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CHEIKH TIDIANE GADIO:«Le sommet d’Accra a été un franc succès»

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Le Sénégal a organisé une cérémonie publique de restitution des travaux du sommet d’Accra. Une occasion pour le ministre des Affaires Etrangères de contredire les déclarations selon lesquelles le sommet d’Accra serait un échec.



Une séance de restitution du neuvième Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine tenu à Accra au Ghana du 1er au 3 juillet 2007 s’est déroulée en la présence du professeur Moustapha Kassé, du recteur Abdou Salam Sall, d’Iba Der Thiam, de l’ancien ministre du commerce Mamadou Diop Decroix ainsi que d’autres sommités des différentes couches de la société. Sur une cinquantaine de pays participants au sommet d’Accra, vingt-quatre ont donné leur accord de principe pour une création des Etats-Unis d’Afrique.
Cheikh Tidiane Gadio a d’emblée nié « l’échec d’Accra » annoncé par les médias européens avant même la fin du sommet. « Certaines forces ne peuvent pas concevoir que les Africains puissent s’unir…..», poursuit- il. M. Gadio a affirmé que le sommet d’Accra a été un franc succès car sur cinquante pays représentés, quarante et un chefs d’Etat ont pris la parole et se sont exprimés librement. En des termes circonstanciés, le ministre des Affaires étrangères a tourné en dérision « ces journalistes présents à Accra qui étaient formatés pour annoncer l’échec de l’Afrique ».
Après avoir déclenché l’hilarité générale, il a lancé solennellement un appel aux journalistes africains afin qu’ils évitent de reprendre sans un certain sens critique ce que disent les médias européens. À la suite de cette brève mise au point, le conférencier a résumé l’ensemble des interventions des différents représentants des Etats africains. Il a déclaré que la seule chance pour l’Afrique d’émerger est de devenir une fédération tout en gardant ses diversités à l’image de l’Inde. À l’en croire, il est temps que ces actions préconisées par des grands penseurs africains tels que Kwamé Krumah, Cheikh Anta Diop à savoir créer une union fondée sur des valeurs propres à l’Afrique soient effectives.

Ambiance tendue M. Gadio a rapporté que les débats à Accra ont débuté dans une ambiance tendue, tension qu’il a trouvée justifiée car d’après lui, les chefs d’Etats sentaient sur leurs épaules la lourdeur de la responsabilité qui leur incombait. M. Gadio a ainsi cité entre autres, le Premier ministre du Lesotho, ainsi que celui de l’Ouganda, sans oublier le représentant de la Guinée dont il a qualifié son intervention de « fantastique ». D’après les dires de Cheikh Tidiane Gadio, ces interventions sont axées sur la mise en place des Etats-Unis d’Afrique, une Afrique qui est prête à l’unité et qui doit procéder à une accélération de son intégration sur tous les plans.
Il a poursuivi en citant M. Bongo qui disait lors du sommet : « Quand l’Afrique parle d’une seule et même voix, toute l’opinion internationale l’écoute d’une oreille attentive ». Tout en réitérant la détermination du Sénégal dans la mise en place des Etats-Unis d’Afrique, il a aussi évoqué la présence d’un groupe d’Etats qui ont eu une autre approche de l’intégration africaine à travers le gradualisme. De ces gradualistes, Mamadou Diop Decroix ancien ministre du Commerce dira : « Ce qui me gêne avec les gradualistes c’est qu’ils veulent qu’on attende, il faut que les Etats qui sont prêts mettent en place les Etats-Unis d’Afrique ».
Cheikh Tidiane Gadio a affirmé cependant que la volonté d’une fédération des Etats d’Afrique est présente, et que tel était le but du sommet d’Accra. Mamadou Lamine Keita, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, Fatou Sarr Sow, Cheikh Oumar Tall de la Convergence Citoyenne et Panafricaine pour ne citer que ceux-là, se sont succédé à la tribune pour s’exprimer chacun dans son domaine de compétence, avec en général le même mot d’ordre : « Il est temps de créer un état fédéral ». Le Professeur Iba Der Thiam ne pense pas autrement : « Il faut s’adapter dans un monde de la sphère immatérielle. La mission de l’Afrique est de parcourir en quelques décennies le parcours que d’autres puissances ont effectué en des siècles ». Le professeur Moussa Seck ingénieur agronome affirmera ainsi que le principal atout de l’Afrique est « l’eau » et d’autres ressources qui peuvent nous permettre dans quinze ans, de devenir la troisième puissance mondiale.
Fatou Sarr Sow quant à elle, se réclame d’une Afrique dénuée de guerres tribales dont les femmes sont souvent les innocentes victimes. Des questions ont également été posées à savoir quel nom donner aux Etats-Unis d’Afrique et sur quel modèle cette fédération va être créée. Certains, tel que Boubacar Barry ont affirmé qu’il faut mettre l’accent sur les ressources humaines, l’éducation et la communication. Il a ajouté qu’il faut développer la recherche comme accompagnement de développement. Toutefois, deux interventions se sont démarquées des autres notamment celle d’El Hadj Malick Sy

Voix discordantes

Interprète de conférence depuis 1971, il a demandé à ce que les Etats d’Afrique soient étudiés avec humilité au risque de créer des inimitiés dans une fédération qui n’est pas encore née et de se méfier des appellations telles que « gradualistes » qui ne font que cristalliser les différences. Le Professeur Camara qui enseigne à l’Université de Massachusetts aux USA a, de son côté déclaré que le panafricanisme doit être l’essence de la création d’une fédération des Etats et qu’il est nécessaire de se baser dessus pour aller de l’avant. Il a conclu en souhaitant que la diaspora soit plus impliquée à la création des Etats-Unis d’Afrique.

Forum de discussion

Avant de clore la conférence, Cheikh Tidiane Gadio a annoncé la création d’un forum de discussion domicilié à l’UCAD et d’un traitement des questions posées par commissions définies en passant par une phase de réflexion jusqu ‘au mois d’octobre. Le conférencier a déclaré que la création des Etats-Unis d’Afrique n’est pas un rêve mais un projet mené par des personnes déterminées qui croient en ce qu’ils font. Il a affirmé que le modèle de création de la fédération des Etats d’Afrique sera un modèle propre à l’Afrique avec de possibles ramifications par le truchement de modèles déjà existants.

Fatma DANSOKO
Source: le Matin

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Lundi 23 Juillet 2007


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