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CELEBRATION DU 1ER MAI :Sur fond de malaise social

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Demain les travailleurs du Sénégal sous des angles différents vont célébrer le 1er Mai communément appelé la fête du travail. Une occasion qui sera saisie par ces derniers pour faire des processions et en même temps étaler leur détresse. Le 1er Mai de cette année se célébre sur fond de malaise social persistant. Avec une situation marquée par un mal-vivre qui touche toutes les couches sociales.




Contestations tous azimuts, grèves répétées, marches récurrentes. C’est la trilogie au quotidien qui rythme la vie d’une frange importante de Sénégalais. Le Sénégal à s’y méprendre ressemble à un vieillard malade qui se plaint d’une kyrielle de maux. Moult secteurs sont dans la tourmente. La dernière illustration nous été servie avant- hier par les sorties de l’intersyndicale enseignante et du Cusems qui exigent des négociations de la p art du gouvernement pour sauver l’année scolaire. Ils l’ont affirmé sans ambages.
Au même moment, les travailleurs du Stade Léopold Sédar Senghor ( sans salaire depuis 15 mois) se font entendre. Les agents de l’hopital Aristide Le Dantec, crient au secours devant leur structure qui se meurt. Scénario similaire dans tous les hôpitaux du pays. Les pharmaciens ne se sentent plus en sécurité dans leur pays. Ils ferment boutique pour une journée.
Les agents du nettoiement ont fini de dévoiler à la face du monde leur détresse. Hier des étudiants de l’ Ensut ont décrété 48 heures de grèves renouvelables pour protester contre la mal bouffe qui a lieu dans leur restaurant.
A ce décor peu reluisant vient se greffer la spirale inflantioniste qui sevit depuis deux ans. Chaque jour que Dieu fait, on assiste à des hausses de denrées de premieres necessités. Ainsi, le « goorgorlou » est étranglé par la chèrté de la vie. Le paysan par essence optimiste ne respire plus la sérénité. Une de ses richesses qui est l’agriculture semble agoniser malgré les programmes et la volonté affichée par les pouvoirs publics de sortir le monde rural de sa torpeur. La dernière trouvaille de Wade dénommée « Goana » réussira t-elle a dompter la faim qui assaille de nombreux sénégalais ? Reva n’a pas donné les résultats escomptés. Le Sénégal a mal. Il exige une thérapie de taille pour lui permettre de se relever de sa maladie. Dans tous les cas, les travailleurs dont nombre d’entre eux n’apperçoivent même plus la queue du diable, à plus forte raison de la tirer, demeurent perplexes. Ces derniers saisiront l’ opportunité de de la célébration du 1er Mai, pour réitérer avec force leurs préocupations majeures .
Celles-ci ont pour noms : sauvegarde de l’école sénégalaise, baisse des produits de denrées de premiers necessité, accès facile aux soins de santé, hausse des salaires entre autres. Ce n’est pas tout. Les acteurs politiques peinent à se retrouver sur l’essentiel au grand dam de leurs militants. Les querelles de bas étage deviennent monnaie courante. Le 1er mai de cette année 2008 sera un moment fort pour les syndicalistes pour remettre au goût du jour leurs vieilles doléances. Les gouvernants sont interpellés. Ils seront certainement disposés à prêter une oreille attentive à ces voix qui s’élèvent de partout. Il y va de la crédibilité, voire l’avenir du Sénégal qui traverse une phase cruciale de son histoire.

Source: Le Matin

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Mercredi 30 Avril 2008

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