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Blanchiment de capitaux dans l'Uemoa : Les ministres des Finances et la Bceao se font des soucis

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La lutte contre le blanchiment d'argent a été au cœur des débats de la dernière réunion des ministres des Finances de l'Uemoa tenue le 15 septembre courant à Bissau. Laquelle a été suivie deux jours après, du Conseil d'administration de la Bceao.



Blanchiment de capitaux dans l'Uemoa : Les ministres des Finances et la Bceao se font des soucis
Le blanchiment des capitaux dans la sous-région préoccupe au plus haut point le Conseil d’administration de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), mais aussi le Conseil des ministres des Finances de l'Union économique monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui s'est réuni, le 15 septembre en session ordinaire dans les locaux de la Bceao à Bissau sous la présidence de Jean Baptiste Compaoré, ministre de l'Economie et des Finances du Burkina, président en exercice. Il était à l'ordre du jour aussi bien de la réunion du Conseil des ministres que de celle du Conseil d’administration de la Banque. Ont pris part à ces travaux, Soumaïla Cissé, président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Damo Justin Baro, gouverneur par intérim de la Bceao, Issa Coulibaly, président par intérim de la Banque ouest africaine de développement (Boad) et Martin Gbedey, président du Conseil régional de l'épargne publique et des marchés (Crepmf).
A l'issue de ce conclave de deux jours (15-17septembre 2007), les ministres des Finances de l'Union ainsi que les dirigeants de la Bceao ont, dans un communiqué sanctionnant leur rencontre, convenu de l'urgence pour les Etats membres de mettre en œuvre et de démarrer de manière effective leur dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux dans les meilleurs délais. Ainsi tout en se félicitant des évolutions intervenues, notamment dans le parachèvement du processus de transposition de la loi uniforme dans les ordres juridiques internes des Etats membres, ils exhortent ‘les pays qui ne l'ont pas encore fait, à accélérer les diligences nécessaires à la création des cellules nationales de traitement des informations financières (Centif) et au démarrage effectif des activités de ces cellules dans les meilleurs délais possibles’. Si la création de telles cellules préoccupe autant, c’est parce qu’elles constituent l’un des moyens de rendre plus efficace la lutte contre le blanchiment de l’argent sale dans l’espace Uemoa. Leur création aidera, en effet, à une plus grande fluidité dans la circulation des informations financières d’un Etat membre à un autre.

Concernant la situation économique, financière et monétaire de l'Union monétaire ouest-africaine (Umoa) au 30 juin 2007, le communiqué fait remarquer qu'elle reste marquée par ‘la persistance de signes de fragilité de la croissance économique dans un contexte marqué par des progrès encore insuffisants dans la résolution de la crise énergétique et dans la restructuration de certaines filières agricoles et minières’. C'est la raison pour laquelle pour 2007, la Bceao et l'Uemoa tablent sur des perspectives de croissance économique relativement faibles de l'ordre 3,7 % au sein de l'Union. Ce qui ne manquera pas d'avoir des conséquences négatives sur les efforts à déployer en vue de la réduction de la pauvreté au sein de l'Union. Cette croissance s'explique en grande partie, selon le texte que nous avons reçu, par les difficultés persistantes notées au plan régional dans le secteur de l'énergie ainsi que des principales filières agricoles. ‘Les ministres ont noté que les tensions sur les prix des produits pétroliers et des denrées alimentaires importées constituent une préoccupation majeure dans tous les Etats membres de l'Union’, fait remarquer le document. Par conséquent, les administrateurs de la Bceao et le Conseil des ministres de l'Union ont invité les Etats membres ‘à rechercher des solutions concertées au problème de l'énergie et aux défis de la relance des filières de production, en vue de mettre les économies de l'Union sur un sentier de croissance forte et durable’. Ils ont également souligné la nécessité de la mise en œuvre de politiques sectorielles propres à accroître l'offre locale de produits alimentaires et à réduire la dépendance des Etats à l'égard des importations.

Par contre, pour ce qui est des agrégats monétaires, les membres du conseil et les administrateurs de la Bceao ont constaté une évolution caractérisée par un renforcement de la masse monétaire et un accroissement des dépôts. C'est pourquoi, ils ont estimé que ‘les conditions favorables actuelles doivent être mises à profit de manière efficiente pour le financement des besoins d'investissements des Etats membres et du secteur privé par le recours au marché financier régional’.

Les administrateurs et les membres du Conseil ont, en outre, examiné l'état de préparation de la mise en œuvre de la réforme institutionnelle de l'Uemoa et de la Bceao et ont recommandé la mise en œuvre rapide des mesures idoines par les Etats membres en vue de l'entrée en vigueur de ladite réforme.

Mamadou SARR
Source: Walfadjri

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Mercredi 19 Septembre 2007

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