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Buuba Diop (médiateur) : ‘Il y a une bombe religieuse à l'Ucad'

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Pour la quatrième fois depuis la mise en branle de la dynamique de l’ombudsman, Boubacar Diop dit Buuba a présenté à la presse le pré-rapport 2006/2007 du médiateur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le rapport de cette année ne diffère en rien de ceux qui l’ont précédé sur la table du recteur. Pour cause, l’année universitaire 2006/2007 a été ponctuée, comme d’habitude, de violences dévastatrices à large échelle tant au niveau du campus social que pédagogique.



En marge de la cérémonie de présentation, hier, du pré-rapport sur l’Université, le médiateur, Boubacar Diop est revenu sur les violences religieuses ou éthniques qui ont failli entraîner l’institution dans un engrenage de violences dévastatrices à large échelle. ‘Tous les rapports le disent depuis 2004. Il y a une bombe religieuse à l’université avec cette floraison d’associations religieuses ou éthniques. Ce débat-là, on ne l’a pas engagé. Mais, il faut le faire. Dans toutes les universités, on évoque ce problème religieux, mais à Dakar on n’a jamais voulu l’évoquer. On fait la politique de l’Autruche. Or, il y a danger’, certifie Boubacar Diop Buuba pour qui c’est aux autorités compétentes de prendre les dispositions pour éviter une catastrophe à l’université.
Ainsi donc, comme à la veille de chaque assemblée de l’université, l’ombudsman de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Babacar Diop a présenté à la presse son pré-rapport dans lequel, il fait l’inventaire exhaustif des actions menées, des résultats obtenus ainsi que des problèmes saillants qui ont secoué la vie de l’institution universitaire. Mais autant dire, tout de suite que, depuis 2004, date d’installation de la fonction de médiateur confiée à Babacar Diop Buuba, les rapports répètent, quasiment, les mêmes choses. Et durant cette année universitaire 2006/2007, la violence sous toutes ses formes a affecté la communauté universitaire dans son ensemble, quelles que soient par ailleurs les motivations. Néanmoins, dans le pré-rapport de l’organe de prévention des conflits, de médiation et de facilitation au sein de l’Ucad, ce sont les violences religieuses, entre étudiants ou entre ces derniers et policiers, qui ont davantage défrayé la chronique au sein de l’université.

Sur 2 pages du pré-rapport qui en compte 9, l’ombudsman revient largement sur ces événements violents qui n’ont épargné aucune faculté. ‘L’année universitaire s’est ouverte comme nous l’avons craint sur des conflits ponctués de violences au niveau du campus social. Déjà en fin septembre, lors des rencontres sur la pré-codification, des violences sont déclenchées. La presse est revenue largement sur ces évènements’, constate pour le déplorer dans le pré-rapport, le facilitateur. Pour Babacar Diop dit Buuba, les étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines ont joué un rôle central dans les conflits en début d’année. ‘Ces violences ont conduit certains étudiants au tribunal. Le procès a eu lieu, des étudiants furent condamnés, leurs camarades, ceux de la même Faculté, manifestent leur solidarité et après presque un mois de grève, ils vont reprendre le chemin des amphithéâtres’, rappelle le médiateur.

Toujours, au niveau de la Faculté des lettres et sciences humaines, Boubacar Diop dit Buuba déclare avoir constaté des violences lors des élections contestées des délégués des étudiants. Selon lui, ce type de contestation s’est répété à la Faculté des lettres en juin 2007 ainsi qu’à la faculté des sciences.

En plus des violences entre étudiants, l’organe de prévention des conflits, de médiation et de facilitation au sein de l’Ucad s’est intéressé dans le pré rapport ‘aux batailles de front’. ‘Elles ont pour l’essentiel comme terrain l’avenue Cheikh Anta Diop : les affrontements entre étudiants et policiers sont devenues d’une banalité grotesque : les victimes sont souvent de simples citoyens, chauffeurs de taxi ou de bus, des marchands’, fait remarquer le texte de l’ombudsman. D’ailleurs, au nom de l’Université il a présenté ses excuses aux victimes. Il ajoute qu’’il nous est arrivé parfois d’aller sur le front pour mieux voir les acteurs et comprendre leur comportement. Ainsi nous avons pu rencontrer parfois des délégués qui nous ont avoué, les yeux dans les yeux, que c’est parfois le seul moyen de se faire entendre’. Dans le même ordre d’idées, il écrit que ‘les échanges d’information avec les forces de police révèlent d’autres facettes des rapports entre Etat et l’Université, voire les télescopages entre les différents services de l’Etat sur le campus’. Pour le médiateur, tout cela montre bien que l’Ucad occupe, en plus de son rôle dans l’animation culturelle et scientifique, une place particulière dans la température socio-politique du pays.

Mamadou SARR
Source: Walfadjri

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Samedi 1 Septembre 2007

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