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COMMANDANT ABDOULAYE NDIAYE « Ma lettre à Me Wade retrouvée dans un kiosque de Pmu »

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En apportant des éclairages sur les injustices auxquelles il a été victime sous le régime socia­liste, en vue d'être rétabli dans ses droits, l'ancien commandant de gendarmerie Abdoulaye Alphonse Ndiaye a retrouvé sa «lettre recommandée et adressée au président de la République maître Abdoulaye Wade», dans un kiosque de Pmu à Dakar. «Alors que j'ai déjà été humilié par Senghor, voilà que Wade vient de m'atteindre dans ma dignité et mon honneur. Ainsi, je m'en remets à la justice divine», s'émeut le patriarche de 80 ans.



COMMANDANT ABDOULAYE NDIAYE « Ma lettre à Me Wade retrouvée dans un kiosque de Pmu »
Le commandant de gendarme­rie Abdoulaye Alphonse Ndiaye a le cœur triste à en mourir. Il est déses­péré et il est venu lui-même à Walf Grand-Place confier sa peine. Il se bat pour sa réhabilitation et son honneur, écrit au président de la République une lettre qui lui tient à cœur, attend toujours une réponse et voilà que sa lettre se retrouve dans un.., kiosque de Pmu. Un dés­honneur de plus s'indigne cet ancien officier supérieur qui a subi toutes les avanies à cause de soup­çons de conspiration contre le pré­sident Senghor et surtout ses liens de parenté avec une figure de proue des Événements du 17 décembre 1962 du nom du fameux «coup d'Etat de Mamadou Dia contre Senghon ». Et Valdiodio Ndiaye, alors ministre de l'Intérieur, était du côté des accusés qui seront eux aussi jugés et condamnés. Et c'est parce que son nom a été entaché que le gendarme veut être réhabilité. Aussi écrira-t-il au chef de l'Etat et aura des résultats stupéfiants.

«Je ne comprends pas comment une lettre recommandée et adressée au président de la République peut se retrouver dans un kiosque de Pari mutuel urbain (Pmu). Ceci sans conteste, bafoue mon honneur et ma dignité», s'indigne l'ancien gen­darme Abdoulaye Alphonse Ndiaye, 80 ans. Si l'on en croit le sieur Ndiaye, ladite lettre a été déposée à la présidence de la République.

Le drame du commandant Ndiaye est lié à l'attentat manqué de Moustapha Lô contre le prési­dent Senghor, le jour de la Tabaski, en mars 1967, à la grande mosquée de Dakar. Arrêté, jugé et condamné le 28 mars 1967, Lô sera exécuté. En ce moment, Abdoulaye Alphonse Ndiaye était le commandant du centre d'instruction des armées à Dakar-Bango.

Malgré la distance qui le sépa­rait du lieu de l'attentat manqué, le commandant Ndiaye est arrêté et condamné à 6 ans de prison et à 100.000 F d'amende pour non­ dénonciation de complot.

Mais la réalité est que, selon le commandant Ndiaye, (J'ai été mêlé à ce complot à cause de mes liens de parenté avec feu Valdiodio Ndiaye qui purgeait à l'époque une de 20 ans d'emprisonnement à Kédougou dans une autre affaire, celle des Évé­nements du 17 décembre 1962.»

Quant au commandant Abdoulaye Alphonse Ndiaye, il est enlevé en janvier 1963 par le prési­dent Senghor du commandement de la légion de gendarmerie mobile de la Médina. Il sera affecté au bataillon d'infanterie de Tamba comme adjoint au chef de bataillon Abdou Karim Sy. «Senghor ne me faisait plus confiance», martèle-t-il.

Et, lorsque le président Senghor entama une démarche de réconci­liation avec le Mali, il trouva Abdoulaye Alphonse Ndiaye à Tamba venu le recevoir sur le tar­mac de l'aéroport. Une fois les honneurs militaires rendus, le gen­darme retourne à la caserne, mais à sa grande surprise, il y trouve un télégramme le mutant à la compa­gnie de Podor avec une sommation de quitter Tamba avant le retour du président Senghor, prévu le lende­main.

Par ailleurs, c'est à Podor qu'il a été désigné pour effectuer un stage au régiment des sapeurs-pompiers de Paris. Dès son retour de France, il fut nommé, d'avril 1966 à février 1967, commandant de corps à Dakar avant d'être réaffecté à Saint­ Louis comme commandant du Centre d'instruction de Dakar Bango.

Gracié en 1973, Abdoulaye Alphonse Ndiaye adressera une demande de réhabilitation et de réintégration dans l'armée auprès du président Senghor, puis du pré­sident Abdou Diouf. Aucune de ses requêtes n'a obtenu une suite favo­rable.

Néanmoins, avec l'avènement de l'alternance en mars 2000, l'an­cien soldat réintroduit plusieurs demandes auprès du président de la République, maître Abdoulaye Wade. Mais, cette fois-ci grande fut sa surprise, lorsque le patriarche trouva une de ses correspondances dans un.., kiosque de Pmu à Dakar. «Je ne pouvais pas imaginer qu'une institution comme la présidence de la République est capable de violer les règles les plus élémentaires de l'administration au Sénégal», s'émeut-t-il, visiblement sidéré.

Aujourd'hui, le commandant Abdoulaye Alphonse Ndiaye prend son mal en patience dans son vil­lage à Mbadakhoune (région de Fatick). «Je suis retourné au village pour cultiver la terre. Humilié par Senghor, Wade vient de souiller ma dignité et mon honneur. Ainsi, je m'en remets à la justice divine», se console l'ancien militaire.

Maké Dangnokho

Source: Walf Gran Place

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Samedi 19 Janvier 2008





1.Posté par Buur Basen le 19/01/2008 07:53
Wade qui est cense rehabilite le peuple senegalais depuis Mars 2000 s.en fait qu a sa tete! Ne chercchez pas la graine dans de l.oignon,vous n.y trouverez rien!Wade est l.accident de parcourt du peuple senegalais!Nous avions ecoute 26 ans durant son slogan "SOPI" mais au finish le constat est amere:mensonge,corruption,nepotisme!Attendre quelque chose d.un tel personage revient a esperer que les poules auront un jour des dents!wade n.a mobilise que les tares de la societe senegalaise au detriment de nos vertus!Il faut etre de la race des mouches pour le suivre!Wade est tout simplement deseperant!

2.Posté par toure abdou le 19/01/2008 08:51
mieux vaut pour toi cultiver la terre et rester a mbadakhoune et ne plus en parlerc'est miex pour toi.

3.Posté par Reew le 19/01/2008 10:02
Un homme digne comme vous ne doit pas courir derrière un indigne de la race de Abdoulaye Wade. Vous avez fait vos preuves quand il le fallait avec un sens du devoir: Chapeau Monsieur. L'argent n'achète pas tout. Votre démarche vaut toutes les preuves.... J'espère que vous touchez au moins votre retraite.... Bon courage cher Grand Père, vos petits fils du Sénégal vous remercient.

4.Posté par pat le 19/01/2008 13:24
c'est humiliant et vraiment désolant, mais au juste pourquoi tout ces affectations? au nom de quoi Senghor s'est permis de ne point avoir confiance à un officier de l'armée? arrétons d'humilier les Hommes.

5.Posté par malick le 19/01/2008 22:05
Le moyen le plus rapide d'être réhabiliter est de militer à la génération du concret.
Mais comme ce commandant ndiaye est un homme d'honneur il risque moisir dans l'indifférence de wade.
Commandant, publier une lettre ouverte à wade et le peuple qui le lira vous réhabilitera.

6.Posté par Mouhamadou Sy Treviso le 20/01/2008 18:12
Mon commandant du courage car tout l peuple senegalais a ete floue par ce vieux senile qui est la pire des tuiles qui pouvait tomber sur le senegal

7.Posté par bijou le 21/01/2008 09:41
Bonjour à tous !
je viens de tomber sur cet article .... suis surprise, désolée ... voire même déçue parce que pour une lettre recommandée quand même !!!
J'ai déjà envoyé deux lettres recommandées (je dis bien lettres recommandées) à sa fille Sindjély WADE que j'admire, j'adore tellement !!! Mais puisque je n'ai pas eu de réponse de sa part .... j'espère que mes correspondances ne finiront pas comme celui du Commandant NDIAYE. Suis plus tranquille moi !

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