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CHRONIQUE: Le combat du peuple (Par Abdou Latif Coulibaly)

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Stoïques, les Sénégalais subissent sans dire mot les affres d’un système, tentant de se parer des atours de la démocratie pour se (re) fonder une légitimité totalement perdue. Le massacre institutionnel auquel il se livre, la violence verbale et parfois physique avec lesquelles il se déploie dans l’univers politique national donnent froid au dos. Cela rappelle d’autres régimes politiques, en d’autres temps et en d’autres lieux. Jusqu’à quand durera le stoïcisme ou l’indifférence des Sénégalais ? Nul ne sait. Pourtant, chaque jour le régime déroule un numéro plus loufoque et plus dramatique que les précédents, dans sa manière de conduire les destinées du pays. Le ridicule n’étonne plus. Le grotesque non plus. Le dernier épisode de la série est sans conteste « l’affaire Macky Sall ».



CHRONIQUE: Le combat du peuple (Par Abdou Latif Coulibaly)
La presse a révélé que le Chef de l’Etat reproche au président de l’Assemblée nationale le fait d’avoir fait convoquer son fils pour le faire entendre par la représentation nationale, afin que l’Agence nationale pour l’Organisation de la conférence islamique (Anoci) qu’il dirige par la seule volonté de son père, rende compte à la Chambre des députés de ses activités de gestion. Et en cela, indique Me Abdoulaye Wade, Macky Sall aurait commis une faute politique grave qui se paie cash.

Les échanges intervenus entre l’ancien Premier ministre et le chef de l’Etat, rappelle une triste histoire ayant eu cours dans le Palais de Mobutu Sessé Seko à Gbadolité. La fille de Mobutu fête son anniversaire dans le palais, alors que le maréchal vient à peine d’en prendre possession. L’intendant en chef du palais en charge de l’évènement prépare avec le Cabinet du Premier ministre la fête. Le gâteau est préparé en Belgique. Un avion spécial doit transporter le gâteau et certains convives venus d’Europe à Gbadolité.

L’avion se pose sur la tarmac de l’aéroport de Gbadolité avec plus d’une heure de retard, à minuit passé. La fille du maréchal a dû souffler sur un gâteau fait localement. Scandale d’Etat. L’intendant du Chef du palais est congédié. Le Premier ministre est convoqué d’urgence au palais présidentiel à Gbadolité. Il doit s’expliquer devant le maréchal. Que reproche-t-on au chef du gouvernement ?

La défaillance des services de l’Etat, dans le processus de préparation de la fête, ce qui aurait expliqué le retard accusé par l’avion dans l’acheminent du gâteau d’anniversaire. La famille de Mobutu est furieuse. Elle exige et obtient du parrain le renvoi du Premier ministre qui aurait commis une faute de jugement grave sur l’organisation des services de l’Etat.

Cette histoire, somme toute banale, dans la Saga Mobutu, m’a été contée par Sakombi Inongo, un ancien ministre de Mobutu, en juillet 2004 à Kinshasa, avec qui j’avais l’avantage de présider une session d’un symposium africain, consacré au rôle des media et à l’évolution politique intervenue sur notre continent au cours de ces dernières années. Toutes proportions gardées, sur des registres bien différents, on en conviendra, la destitution programmée de Macky Sall, est à tout point de vue comparable à cette lamentable histoire intervenue dans le palais de l’ancien dictateur zaïrois. Sauf que nous sommes au Sénégal qui, juste, il y a sept ans, pouvait se considérer comme un pays politiquement avancé et où la démocratie pouvait espérer vivre des moments encore plus rayonnants. On mesure aujourd’hui le fossé entre l’espérance d’hier et la réalité.

Que constate t-on , sept ans après la survenue de l’alternance à la tête de l’Etat ? Des autorités qui souvent agissent avec arrogance et mépris. Sans aucun égard pour ce peuple. Elles assurent la promotion des médiocres, exècrent les vertueux, foulent au pied le texte et l’esprit de la loi fondamentale. Elles martyrisent, humilient et excluent tous ceux qu’ils considèrent à tort ou à raison comme des ennemis réels ou potentiels. Les responsables de cette tragédie nationale ne reculeront devant rien.

Que tout le monde se le tienne pour dit ! Par fausse pudeur, on se garde encore de dire aux Sénégalais que le pouvoir actuel travaille de façon méthodique à assurer la succession du président de la République par son fils. On tente alors de faire croire à la nation, voire au monde que le dauphin en cours de fabrication est un homme brillant et intelligent. Il serait, à en croire les promoteurs de la marque, une chance pour ce pays. Un autre homme brillant et intelligent, c’est, sûrement, le fils du Chef de l’Etat ivoirien, Michel Gbagbo. Il est docteur en psychologie, professeur, assistant au département criminologie de l’Université d’Abidjan. Ce n’est pas à cause de ses seuls titres universitaires acquis dans de prestigieuses universités en France et ailleurs en occident que Michel Gbagbo est présenté comme un sujet brillant et intelligent. Il l’est surtout à cause de la clairvoyance de ses idées et de la manière intelligente de les exprimer. Interrogé par le magazine Matalana dans son édition d’octobre 2007 sur ses ambitions politiques, Michel Gbagbo répond : « (…) je n’aime pas le terme dynastie parce qu’il ne faut pas que la République soit un instrument au service d’une famille (…).

Je suis intéressé par la politique, mais je connais mes limites et je dis, un président par famille et par siècle, je pense que c’est suffisant. La Côte d’Ivoire regorge d’intelligences pour pouvoir se donner d’autres présidents. Mais plaise à Dieu que je puisse mettre mon expérience et ma modeste contribution au service de ceux qui sont là. Je ne veux pas être président (…) ». Karim Wade et ses amis souteneurs disent le contraire. Il faut pourtant bien que ceux-là qui lui préparent à la lumière du jour comme dans l’ombre, le chemin de la présidence de la République méditent de tels propos et en fassent un bon usage.

Autrement, ils assumeraient une responsabilité historique, en tentant de préparer les conditions d’un chaos politique qui ne les épargneraient pas, si jamais demain, ils voulaient forcer les conditions d’un avènement non désiré par le peuple du fils du Chef de l’Etat au pouvoir. Karim Wade lui-même n’est pas aussi convaincu que ne laissent croire ses supporters qu’il en a l’étoffe. Et c’est aussi sûrement pour cette raison qu’il éprouve tant de mal à se mettre en première ligne et en plein jour, pour assumer publiquement ses ambitions. On a coutume de dire qu’en politique le plus important est ce que l’on cache. Il cache son jeu et ne compte que sur l’unique appui de son père pour assurer son installation à la tête de l’Etat. Le cas échéant, son seul mérite aura été d’être le fils de son père.

En dépit des cachotteries inévitables et compréhensibles des initiateurs de la manœuvre successorale, la préparation du fils du Chef de l’Etat pour succéder à son père se pose déjà en termes de débat public. Et on ne pourra pas définitivement occulter ou étouffer un tel débat. La péripétie de la convocation devant l’Assemblée nationale des responsables de l’Anoci et ses conséquences tragiques sur la stabilité de l’institution parlementaire, n’est qu’une forme tragique et caricaturale de ce débat auquel appellent tous les vrais démocrates.

Macky Sall incarne, peut être même à son corps défendant, une cause juste qui s’inscrit en droite ligne dans l’idéal de démocratie. Défendre sa posture actuelle qui consiste à refuser de démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale participe d’une logique institutionnelle cohérente et d’un souci de consolider la démocratie. Il est clair qu’en se défendant face aux appétits féroces des fossoyeurs de la démocratie qui s’identifient à travers tous ceux qui, demain, vont engager, toute honte bue, les procédures de destitution du Président de l’Assemble nationale, ce dernier reste en phase avec un peuple qui ne peut comprendre, ni accepter ce qui passe. Avons-nous le droit de faire comme si ce qui arrive à Macky Sall est une juste querelle intra parti, sans incidence sur la marche de cette nation vers le progrès ? En fait, il s’agit de la survie de la démocratie. En réalité, cette violence perpétrée contre les institutions n’est que la traduction de cette double peur qui habitent ceux qui semblent décidés à installer Karim Wade au pouvoir.

La première peur ressentie procède d’un manque criard d’assurance de ces faiseurs de roi, quant au profil du candidat et à sa stature d’homme d’Etat capable de conduire le destin d’un pays. La deuxième peur est, liée à l’incohérence de la démarche et de son anachronisme dans le contexte actuel : comment peut-on imaginer un seul moment qu’il soit possible d’organiser au Sénégal, une succession intra familiale à la tête l’Etat ? Et ce parce qu’ils ont doublement peur, que les partisans du Chef de l’Etat et leurs mentors peuvent se montrer particulièrement violents et dangereux ?

Il est temps que les patriotes de ce pays qui croient en la supériorité de la démocratie sur toutes les autres formes d’organisation politique, comprennent que le combat n’est pas celui d’un homme. Qui qu’il soit, d’ailleurs ! C’est le combat d’un peuple, pour la sauvegarde de la démocratie.

Source: Sud Quotidien

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Mardi 20 Novembre 2007





1.Posté par baks le 20/11/2007 07:12
belle analyse mon cher latif.c'est dommage que le peule senegalais est totalement anesthesie et est pour sa majorite opportuniste.je suis vraiment navre de constater que ce totalitaire de wade va reussir son projet et nous continuerons a crier dans les radios et a ecrire des papiers comme le tien dans la presse.je pense qu'il est temps que des initiatives soient prises pour constituer un front et sil le faut violent pour arreter ce charabia politique que deroulent wade et sa bande.

2.Posté par mob le 20/11/2007 10:02
j'espere que les senegalais ont compris le message si ablaye wade veut transmettre le pouvoir a son fils c'est qu'il n'a pas de respect au peuple et sa maniere de gerer le pays le demontre mais le connaissant je pense qu'il ne fera pas chose pareille sachant que les senegalais n'accepterons pas aujourd'hui la question qui se pose est de savoir q'est qu'il a dans sa tete comme il a l'habitude de detourner l'opinion il fait de son fils un pion pour savoir qui pretend a le succeder l'avenir nous le dira intelligent sa strategie consiste a semer le doute pour y voir claire et comme toujour il a ses dougourous qu'il lanse pour tester le terrain mais on verra

3.Posté par NDIAWS le 20/11/2007 10:23
toujours aussi pertinent et incorruptible (car)
espérons que le clan wadien a relire le passage où il est question du fils de gbagbo

4.Posté par NDIAWS le 20/11/2007 10:27
ablaye wade
karim wade
sindiély wade
viviane wade
doudou wade
seynabou wade
fodé sakho
yaya sakho
youga sakho
amina sakho lamine
faye

5.Posté par Bijoux le 20/11/2007 10:54
Il est temps que le peuple dit NON !

6.Posté par MBAYE le 20/11/2007 11:32
je croix que ce que nous avons a lutté c'est pour preserver nos institutions mais pas une succession de karim car il nous a jamais declarer sa candidature donc ne lui causons pas de tord parlé sur cette affaire nous somme entrain de lui faire une promotion car 2012 est loin meme si cela se pose n'est ce pas a nous de voter nous sommes majeur et vaccinés nous sommes capables d'identifiés sur quel main l'interet du pays se situe car on n'est plus la pour elire sur des bases d'amour mais par compétence

7.Posté par bobo le 20/11/2007 12:38
Le président Wade et compagnie ne comprennent pas que ce qui s'est passé en cote d'ivoire peut bien ou encore pire se produire dans notre pays. Ils croient que le Sénégal est ce pays de Ahmadou Bamba ou de Aladji Malik ou je ne sais pas de qui encore, capable d'échapper à une guerre civile parce que justement étant un pays béni. En bref ils pensent que le Sénégal est assez outillé mystiquement et culturellement pour être un pays pacifique ou ses compatriotes acceptent et digèrent TOUT.

L’histoire des policiers sénégalais que des sénégalais avaient tués dans les années 90 montre que le sénégalais est un être humain tout court c'est-à-dire capable du pire comme du meilleur.

L’événement malheureux du bateau le joola ou le naufrage de la honte nous montre avec une parfaite illustration que le Sénégal n’est pas un pays que Dieu à privilégié et du coup épargné de toute catastrophe.

Sous ce rapport, on peut comprendre aisément que l’adhésion de la nation et la justice sociale doivent être une priorité pour tout Etat qui veut consolider l’unité.
En concevant tout simplement que ce Sénégal appartient à tous les sénégalais qui ont DELEGUER le pouvoir aux autorités.

A bon entendeur salut

8.Posté par lunedor le 20/11/2007 13:25
je pense que ceci n'est qu'un des multiples shémas que wade a encore mis en place. Son fils n'est qu'un pion il ne peut pas encor être président! EN 2012 DEVANT SON GRAND FRERE IDY GORGUI est trés rusé ce n'est pas pour rien que Senghor le pére de la nation sénégalaise l'a appelé NIOMBAR "le LIEVRE". WADE est imprévisible. Les GENS sur qui WADE a confiance sont IDY KARIM BALDE, ils vont conduire les destinées du PDS jusqu'à 50 ans, WADE va miser sur ce tiercé pour que le PDS puisse rester 50 ans au pouvoir.
la série de la succession de WADE ne vient que commener et le dénouement va surprendre plus d'un.
XIPPI GUISS GUEUM NELAW

9.Posté par le revolutonaire le 20/11/2007 17:17
moi je crois qu'il es temps qu'on se leve tous pour allé deavant le palais et manifesté notre mécontantement

10.Posté par dabakh diop le 20/11/2007 19:28
wade n'as pas le droit de violer la constitution pour installer son fils dans le pouvoire .il est temps que le peuple senegalais reagissent car le senegal n'est pas un dinasti ò@@@@@@

11.Posté par latsoukabe le 21/11/2007 01:16
du courAGE LES GARS UN PRESIDENT PAR FAMILLE ET PAR SIECLE JE PENSE QUE C'EST TROP SUFFISANT WADE VEUX NOUS IMPOSER SON FILS LE SENEGAL N'EST PAS UN ROYAUME . KARIM ET SES SOUTENEURS ASSUMERAIENT UNE RESPONSABILITE HISTORIQUE EN TENTANT DE PREPARER LES CONDITIONS DI CHAOS POLITIQUE QUI NE LES EPARGNERAIENT GUERE ILEST TPS QUE LE PEUPLE SURTOUT LES PATRIOTES DE CE PAYS QUI CROIENT A LA SUPERIORITE DEMONCRATIE SUR TTES SES FORMES SE LEVENT POUR DIRE NON A LA A WADE ET SA MONARCHIE .


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