour démontrer la capacité locale de développer une culture industrielle de bio combustibles ». Selon le directeur de l’exploitation de Sococim, Moctar Diaw, cette expérimentation à grande échelle est la première au Sénégal. A en croire, Moctar Diaw, le projet qui est en expérimentation est menée sur 150 ha de réserves foncières de Sococim et a engendré le recrutement de 50 hommes et femmes recrutés localement. Le Directeur général de la boite, pour sa part, pense que « le fait de s’orienter vers des combustibles de substitution outres que les combustibles de base notamment le tabanani, les produits à base de biomasse ou les déchets, peut permettre à l’usine de juguler les hausses, de les ralentir en utilisant des produits combustibles locaux ». Avant d’ajouter que c’est une orientation que s’est fixé l’usine pour les années à venir.

Dans cette dynamique d’émancipation, à côté de Sococim, les Ciments du Sahel va procéder, le vendredi 14 décembre 2007, à la signature d’un protocole de financement de 10 milliards avec une banque de la place, en coopération avec la Banque ouest africaine de développement (Boad).

Source: Sud Quotidien

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Mardi 11 Décembre 2007

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