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CENTRE NATIONAL DE TRANSFUSION SANGUINE: La grande collecte avant la période de crise

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Le Centre national de transfusion sanguine aborde une phase cruciale dans la collecte de sang avant le Ramadan, considéré comme la période de crise qui risque d’être accentuée cette année avec les vacances des grands donneurs que sont les élèves et les étudiants.



CENTRE NATIONAL DE TRANSFUSION SANGUINE: La grande collecte avant la période de crise
La devanture du Centre national de transfusion sanguine (Cnts) est bariolée de bandeaux. Les messages honorent l’acte de don de sang. Dans la cour, les populations arrivent de partout. Elles ont certainement entendu les cris de cœur des travailleurs du centre. « Il faut faire une grande collecte avant le Ramadan qui est la période de crise, sans quoi il y aura de réels problèmes pour alimenter les hôpitaux et les autres structures de Santé », indique le professeur Doudou Thiam, hématologue.

Une dizaine de donneurs est assise sur les bancs avec leur fiche. Ils sacrifieront bientôt au devoir civique. Au milieu de ce beau monde, Adja Mara Fall ne passe pas inaperçue. Vêtue d’un grand boubou bleu, la dame effectue des allers et retours interminables entre les salles et la grande cour pour venir accueillir les donneurs qu’elle a mobilisés. « Aujourd’hui, beaucoup de donneurs doivent venir de la banlieue. Leur retard est dû à la pluie. Ils ne vont pas tarder. J’ai fait de la collecte de sang une préoccupation », déclare la responsable de l’association « Mbotay Keur Matheuw Fall », forte de 4.050 membres.

L’engagement de cette dame est né des difficultés rencontrées par les médecins pour trouver du sang pour faire une double intervention chirurgicale à son fils. Elle a réussi à inculquer la culture du don à plusieurs membres. La mobilisation de plusieurs d’entre eux en est une illustration.

Normes non atteintes

Dans la salle de prélèvement, l’équipe de spécialistes, composée pour l’essentiel de femmes, s’affaire autour des donneurs. Cinq d’entre eux sont allongés sur le lit avec des appareils branchés sur leur bras. Plusieurs poches de sang sont sur la table. De belles chansons en sourdine font oublier le temps qu’exige cet acte civique. Les donneurs continuent d’affluer. C’est le grand rush avant le mois de Ramadan. « Nous sommes dans la période des vaches maigres. Les grands donneurs que sont les élèves et les étudiants sont en vacances. Cette année, il y a de fortes chances que nous ayons plus de difficultés, parce que les vacances coïncident avec le mois de Ramadan. Nous demandons aux populations de venir offrir leur sang », lance le responsable de la sensibilisation et de la fidélisation des donneurs, El Hadji Malick Gassama.

Allongée sur un lit, Bintou Gassama affiche une grande satisfaction de contribuer à sauver des vies en offrant un peu de son sang. Ils étaient 5 donneurs sur les lits et des dizaines dans la salle d’attente. L’affluence du jour cache une triste réalité. Le Sénégal n’a pas encore atteint les normes de l’Oms, alors qu’il est pionnier en Afrique occidentale.

Le Cnts était construit pour alimenter toute l’Afrique de l’Ouest, vers les années 60. Aujourd’hui, la quantité de sang collectée couvre à peine la demande. « Nous n’avons pas suffisamment de réserves de sang. Nous n’avons presque jamais des poches expirées. Tout le sang collecté chaque jour est aussitôt acheminé vers les hôpitaux. La demande est supérieure à l’offre », confie El Hadji Malick Gassama.

Le seuil d’insatisfaction va crescendo au fil des années, vu la place prépondérante du sang dans les interventions chirurgicales, dans la prise en charge des cas d’anémie, les femmes qui accouchent, les opérés, les hémophiles. « Il y a une évolution de la culture du don de sang, mais pas dans le sens que nous souhaitons. Parce que moins de 2% des Sénégalais donnent leur sang. Nous avons des difficultés pour assurer l’approvisionnement correct des hôpitaux », reconnaît le professeur Doudou Thiam. Les Sénégalais doivent alors se mobiliser pour parer aux pénuries cycliques.


Idrissa SANE
Source Le Soleil

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Mercredi 19 Août 2009





1.Posté par sang noir le 19/08/2009 06:56
c'est vraiment domage que les senegalais n'en font autant..A mon avis c'est une question de civisme aussi.!

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