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COMMENT LA DROGUE A DÉTRUIT SA VIE ? Un ex-pensionnaire de l’hôpital psychiatrique de Thiaroye témoigne

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C’est une passion où l’on perd à tous les coups. Depuis plusieurs années, A. Bâ -initiales d’emprunt- n’a connu que la drogue. Une existence difficile pour sa famille au point que ses parents ont finalement décidé de l’interner à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye. Témoignage.



Dans la cour de l’école «Les Niayes», sise à Fass Mbao, tous les regards son braqués, en cette matinée du mardi 28 avril 2009, sur un frêle individu qui, d’un pas hésitant, s’avance vers le micro pour parler de son expérience à l’occasion du lancement officiel du projet «Assistance aux jeunes drogués de la banlieue». Le regard craintif est mal dissimulé derrière les lunettes. Ses dents sont jaunies par les joints sur lesquels il n’a cessé de tirer jusqu’à son entrée à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye. Ses mains tremblantes s’approchent, puis happent brusquement le micro. A. Bâ a vu le jour, il y a quarante ans. «C’était en juin 1969», précise-t-il. Après ses études primaires qu’il termina en 1975, l’entrée en sixième et le Cepe en poche, il atterrit l’année suivante au Lycée Delafosse. C’est dans la cour de ce lycée qu’il va vivre sa première expérience avec la drogue. «Nous étions en classe de seconde et un jour, à la descente, un camarade, venu d’un quartier malfamé de Dakar, m’a emmené avec d’autres élèves chez lui où nous avons fumé du chanvre.» Une première expérience difficile qu’il va, néanmoins, répéter quelques jours plus tard avant que l’accoutumance ne s’installe définitivement. «À l’époque, mon père avait mis à ma disposition un paquet de tickets pour voyager à bord des bus. Pour trouver de l’argent afin de m’acheter de la drogue, je faisais du resquillage. J’ai été, plus d’une fois, arrêté par les contrôleurs des bus et conduit à la police. Mais, cela n’allait pas plus loin, car mon père payait toujours l’amende pour me sortir de là.» À ce stade de son récit, A. Bâ devient soudain muet. Les yeux fermés, les souvenirs défilent dans sa tête, puis il lance un long soupir avant de s’adresser à nouveau à l’assistance. «Vous savez, j’étais un brillant élève, mais j’ai dû interrompre mes études du fait de la drogue, car je ne pouvais plus m’en passer. Puis, je suis allé au chômage et là, c’est devenu plus difficile. J’ai, d’abord, commencé à soutirer des objets dans notre maison pour, ensuite, les revendre… Un jour, j’ai eu l’impression que le monde s’écroule à mes pieds. Je suis subitement tombé malade. Je n’avais pas perçu les premiers signes de ma maladie. Cependant, dans notre domicile, cela n’a surpris personne.» Commence alors la descente aux enfers pour A. Bâ. Mis en quarantaine dans sa propre famille, le bonhomme, malgré son rang d’aîné, n’est plus associé aux grandes décisions. «J’étais victime d’exclusion dans ma propre famille et, en réaction, j’ai dû recourir à la violence. Les rapports avec mes parents, mes frères et mes sœurs étaient devenus heurtés. J’ai très souvent fait l’objet de plaintes auprès des notables de mon quartier. Des plaintes répétées au point que mes parents ont finalement décidé de m’interner à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye.» Choisi parmi dix toxicomanes pour participer à un Workshop grâce au partenariat entre le projet Sopi Jikko et l’Ong finlandaise «Omaiset Huumetyön Tukena», A. Bâ tente de reprendre sa place dans la société. Difficilement. «Je suis toujours victime de stigmatisation, car personne dans mon entourage ne veut oublier. Tous pensent que je suis toujours un accroc. J’ai déjà tourné le dos à la drogue et j’ai besoin qu’on m’aide en me regardant autrement.»

Alassane Hanne
Souce L'Observateur

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Samedi 16 Mai 2009





1.Posté par diambar le 16/05/2009 10:55
emfin que le BON DIEU T'ENTENDE c'est un effort pour oublier le mal

2.Posté par meme chose le 16/05/2009 12:38
dafa ame yo khamné diaroul essayer ,ume fois gua essayer ko bayiko dou yombeu daguay tog né dotouma ko def mais no def commencer di dioye sa khol khamné li bakhoul mais bayi bi dou yombeu.drogue nonou la mel.
goor bou ama goul diabar tamite boul ame rapport ak djiguene so ko commencer dina mety torop pour gua bayiko digua khamni li bakhoul mais do ko meuneu bayi .
djiguene bou ama goul dieukeur tamite boul def rapport soko défé bayiko dou yombeu digua ko regretté khamné yagui yakeu sa bopeu mais dou yombeu gua bayi ko.bagne ko essayer mo geune.metina mais mo geune.
soulako nite di wakh nak dagua fog né moussoul wala dafa tardé.

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