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CAMEROUN : Au moins un mort dans des émeutes à Douala

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Le meeting de l’opposition qui voulait protester contre toute idée de réviser la Constitution a été interdit, samedi. Les jeunes ne l’ont pas entendu de cette oreille. La deuxième ville du Cameroun a ainsi connu un après-midi de violences.

Douala - "Donnez-nous des armes pour qu’on puisse se défendre contre la Police !", crient de jeunes Camerounais dans le quartier Madagascar de Douala, au lendemain d’échauffourées entre habitants et forces de l’ordre qui ont fait au moins un mort.

Des agents d’entretien ramassent les nombreux restes de pneus brûlés qui noircissent la chaussée du quartier. Si chacun semble être retourné à ses occupations dans ce quartier populaire, la tension reste vive.

"Les braqueurs, regardez les braqueurs !", s’exclame un peu plus loin un jeune homme au passage de deux véhicules blindés de la Police. A l’intérieur, équipé de lunettes noires et d’un gilet pare-balles, un policier agite, goguenard, son index en direction des jeunes.

"Regardez comme ils nous provoquent !", s’insurgent des adolescents.

A une centaine de mètres, dans une ruelle traversée par une rigole d’eau verdâtre, des pleurs s’échappent d’un rassemblement.

"Mon fils n’était pas là pour faire la guerre, pourquoi est-il mort ?", se lamente une femme en sanglots. "C’est la guerre de Biya et c’est nous qui payons", crie-t-elle. "Notre fils Raoul rentrait de son travail en fin de journée quand il a été tué par une balle qui l’a touché sur le côté gauche", raconte le père de la victime. "Il avait 18 ans, il est mort sur le coup".

En fin d’après-midi hier, des centaines de personnes s’étaient rassemblées au rond point Madagascar pour manifester à l’appel du principal parti d’opposition, le Social democratic front (Sdf) contre la révision de la Constitution. Mais, alors que le Sdf venait d’annoncer qu’il reportait le meeting par peur de représailles de la Police, celle-ci a chargé, faisant usage de gaz lacrymogène et de lances à eau.

"Ils lançaient l’eau jusque dans les maisons. On ne pouvait plus respirer dans l’appartement", raconte une marchande de rue. "Partout les policiers ont tiré, alors qu’on ne faisait rien", assure un autre habitant.

AFP

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Lundi 25 Février 2008


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