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CE QUI S'EST REELEMENT PASSE - KARAMOKHO THIOUNE « J’ai essayé juste de tirer Kambel par son bras»

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Karamokho Thioune est journaliste à West Africa Democracy Radio (WADR). Il est, avec Boubacar Kambel Dieng (Radio Futurs Medias), le journaliste qui a été violenté par des policiers, dans la zone mixte du stade, après le match de football Sénégal-Liberia. Homme discret (il n’accepte même pas d’être pris en photo), il a accepté, exceptionnellement, de revenir sur les incidents du 21 juin dernier et de donner sa version des faits



CE QUI S'EST REELEMENT PASSE - KARAMOKHO THIOUNE « J’ai essayé juste de tirer Kambel par son bras»
Que s’est-il réellement passé le jour du match Sénégal-Liberia, le 21 juin 2008 ? A la fin du match, on était dans la zone mixte. Il y avait également d’autres journalistes. Donc comme on avait le choix entre la salle de conférence et la zone mixte, j’ai pris l’option d’accrocher les joueurs pour faire des interviews. J’ai commencé à interviewer Henri Camara et après avoir termine, j’ai vu Pape Malickou Diakhaté qui s’entretenait avec Kambel et deux autres journalistes. Je les ai rejoins pour recueillir ses impressions. L’interview s’est très bien passée mais, avant qu’on ne termine, un policier en civil est venu nous pousser « allez, dégagez », nous a-t-il dit et, il a joint l’acte à la parole; et c’est ce que nous n’avons pas apprécié du tout. Donc s’en sont suivis quelques échanges de propos. Nous lui avons dit : « il faut qu’on termine l’interview ». Le policier quant à lui n’a rien cherché à comprendre et de nous répondre « de toutes façons vous n’allez pas interviewer ici. Dégagez ! », et au même moment, il a déclenché sa matraque électrique. Kambel était juste devant moi, à quelques 20 centimètres.

Certains journalistes qui étaient dans les parages ont fuit parce que ça fait peur tout de même. Cet acte là, ça énerve et on lui a dit tout simplement : « si vous voulez vraiment utiliser ces matraques, il y a des personnes sur qui vous pouvez les utiliser. Les bandits et les agresseurs pullulent dans les rues. C’est sur ces gens que vous pouvez les utiliser mais pas sur d’honnêtes citoyens qui sont là pour faire leur travail ». Ce qu’il n’a pas aimé. Ça s’est passé tellement vite, il a tapé Kambel avec sa matraque et d’autres policiers sont venus lui prêter main forte. Ils ont commencé à le ruer de coups. J’étais là devant Kambel. C’était tellement violent, les gens ont couru de gauche à droite. Et, je suis intervenu, c'est-à-dire que j’ai essayé de me mettre entre eux pour tirer Kambel d’affaire puisque là ils étaient en train de le tabasser. Je me suis agrippé sur le bras de Kambel pour le tirer. Et au même moment, un autre policier m’a pris au collet et m’a donné un coup tellement dur, vraiment c’était très douloureux. Avant même que je ne puisse réagir, j’étais Ko, j’étais à terre. En ce moment, j’avais perdu le bout du fil. Je ne savais plus ce qu’ils faisaient à Kambel puisque je me souciais plutôt de ma personne. Ils ont continué à me ruer de coups, j’étais à terre. J’étais toujours conscient malgré un coup de poing au niveau de la nuque. Quelqu’un était en train de me mettre les menottes et un autre s’est appuyé le genou sur mon cou. J’allais étouffer. Avant ça, lorsque l’on m’a fait tomber, j’avais pris le soin de dire « attendez, attention, mon enregistreur ». Il m’a répondu « j’en ai rien à foutre». Je l’ai vu piétiner mon enregistreur devant moi. Je ne peux pas comprendre comment on peut donner des coups à quelqu’un qui est par terre, sans défense. Ils m’ont rué de coups partout. Ils m’ont relevé. Au même moment j’ignorai que Kambel était dans une pièce. On m’a remis entre les mains d’un autre policier, toujours en civil, il avait l’air d’être le plus jeune du groupe. Il a été plus coopératif, plus cool. Je me rappelle très bien des mots, il m’a dit « mon frère, faites ce que je vous demande et vous n’aurez pas de problèmes ». De toutes façons, je n’ai pas opposé de résistance, je n’ai jamais opposé de résistance, du début jusqu’au moment où je parlais avec ce gars. Pour commencer, il m’avait enlevé la menotte de la main gauche mais, j’avais l’impression qu’il avait peur de son chef. Immédiatement, il est parti dans une autre pièce. C’est Kambel qui était là-bas mais à ce moment, je ne le savais pas. J’étais à même pas 10 mètres, il y avait beaucoup de bruits. Le gars est revenu, il s’est rendu compte que ma menotte gauche était enlevée. Il a dit à l’autre : « pourquoi tu as enlevé ça ? » Immédiatement, il a remis la menotte. Il m’a brutalisé. C’est la même personne qui m’avait donné le premier coup de poing. Il était habillé en civil, en saharienne. J’avais l’impression qu’il m’en voulait. Il m’a brutalisé. Lorsque je suis arrivé devant la porte où se trouvait Kambel, j’ai vu qu’il n’y avait pas de lumière. Mais, comme il y avait le reflet des projecteurs, on pouvait voir des ombres mais pas les visages. Je voyais tabasser Kambel, il criait, ils donnaient des coups. Lorsqu’ils m’ont introduit dans la pièce, ils ont allumé la lampe, et c’est là que j’ai vu tous ces visages. Ils m’ont giflé, ils m’ont insulté. Ils continuaient à tabasser Kambel. Dans cette pièce, il s’est passé des choses pires que ce que vous avez entendu dans la bande sonore. J’avais l’impression qu’ils avaient envie de tuer. Ils voulaient faire mal, je ne comprends pas comment on peut lever la main sur quelqu’un qui est sans défense, quelqu’un qui ne vous provoque pas. On n’a pas provoqué, on n’a pas injurié, on n’a pas tapé. Je ne peux pas comprendre comment des policiers pouvaient avoir autant de haine à l’endroit de personnes. Même un voleur, vous ne devez pas avoir une attitude pareille à son endroit. A fortiori un honnête citoyen, qui n’est pas violent. Peut-être, la violence est verbale et ca, c’est seulement la vérité qu’on leur a dit. Ca s’est passé comme ça, sans parler des moqueries. Par la suite, un certain Lieutenant est venu, il a demandé d’enlever les menottes, il a demandé la version des faits à un Adjudant. Je crois que c’est un Adjudant puisque j’ai entendu les autres l’appeler Mon Adjudant. C’est un des bourreaux de Kambel. Il a relaté les faits, nous on ne nous a pas demandé notre version. Il n’a pas dit la vérité, il a menti. On a riposté, mais on nous a dit « taisez-vous ! » On nous a amené à l’infirmerie du camp Abdou Diassé pour des premiers soins. Ensuite, nos rédactions sont venues nous rejoindre. Kambel a beaucoup saigné. Mais de mon côté, c’est le lendemain que j’ai commencé à sentir les coups. J’ai beaucoup vomi et je ne me sentais pas du tout bien. Je suis retourné à la clinique pour d’éventuelles analyses par contre je n’étais pas hospitalisé comme se fut le cas de Kambel.

A la maison est-ce que vous avez reçu des visites d’autorités ou de confrères ?
Je n’ai pas voulu de visites. Même les photos, je n’en veux pas. En fait, j’en voulais à tout le monde. J’ai reçu pleins de coups de téléphone, des visites aussi de journalistes, d’amis, de sympathisants, de politiciens bien entendu, de ma famille, mais aussi du Comité de Normalisation (Ndlr : l’entité qui remplace actuellement la Fédération Sénégalaise de Football) qui sont même venus à la radio (Ndlr : West Africa Democracy Radio) pour s’enquérir des dernières nouvelles et fustiger le comportement des policiers.

Quelles sont vos impressions par rapport à la mobilisation des journalistes et du peuple sénégalais face à cette bavure policière ?
J’ai été vraiment touché par cette mobilisation. Quand vous êtes malades ou que vous avez des difficultés et que voyez toute une population derrière vous, cela ne fera que vous réconforter. J’ai été touché par la marche d’abord, la réaction de la population bien avant la marche, mais aussi par la réaction de la presse sénégalaise. Cela ne fait que vous encourager. Je ne cesserai de les remercier. Mais, ils l’ont aussi fait parce que cela aurait pu arriver à n’importe lequel d’entre nous.

Vous avez pris connaissance du communiqué du Ministère de l’Intérieur. Quelle a été votre réaction première ?
C’est scandaleux ! Je ne trouve pas de qualificatifs pour fustiger cette déclaration. Je le comprends aussi, il veut juste sauver sa peau, c’est pourquoi il défend ses policiers. D’après lui, c’est Kambel qui a été le premier à insulter. (…) Sur quoi le Ministre s’est basé pour affirmer de tels propos ? De même que moi, je ne pouvais pas prendre la part de Kambel pour une bonne et simple raison, j’étais entouré par six ou sept policiers. J’ai essayé juste de le tirer par son bras gauche. Oui, j’ai essayé d’aider Kambel. Tout humain aurait eu cette rection là. Et si c’était à refaire, je n’hésiterai pas à le faire.

Croyez-vous que la plainte a une chance d’aboutir avec cette déclaration du Ministère de l’Intérieur ?
Je suis pessimiste, mais je me dis qu’on est dans un pays où il y a des valeurs et des juges qui se font respecter et qui respectent certaines valeurs. Si le dossier tombe entre les mains de ces honnêtes personnes, je crois qu’il y aura aboutissement. Par contre si c’est le contraire, on plongera dans le même cas que l’affaire Talla Sylla (Ndlr : homme politique sénégalais ayant été agressé, par des inconnus, à coups de marteau) ou d’autres personnes qui ont subi les mêmes injustices.

Votre dernier mot ?
Je remercie la presse et la population pour la mobilisation, même au delà de nos frontières. Je remercie toutes les personnes qui ont été sensibles à cette affaire. Merci !

Source: Dakarblog.info

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Samedi 19 Juillet 2008





1.Posté par yass le 19/07/2008 10:46
On est tous avec vous dans cette lutte pour la liberté des gens.Halte à la violence et que justice soit faite.

2.Posté par doudou le 19/07/2008 12:10
REVEILLEZ VOUS CE CHEF D ETAT ASSASSIN DE GRACE LISEZ LE LIVRE DE LATIF COULIBALY ON NE SAIT PA A QUI ON A AFFAIRE , CE CHIEN QUI MANIPULE CES PAUVRES POLICIERS QUE LES SENEGALAIS SOIT MOBILISER POUR LE DEGAGER DE LA ENCORE QU IL EN EST TEMPS JE VOUS JURE QUE C EST UN ASSASIN ENTOUREZ D IVROGNES ET DE VIOLEURS( PAPE SAMBA M BOUP) DEMANDEZ AU JOURNALISTE RFI IL YA QQLS ANNEES DE CELA MAIS SEUL LE REGNE DE DIEU NE CONNAIT PA DE FIN .
CES CONS DE POLICIERS ( MON ADJUDANT) ILS COMPRENNENT RIEN .

3.Posté par Deug le 19/07/2008 13:26
Je crois parfaitement á Karamoko Thioune. C´est regretable au sénégal que ces genres de choses se passent mais les policiers sont toujours des chiens bagayeurs. Le ministre veut effectivement sauver sa peau comme l´affirme Monsieur Thioune.
Si le ministre donnait raison á ses journalistes peut être les policiers vont l´assassiner. Espece de peureux. En general les toucouleurs sont courageux mais ce ministre fait exception.

4.Posté par DABO LANSANA le 19/07/2008 17:57

BRAVO, BRAVO, CONFRERE!!! IL NE FAUT JAMAIS SE LAISSER FAIRE. JE DIRAIS QUE LE GRAND COUPABLE C´ EST LE PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE, ABDOULAYE WADE. CRA LUI MEME NE RESPECTE PAS LES JOURNALISTES. IL DOIT DONNER UN BON EXEMPLE. IL FAUT QUE NOS CONFRERES AIENT LE COURAGE DIRE TOUTE LA VÉRITÉ SUR LE TRAITEMENT QUE L´ETAT SENEGALAIS DONNE AUX JOURNALISTES. DÉNONCEZ, N´AYEZ PAS PEUR, CAR LES ORGANISMES INTERNATIONAUX SONT LÁ POUR VENIR AU SECOURS.
MAIS, PUOR QUOI PAS SI LA JUSTICE SENEGALAISE EST INCAPABLE DE JUGER CLAIREMENT VOTRE CAS AVEC LES BÊTES POLICIERS. IL FAUDRA SAISIR LES ORGANISMES INTERNATIONAUX. JE L´AI DIT ET JE RÉPETE: JAMAIS, JAMAIS, VOUS ALLEZ RENCONTRER CES GENRES DE SUAVAGERIES À RIO DE JANEIRO, OÙ LA POLICE EST CONSIDÉRÉE COMME ÉTANT L´UNE DES POLICES DU MONDE LA PLUS VIOLENTES. MAIS À RIO DE JANEIRO, LES JOURNALISTES SONT RESPECTÉS. ILS FONT LEUR TRAVAIL DE FAÇON LIBRE ET SANS SE SOUCIER D´AUCUNE VIOLENCE POLICIERE. QUANT AU MINISTRE, IL EST DELINCANT LUI-MEME!!! IL FAUT QUE L´ETAT SENEGALAIS SOIT REPONSABLE DE SES ACTES. C´EST TOUT!!!
VIVE LA LIBERTE D´EXPRESSION!!!!

Lansana Dabo
Journalist / nternational Correspondent
for AFRENEWS in Atlanta - GA, USA
Branch: South and Central Americas

5.Posté par Moe le 19/07/2008 20:05
Doumeu reek bande de poltrons!!! Il faut que force reste à la loi!!! Wasa lam! Si vous avez ete correts on ne vous aurait pas bastonnés

6.Posté par degue le 19/07/2008 21:20
cést vrai que cést pas cormal ce que les policiers ont fait mais il faut distinguer journalistes et reporter de 1, de 2 il faut qu'ils cesses de mantir et dáuguementer sur leurs commantaires.-

7.Posté par pipas le 20/07/2008 01:35
Moe et Degue,en vous lisant un seul mot vient a l"esprit: CRETIN

8.Posté par Abdou Ndao le 20/07/2008 05:00
Le samedi 19 juillet 2008 Nicolas dans son émission du soir est entré en directe avec ses amis DJ Sidath et DJ Boub’s .ce dernier était au théâtre Daniel Sorano où il y' avait une soirée de Fatou Ngewel dont l’objectif d’après l’animateur est de venir en aide Talla Diagne.
Je tiens juste à dire à Nicolas que Talla Diagne n’est pas n’importe qui dans la musique parce que étant propriétaire d’un fond de catalogue bien fourni si ce n’est pas le plus fourni. ensuite il est le premier à mettre en place un réseau de distribution quelques soit les difficultés ou manquements.

Le problème est du certainement au fait que les droits voisins au droits d’auteurs n’existaient pas encore chez nous sinon seuls ses droits en tant que producteur lui feraient gagner énormément d’argent.

Nicolas si tu connais pas la différence entre producteur et distributeur c’est grave pourtant tu fais parti des animateurs que j’écoute le plus …

Quand vous discutez sur le statut de professionnel le débat devient plus passionnant car Talla en est un pour avoir été un dénicheur de talent Ndongo lo- Fatou Ngewel- Salam - Pape Ndiaye Ngewel Secka etc .

Talla a produit ceux qu’on appelle combinèment les grands de la musique Thione seck-Omar pene etc. ou distribuer la mega star Youssou Ndour et une bonne partie du catalogue de jololi.

Talla a meme produit de la musique religieuse Khadim Gueye –Doudou Khene etc.il a produits des Artistes de la sous région Gambie Mauritanie.

Talla dispose de son usine de fabrication il a produit des concerts genre diapason qu’il met ensuite en phonogramme je ne vois pas a quel secteur de l’industrie msuiscale Talla n’a pas touché.

Musicalement

9.Posté par africadreams le 20/07/2008 14:14
cete mon prof danglais kan j faisai la premiere
cest un homme bien et veridik en plus dara diaralouko fenn
du courage m thioune et merci de ton temoignage

10.Posté par lib le 20/07/2008 19:40
je suis desole chers confreres, vous ne comprenez pas encore que c´est la methode qu il emploie toujours pour regler leurs problemes avec la presse.
j´ai ete victime quatre fois de ses policiers avec des hospitalisations et des plaintes qui n´ont jamais ete elucidees. avant de quitter le pays j´avais des problemes pour couvrir les manifestations oú ils y avaient des policiers parceque á chaque fois que je m y rendais c´est comme si ils cherchaient.
un conseil faites attention á vous ils sont capables de tout pour arriver á leur fin.
bonne continuation

11.Posté par MODERATEUR le 21/07/2008 09:11
NE NOUS AMERDEZ PAS IL FAUT SACQUITTEZ DE CES DEVOIRS AVANT DE RECLAMMER DES DROITS VOUS SAVEZ C KOI LA VERITE C QU'EN AFRIQUE C ENCORE TOT DE PARLER DE DEMOCRATIE ET DE LIBERTE DEXPRESSION CAR VOUS NE SAVEZ PAS LA DIFFERENCE ENTR LIBERTE E LIBERTINAGE.

12.Posté par yeurmande le 21/07/2008 18:09
DIOUF AVAIT RAISON EN DISANT QUE DIOMBOR EST UN BANDIT DE GRAND CHEMIN

13.Posté par lamine le 21/07/2008 23:10
c est parcek vous avez rien compris de la notion de democratie.
vous avez une mauvaise acception de la notion de liberte.
le p robleme e est que reellement vous etes pas encore preparé pour accueillir psychologiquement la notion de democation deérrivée de la liberté et non du libertinage.
synonyme de tyranie.
la police n a fait que exécuter sa mission .
et je vous vous rappelle les delit de rebelion prevu par le code penal en son article 187 cp.qui donne ordre a l autortie de police de sanctionner sans conséquence son
rebelle .
désolé

14.Posté par Selzo le 22/07/2008 17:34
Cette barbarie n'a pas de nom. Les policiers se sont comportés comme des facistes. Ce qu'ils ont d'ailleurs.


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