Référence multimedia du sénégal
.
Google

CASAMANCE-TOURISME ET MARIAGES D'INTERET: Quand on se marie pour le meilleur et pour... le fric

Article Lu 12924 fois

Ils sont légion ces jeunes Casamançais pour qui se marier à une toubab est gage de réussite dans la vie sociale. À travers ces unions, ils espèrent voir le bout du tunnel dans une région où jeunesse rime souvent avec sous-emploi. Construire un cam­pement aux bords de la mer, aider les parents à améliorer leur cadre de vie, émigrer vers l'Europe... Bref, réussir. De Kafountine au Cap Skiring, on assiste à ces mariages pour le meilleur et surtout pour... le fric. Qu'importe l'âge de la femme, même si elle a atteint la ménopause, l'important c'est de se faire une place au soleil plutôt qu'au lit conjugal.



CASAMANCE-TOURISME ET MARIAGES D'INTERET: Quand on se marie pour le meilleur et pour... le fric
II y a des coins dans plusieurs quartiers de la merveilleuse ville de Ziguinchor qui portent le nom de certaines agglomérations ou pays européens. Ces appellations sont souvent déterminées par le nombre élevé de jeunes de la loca­lité qui se trouvent dans les pays européens. Mieux, ces jeunes bénéficient, dans leur majorité, de la nationalité de leurs pays d'ac­cueil. Le mariage facilitant donc l'obtention de cette faveur.

À Boucotte sud, un des quar­tiers de la périphérie de Ziguinchor, des jeunes dans leur langage courant ont déjà défini la toponymie des localités. «Je vais à Stockholm», peut-on par exemple entendre. Et on peut constater qu'il s'agit là d'une dénomination qui est loin d'être fortuite.

«Stockholm, Madrid, .Sttugart », plus proches que jamais

A. Cissé est installé en Suède depuis bientôt sept ans. Il revient tous les mois de décembre pour voir les siens. Il parle même suédois et a une carte de résident, travaille et payé ses impôts. Dans son quartier, il est l'un des premiers de sa génération à se rendre à « Babylone», pour dire l'Europe. Entre l'époque de son premier voyage en Europe et aujourd'hui, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Marié en Suède depuis 2003, Cissé a pu construire un campement à Diana Bolong, un village situé à cinq kilomètres de Kafountine, donnant sur la plage, avec une vue superbe sur l'Océan Atlantique. C'est sa femme qui l'a aidé à financer ce projet. Ces copains de quartier, ses cousins et amis viennent désormais passer la saison touristique dans ce campement. Attendant la venue des touristes, pour la plupart attirés par l'écotourisme qui s'y développe. Ainsi, plusieurs d'entre eux ont pu nouer des liens avec ces touristes, en enseignant des cours de Diémbé ou de gastronomie locale. Des relations sérieuses naissent souvent de ces contacts et aboutissent au mariage. De fil en aiguille, des mariages sont célébrés ça et là. Dans plusieurs cas, les épouses venues de la lointaine Europe vont même jusqu'à accepter de se convertir à la religion musulmane.

Monsieur Cissé, lui, est arrivé à faire sortir plus de six proches du lot et à voir le bout du tunnel. Après le mariage favorisé par les relations tissées dans ce campement, ces jeunes ont réussi à faire des investissements dans leur localité, en créant des emplois et en permettant à d'autres de sortir du lot. Dans ce «Stockolm» local, plusieurs métisses naissent et le maniement de langue suédoise, n’est plus une contrainte. Avoir une toubab comme épouse dans cette localité est donc synonyme d'ascension sociale.

Des mariages de complaisance

Si d'aucuns aiment convoler en juste noce avec une épouse de préférence de race blanche, c'est pour «sortir de la précarité et des conditions de vie difficiles devenues le quotidien des jeunes de la région qui sont plongés dans un chômage chronique», expliquent certains de nos interlocuteurs. Abdoulaye Sagna est Un jeune expatrié qui habite Cap Skiring. Abdoulaye a rompu le mariage qui l'unissait à Virginie, une Espagnole qui a déjà soufflé ses 50 bougies, qui peut donc avoir l'âge de sa mère. C'est en 2006 qu’il s’est marié avec elle, alors qu'elle séjournait dans un grand hôtel du Cap. «Elle voulait aller en excursion dans les îles en basse Casamance. Je lui ai proposé d'être son guide pour visiter la mangrove à l'intérieur des îles. Nous avons loué une pirogue. Tout est parti de là», se souvient-il. En décembre 2006, Abdoulaye Sagna est par­venu, après avoir scellé le lien du mariage avec celle qu'il appelle Mame Diarra, à s'envoler pour Madrid. Après un an de vie commune, 1a lune de miel se transforme, du jour au lendemain, en lune de fiel. «au début, elle m'en fermait dans sa chambre avant d'aller au travail. J'ai souffert ainsi pendant deux ans. Elle m'interdisait de sortir, confisquant mon passeport. Au bout de ces deux années, elle s'est résolue à m’aider à travailler; mais en ayant une mainmise sur mon salaire », raconte A. Sagna. Qui poursuit : «Elle ne voulait même pas que je parle à ses copines. C’est l'ami de la femme d'un ami qui m'a finalement sorti de cette situation avant que je ne brise les liens du mariage. Je n'avais plus rien à perdre puisque je suis en règle avec la législation espagnole.» «Je savais que me marier à elle était le seul moyen de m'en sortir. Je n'avais pas le choix et c'est par intérêt que j'ai agi ainsi», admet il.

« Une vieille à la retraite ? C'est l'avenir assuré»

«Il n'y a aucun problème lié à la différence d'âge. Et si par chance, vous tombez sur une femme qui a pris sa retraite, c'est l'avenir assuré. Elles sont les plus nanties et elles ne t’empêchent souvent pas de chercher une autre épouse africaine. Il y’en a même qui se réjouissent d'avoir une coépouse africaine», confie Lamine Sadio qui tient une auberge à Kafountine. La préférence pour les «vieilles», Sadio ne s'en cache pas. Il s'en glorifie : «J'ai un terrain de deux hectares à Diana et un campement dont les dernières retouches sont en train d'être faites. J'ai construit une maison pour ma mère à Keur Mbaye Fall, sur la route de Rufisque, j'ai permis, à ma mère d'aller à la Mecque. El je dois tout cela à mon ex-femme, une Norvégienne qui travaillait dans les assurances. Je l'ai rencontrée au cours d'une soirée de danse traditionnelle organisée à Kafountine. Nous nous sommes connus et tout est allé très vite. »

Aujourd'hui, les jeunes qui comme Sadio, attendent « toubab pour relation pouvant aboutir au mariage » ne voient d'abord là qu'un moyen de promotion sociale. Selon Mohamed Diémé, un jeune promoteur hôtelier qui a commencé par servir de guide aux touristes, «ce sont les toubab qui cherchent à rencontrer ou à se marier avec nous. Il faut en profiter puisqu'à la différence de nos femmes africaines, les toubabs, elles, font tout à votre place et elles vous permettent, en un temps record, de vous faire une place au soleil.» «Aujourd'hui, j'ai deux petits frères qui travaillent en Europe et j'ai engagé des jeunes de mon quartier dans mon campement à Aliéné, dans la communauté rurale de Kafountine. Et ils ont tous des copines ou des femmes européennes qui ont participé à leur épanouissement. Et plusieurs mariages sont déjà programmés», confie Mohamed Diémé. Qui se souvient que dans un passé récent, il ne se pouvait même pas s'acheter une paire de chaussures,

Quelques raisons pour marier un «black»

D'après des indiscrétions concoctées à travers les époux, on se rend compte que la question du mariage mixte est souvent assez complexe. De vieilles dames, des femmes entre deux âges à la recherche de plus de chaleur dans le lit conjugal, voire des femmes qui demandent plus de virilité. Telles sont en général les raisons qui poussent les vieilles blanches à convoler en justes noces avec des jeunes Casamançais. «Les Suédoises et les habitantes de l’Europe septentrionale en général sont férues de jeunes Africains qui ont la trentaine et à qui elles prêtent plus d'efficacité sur le lit conjugal. Souvent, elles ne sont pas déçues», révèle Omar Badji qui vit avec ses deux épouses, une Africaine et une Hollandaise, à Amsterdam. «La séparation vient souvent du côté de l'époux, lassé par des rapports intempestifs avec ces vieilles qui ont dépassé l'âge de la procréation», renseigne-t-il.

Autre explication, l'ambition de développer des activités touristiques en Casamance par la construction de campements ou autres auberges, pousse souvent ces Européennes à convoler en justes noces avec les jeunes casamançais qui n'hésitent pas une seconde de le faire. Souvent ils n'attendent que ça, ces jeunes qui savent que l'avenir est avec ces femmes qui ont travaillé toute leur vie et qui sont à la recherche d'une retraite bien méritée dans un coin perdu de la nature, comme c'est le cas dans des villages comme Cap Skiring, Abéné, Carabane, Kafountine, Ziguinchor, etc.

C'est dire que le mariage d'intérêt est toujours, d'actualité et épouser une Européenne reste comme toujours un raccourci pour se hisser dans le rang social même si ces mariages dénotent clairement la propension des jeunes à avoir la vie de leurs rêves aux prix de leurs performances sexuelles.

Cependant, le revers de la médaille, c'est que malgré les précautions qui existent aujourd'hui, les jeunes sont souvent exposés aux Maladies sexuellement transmissibles (MST) comme le sida avec ces mariages qui sont scellés, pour la plupart, par pur intérêt.

Boubacar SOW
Source Walf Grand Place

Article Lu 12924 fois

Dimanche 18 Octobre 2009





1.Posté par americain le 18/10/2009 13:47
Ki mom warna meun Handjob ak lokho am you rafette yi

2.Posté par raoul coly le 18/10/2009 20:10
qu est ce qu il est con ce boubacar sow.ce phenomene existe dans tout le senegal
pourquoi cite que la casamance ?

3.Posté par BOY ZIG le 18/10/2009 20:28
C EST LA RECOLONISATION PAR LE SEXE UNE DES NOMBREUSES POTENTIALITES DE LA CASAMANCE

4.Posté par BRIMA le 18/10/2009 21:46
Vous allez pas en vouloir aux européennes! Elles, au moins, leurs intentions sont claires. Elles veulent des mâles. Et si elles sont seules, ce n'est pas parcequ'elles sont vieilles et que personne n'en veut en europe. C'est plutôt qu'avec l'âge, elles comprennent qu'au fond, l'homme ne leur est utile qu'au lit! Alors autant s'encombrer d'un mâle que la nature a gâté, ça, je dois le reconnaître mieux que les autres. Les sénégalais, qui eux ont des intêrets finanaciers ou autres, se vendent donc à ces femmes. Ce sont eux les prostitués....Echange de bons procédés!!!

5.Posté par keita le 19/10/2009 18:05
Il n'est pas con, il parle de la Casamance seulement parce que c'est là qu'il est.

6.Posté par EH BEN! le 19/10/2009 18:47
PROS-TI-TU-TION

7.Posté par ETERNELHIOPE le 08/11/2009 21:59
chers lecteurs !
Je me consacre plutôt à la renaissance de cette belle partie SUD du sénégal qui a trop souffert de son incompréhension divine.
La CASAMANCE ( casaland) mérite sa dignité plutôt que d ' être villipender...
Nous "fidji di terra " , la casamance nous a tout donné . Donc , rendons la politesse pour que l ' harmonie et la joie reviennent comme dans le passé
JE ME DEMANDE SI ON VA REECRIRE LA LEGENDE OU LE DESTIN ?
vOUS LE SAUREZ EN VENANT ME JOINDRE A ZIGUINCHOR
contact : dyvanah@gmail.com

8.Posté par ludi le 17/05/2010 14:53
C'est pas qu'au Sénégal, je connais une veille qui se la joue grande dame de coeur pour l'afrique et plus particulièrement le Cameroun, à base d'association, qui se la joue grande artiste sensible à l'art africain mais en fait tout ce qui l'interesse c'est de se payer des africains qui pourraient être ses fils pour s'entendre dire des mots doux comme une gamine de 15 ans !!! Et faut voir les sommes qu'elle investit juste pour s'imaginer qu'elle peut encore séduire .... je ne resiste pas à l'envie de la nommer, c'est Catherine Orliaguet, à bonne entendeur pour ceux qu'ont besoin d'arrondir leurs fin de mois, sa générosité est sans limite si vous savez y faire !!!

9.Posté par soloka le 16/03/2011 18:04
bonjour,
Je veux aussi appartenir à la legion

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State