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CDTS ET FGTS DEFILENT COTE A COTE: PRINCIPALE REVENDICATION : UNE AUGMENTATION SALARIALE DE 50 % POUR LE PRIVE

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Le 1er mai, synonyme de la fête des travailleurs, a été célébré hier à Dakar à l’instar de plusieurs autres villes du pays et du monde. C’est ainsi en effet que les travailleurs affiliés à la Confédération démocratique des travailleurs du Sénégal (Cdts) et la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts) du feu Omar Tall, ont défilé hier à travers les artères de la capitale. Ils étaient par centaines, issus de tous secteurs confondus. Ils ont emprunté l’itinéraire allant de l’avenue Bourguiba jusqu’à la place de l’Obélisque. Pendant près de deux heures et dans une ambiance marquée par une forte animation, ils brandissaient des pancartes dénonçant la flambée des prix des denrées de premières consommations.



CDTS ET FGTS DEFILENT COTE A COTE: PRINCIPALE REVENDICATION : UNE AUGMENTATION SALARIALE DE 50 % POUR LE PRIVE
Exigeant également la baisse de la fiscalité et des prix du loyer, l’augmentation substantielle des salaires des travailleurs. Selon Ibra Diouf Niokhobaye, Secrétaire général de la (Cdts), une centrale proche du parti au pouvoir, il faut une hausse salariale de 50% pour permettre aux travailleurs du privé de surmonter le coût élevée de la vie.

C’est précisément à 10 heures 30 minutes que la procession des travailleurs affiliés à la Cdts et la Fgts a quitté le carrefour Bourguiba pour se diriger vers la place de l’Obélisque située à Colobane. Habillés en tenues traditionnelles mais en couleurs jaune, bleu et blanc, les militants des deux centrales syndicales qui ont choisi de défiler ensemble ont revendiqué officiellement leur proximité avec le pouvoir en place. Ce qui en fait ne les a pas empêchés de fustiger la flambée incessante des prix des denrées sous le régime libéral. Durant tout le parcours, ils n’ont cessé de dénoncer avec véhémence la crise alimentaire qui étrangle le pays et les difficultés de toutes sortes auxquelles font face les entreprises sénégalaises.

Sur leurs pancartes l’on pouvait lire toutes sortes de revendications allant de la baisse du pouvoir d’achat à la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires, sans oublier la demande urgente d’ouverture de négociations avec les syndicats d’enseignants. Ainsi que des messages, sortes de SOS en faveur des travailleurs de la Srg Icotaf, une société en liquidation et dont les salariés courent derrière six mois d’arriérés de salaires. Ils plaident également en faveur de l’accès au crédit pour les travailleurs de l’informel et pour le renforcement du parc de transport Tata bus des dockers et pointeurs du port de Dakar. D’autres pancartes expriment quelques exigences tels que le recrutement dans la Fonction publique et l’application de la convention collective de l’enseignement privé arabe.

Le cortège des travailleurs encadrés par les forces de l’ordre a poursuivi dans la discipline son défilé sous la houlette des leaders syndicaux des deux centrales syndicales, de quelques sénateurs, du premier questeur de l’Assemblée nationale et des élus locaux dont le maire de Guédiawaye Bocar Sedick Kane ainsi que de responsables politiques libéraux dont Cheikh Tidiane Touré.

C’est dans cette ambiance que le syndicaliste député Ibra Diouf Niokhobaye leader de la Cdts a révèlé que le défilé de cette année est particulier car le Ier mai est célébré dans un contexte de crise énergétique avec le baril du pétrole qui a atteint 120 dollars ; de crise alimentaire qui secoue le monde entier et par une crise monétaire en rapport avec la montée de l’euro et la baisse de la valeur du dollar. Toutes choses qui ont des répercussions néfastes sur la valeur monétaire du franc Cfa. C’est face à cela que le député syndicaliste propose aux Etats de l’espace de l’Ueamo de se retrouver pour décider d’une baisse de la Tva afin que les produits alimentaires puissent être disponibles et accessibles sur le marché.

Le syndicaliste révèle en outre qu’il partage les préoccupations des consommateurs sénégalais. D’ailleurs il est nécessaire d’instituer quelques sanctions sévères à infliger aux commerçants et autres spéculateurs tout en renforçant les brigades de surveillance des prix. M. Diouf Niokhobaye a saisi l’occasion pour confier que lors des négociations tripartites (gouvernement, patronat, syndicats) engagées la semaine dernière, une hausse salariale de 50% a été demandée en faveur des travailleurs du privé, s’il le faut avec une application dégressive.

Dans leur plaidoyer, ils ont exigé le respect des accords en 2003 et 2008 et demandé le dénouement rapide de la crise du secteur de l’éducation, la réactualisation de la convention collective datant de 1960 relative au statut des dockers, des travailleurs du secteur des transports terrestres et maritimes et les journaliers.

Ils ont réclamé de meilleures conditions de travail pour les journalistes car il s’agit d’améliorer les conditions de vie de tous les travailleurs qui participent largement à la richesse de ce pays.

Les leaders des deux centrales proches du régime libéral n’ont toutefois pas oublié de rappeler les acquis de l’alternance depuis l’an 2000, notamment les différentes augmentations salariales dans le public, la retraite à 60 ans et les avancées dans le secteur de l’éducation, en dépit des difficultés que traverse le secteur.

Source: Sud Quotidien

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Vendredi 2 Mai 2008

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