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Bilan de la CAN : La faillite de l’Afrique de l’Ouest

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Bilan de la CAN : La faillite de l’Afrique de l’Ouest
Avec 7 équipes engagées et en plus évoluant sur son territoire, l’Afrique de l’ouest était très attendue lors de cette 26ème CAN de football. Finalement, elle est passée à côté, ne récoltant que la médaille de bronze par le Ghana, pays hôte, vainqueur de la Côte d’Ivoire, autre grand de la sous-région, lors de la finale de consolation qui a rarement aussi bien porté son nom.

Accra : La 26ème Coupe d’Afrique des Nations de football a donc vécu du 20 janvier au 10 février au Ghana. Avec à l’arrivée, un nouveau sacre de l’Egypte. Le sixième depuis 1957 et le deuxième d’affilée après celui du Caire en 2006. Un titre qui n’a rien de surprenant au vu du jeu pratiqué par les « Pharaons », même si ces derniers ne faisaient pas forcément partie des grands favoris avant la compétition. On citait plutôt la Côte d’Ivoire et ses nombreuses individualités. Finalistes malheureux en 2006 au Caire face à l’Egypte, les « Eléphants » étaient censés décrocher une deuxième couronne continentale (après celle de 1992 au Sénégal) sans trop de soucis. A moins, pensait-on, que les « Black stars » du Ghana, hôtes de la compétition, ne leur fassent des misères et imitent leurs glorieux anciens qui en 1963 et 1978 déjà, avaient accueilli et remporté l’épreuve.

D’autres voyaient également le Maroc, très performant lors de ses matches de préparation ainsi qu’en témoignent son nul (2 buts partout) face à la France et sa nette victoire sur le Sénégal (3 - 0), en novembre dernier à Paris. Le Mali était très attendu pour la qualité de ses joueurs, mais aussi parce qu’il avait toujours disputé au moins les demi-finales à chaque fois qu’il s’était qualifié à une CAN. Le Cameroun, jamais facile à manœuvrer et au moral inaccessible au découragement, serait encore là, disait-on, même si, comme à son habitude, sa préparation n’avait pas été un modèle du genre. Voire le Nigeria qui avait toujours passé le cap des quarts de finale depuis 1982 et dont l’immense réservoir de joueurs éparpillés à travers le monde autorisait tous les rêves. La NFA n’avait-elle d’ailleurs pas « obligé » Berti Vogts, l’entraîneur allemand des « Super eagles », à reconnaître qu’aucune autre alternative ne s’offrait à lui que de remporter le trophée, vu le nombre de bons joueurs mis à sa disposition et la qualité de la préparation à ce sommet du football africain ?

Tous ne furent pas exacts au rendez-vous. A commencer par les vrais « géants » et les « géants aux pieds d’argile » de la sous région. Il y a deux ans en Egypte, les équipes ouest africaines avaient été particulièrement convaincantes, plaçant 3 d’entre elles en demi-finales (Sénégal, Côte d’Ivoire et Nigeria) et contestant la suprématie nord africaine et égyptienne plus spécialement, jusqu’aux tirs au but de la finale par la Côte d’ivoire. Là, on avait déjà du mal à comprendre que ni le Sénégal, ni la Guinée, encore moins le Mali ne passassent pas le premier tour (pour ne pas parler du cas du Bénin que seul un exploit eût pu permettre de survivre à un Groupe B de feu, aux allures de Poule d’un tournoi de la CEDEAO, aux côtés du Nigeria, du Mali et de la Côte d’Ivoire). Mais que le Nigeria s’arrêtât en quarts de finale, c’était une surprise relativisée cependant par le fait que son tombeur n’était autre que le Ghana, pays hôte de la compétition. Ce Ghana justement que bien des observateurs voyaient en finale de « sa » CAN, et qui en demi-finales vint renforcer, à ses dépens, la réputation du Cameroun de spécialiste des équipes accueillant l’épreuve chez elles. Il ne restait plus que la Côte d’Ivoire pour faire briller les couleurs de la sous-région ouest africaine. Mais les « Eléphants » sont tombés de très haut face aux Egyptiens. Un cinglant 4 buts à 1 ; et voilà les Ouest Africains obligés de suivre la finale à distance.

Un dernier acte disputé dimanche au Ehene Djan stadium d’Accra par deux habitués aux honneurs qu’on ne voyait cependant pas à si belle fête. L’Egypte cinq fois vainqueur du trophée et le Cameroun fort de ses quatre titres continentaux. Preuve de la régularité de ces deux équipes au plus haut niveau. Les « Pharaons », grâce à une bonne politique sportive au niveau de clubs tels que Zamalek, Al Ahly, Ismaïlia, voire Port Saïd qui brillent de mille feux sur le continent. Et qui ont fourni l’essentiel des joueurs qui ont donné à leur pays son sixième titre avant-hier. Les « Lions indomptables », grâce à un mental de guerriers inscrits dans leurs gènes et une culture de la victoire qui se transmet de génération en génération.

Face à ces deux équipes, les machines les plus rodées ont calé. La Tunisie, dans le sillage de son grand chelem en clubs (l’ESS et le CSS ayant tout raflé sur le continent), devait confirmer en sélection. Elle a été usée et sortie de la course par le Cameroun. Les autres ou leurs vainqueurs n’ont pas plus fait le poids. Le Groupe C de Kumasi n’avait pas la réputation d’être le plus relevé de tous. N’empêche, il a donné les deux finalistes. Et l’Egypte a mis tout le monde d’accord. Elle était la meilleure équipe du tournoi. Elle s’est imposée. On peut lui dire Bravo !

Source: le Soleil

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Mardi 12 Février 2008

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