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CINEMAS AWA, AL KARIM, VOX Pikine, havre de cinéphiles

La banlieue pikinoise a toujours été un fief de cinéphiles. Les trois cinémas que sont Al Hilal devenu Awa, Al Karim et Vox y sont pour quelque chose.



CINEMAS AWA, AL KARIM, VOX Pikine, havre de cinéphiles
C’est un secret de polichinelle que de dire que la banlieue de Pikine, est un havre de cinéphiles. Ils sont nombreux les pikinois qui sont devenus des «rats de cinéma» à cause de l'influence de l'environnement qui comptait 3 salles de cinéma. À l'origine, Awa qui porte le prénom de la maman du propriétaire s'appelait El Hilal. Situé sur la route Icotaf, cet écran a fait partie du décor de l'avenue E1 Hadji Malick Sy. Construit par l’Etat du Sénégal vers 1959, il a commencé à fonctionner en 1962. Au début raconte un homme qui a vécu l'époque des premières projections de El Hilal explique son premier nom par le fait que c'était géré par des maures «Lorsque le gouvernement l'a privatisé, explique-t-il, il l'avait vendu à l'ancien directeur de la société Industrielle d’exploitation cinématographique (Sidec), Yves Diagne».
En 1999, Diagne cède son joyau. Les conséquences de la mort de la cinématographie sénégalaise sont passées par là. Il ne pouvait plus supporter les charges. Les jeunes n'ont pas la culture des salles à cause de la télévision et de l'Internet. Tout le contraire de notre génération qui ne vivait que pour cela. On n y passait nos journées. Et entre amoureux aller au cinéma était des moments d'intimité», soutient un nostalgique. C'est Mbaye Singer, originaire de Thiès qui tentera à nouveau l'expérience. Ce dernier après l'avoir acheté l'a retapé et l'a rebaptisé Awa.
Comme nombre de cinémas, l'idée de sa transformation en centre commercial a été émise. Un projet qui ne plaît guère aux usagers. Surtout les vieux qui ont vécu des moments forts dans ce cinéma. Pour Lamine Senghor, cet endroit représente beaucoup de choses à ses yeux. «Nos grands frères nous emmenaient à partir de 13 heures. Vers 14 heures, on achetait des billets en 15 ou 10 minutes avant de suivre les rangs. Même si d'aucuns se contentaient des tickets des trafiquants qui obtenaient à moindre coût».
Pour Senghor, il assistait aux projections de la matinée et du soir. «Les billets coûtaient en 75 et 100 francs. À quelques minutes de la fin, ceux qui n'avaient pas la possibilité d'assister à la projection seront invités. Histoire de leur offrir quelques minutes».

Les films indous, une passion pikinoise

Les pikinois qui ont vécu la période du cinéma sont très attachés au 7e art. La preuve, on y compte des associations des amis de l'Inde avec des groupements formés à partir des films. «Un a plusieurs indophiles surtout du côté des femmes qui avaient fini par adopter la mode indienne. Elles cousaient des saaris, et chacune se faisait surnommer par une actrice. C'était une vraie passion». Ainsi, à Pikine, les usagers avaient l'embarras du choix. S'ils ne voulaient pas se rendre à Awa sis à Icotaf, ils pouvaient continuer sur Tally Boumack où se trouvait Vox ou à Tally bou bess pour retrouver Al Karim. Outre les spectacles indous, des séries cow-boys et américaines étaient également projetés.

SOURCE : Walf Grand Place Tefaye LOUM (Stagiaire)

Mardi 13 Décembre 2011




1.Posté par raydoute le 14/12/2011 00:00
il faut dègager cè cinèma car bcp de jeunes sont devenus gay a cause des cinèmas

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