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Bilan Saison de lutte 2006-2007 : L’arène dans tous ses éclats

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Bilan Saison de lutte 2006-2007 : L’arène dans tous ses éclats
Lac de Guiers 2 : A qui le tour ?

Sa fulgurante ascension dans l’antichambre de la cour des grands a surpris plus d’un. Méconnu du grand public l’année dernière, Lac de Guiers 2 a littéralement «explosé» lors du mini-championnat organisé par Gaston Mbengue. Tour à tour, ont fait les frais du génie de Lac de Guiers 2, qui a la manie de se débarrasser de ses adversaires en quelques secondes, Tapha Tine, Issa Pouye, Yékine Junior… et tout dernièrement, Zoss. En l’espace de quelques mois seulement, le pensionnaire de l’écurie Walo s’est taillé les habits d’un futur champion, forçant du coup l’admiration des férus de lutte. Bagarreur hors pair doublé d’un fin technicien, Lac de Guiers II impressionne, surtout par son calme olympien et sa sérénité. Sa dernière victime Zoss a été forcée à une retraite prématurée.

Auguste : L’étoffe d’un champion

Auguste, le bien nommé, est sans doute l’une des valeurs sûres de l’arène sénégalaise. Après sa défaite contre Ouza, le lutteur Mbourois s’est racheté auprès de ses fans en survolant de sa classe le championnat d’Afrique de lutte où il a été sacré meilleur lutteur. Promu capitaine des «Lions», le lieutenant de Bombardier a porté à bout de bras l’équipe nationale de lutte qui est montée sur la plus haute marche du podium. Doté d’une plastique de futur mastodonte et d’un bagage technique impressionnant, ce bel athlète n’a pas encore fini de faire parler de lui.

Papa Sow : Little Big Man (le petit qui veut devenir grand)

C’est sans doute la grande satisfaction de l’écurie Fass. Derrière son visage juvénile et son regard innocent, se cache un lutteur redoutable à la technique affinée. Doté d’une maestria au-dessus de la moyenne, Papa Sow a déjà tout d’un grand. Agé seulement de 27 ans, ce sosie de «Tapha Guèye» impressionne déjà par son savoir-faire qui contraste avec son petit gabarit. Ses deux victimes de la saison, dont récemment Doun Khaf, l’auront appris à leurs dépens. Avec une facilité déconcertante, le frangin d’Ouza Sow a «corrigé» avec la manière, ces deux «armoires à glaces». Deux «coups d’éclats» qui l’ont propulsé au devant de la scène en attendant la saison prochaine. Une chose est sûre, n’eut été sa taille «trois pommes», Papa Sow allait faire très mal.

Ouza 2 : Graine de champion

C’est la toute dernière trouvaille de l’écurie Fass. A première vue, ce môme n’a rien d’un lutteur, tellement son physique ne le laisse penser. Mais ses deux sorties victorieuses cette saison au stade Iba Mar Diop, ont démontré le contraire. Devant des adversaires mieux lotis physiquement, ce poids plume a enchanté les férus de lutte qui voient déjà en lui une graine de champion. Rompu à la lutte greco-romaine, Ouza n°2 surmonte son handicap de poids par une technique ahurissante qui ne laisse aucune chance à ses adversaires. Son génie a convaincu Ambroise Sarr, entraîneur national de lutte, de le pré-sélectionner dans l’équipe nationale.

Confirmations

Thiék : A surveiller !

Désormais, il faudra compter avec lui. Ce colosse avoisinant les 2 mètres qui rappelle à bien des égards un certain Mouhamed Ndao Tyson, n’est guère dans l’arène pour y faire de la figuration. Espoir de toute une écurie en quête de champion depuis le départ de Balla Bèye II, Thiék est bien parti pour porter haut, le flambeau de Pikine dont il veut redorer le blason. Tout chez Thiék est démesuré : ses mensurations mais aussi… ses ambitions. Pour cause, le poulain de Pape Diop est tout simplement obnubilé par le titre de «roi des arènes». Sa victoire éclatante sur Zale Lo qui a précipité la descente aux enfers du chef de file de l’écurie Force Tranquille, atteste de sa volonté de jouer les premiers rôles dans le monde de la lutte avec frappe. Son nom ne sonne-t-il pas comme le verbe anglais «To Check» qui veut dire… surveiller ? No comment !

Balla Gaye 2 : Sur les traces de Less

Ne serait-ce que pour son identité, Balla Gaye 2 force le respect. En plus d’être le fils de son père, le «Lion de Guédiawaye» doté d’une technique au-dessus de la moyenne, s’est imposé en un temps record comme un potentiel candidat dans le cercle très fermé de la cour des grands Non content d’avoir battu tous les lutteurs de sa génération, le pensionnaire de l’école de lutte Balla Gaye, avait franchi un autre pallier en sonnant le glas des «vieux briscards» : Coly Faye puis Ousmane Diop. Victimes des foudres du fougueux héritier de Double Less, ces deux «papys» n’ont rien pu faire pour arrêter l’ascension du môme culotté au savoir-faire précoce. Et comme pour couronner une saison qu’il aura survolé de sa classe, Balla Gaye 2 a effacé de sa mémoire son unique revers devant Issa Pouye en laminant le «Caïman» Tharoyois. De quoi confirmer l’avenir doré prédit par bon nombre de puristes.

Chapeau

Gris Bordeaux : La couleur est donnée !

Avec lui, l’écurie de Fass n’a plus de souci à se faire à propos de la succession de Tapha Guèye. Car Gris Bordeaux est tout simplement le nouveau «Tigre de Fass». Un titre qui lui va si bien, tout comme celui de ténor de l’arène acquis depuis ses succès respectifs devant Lac de Guiers et tout récemment Bombardier. Considéré comme un outsider devant le B 52, requinqué par sa 2e victoire sur Tyson, Gris a surpris son monde en infligeant une correction mémorable au lutteur Mbourois. Suffisant pour le propulser dans la cour des grands aux côtés de Baboye et Yékini, mais également pour l’introniser, bon gré mal gré à la tête de l’écurie Fass dont il est le nouveau leader.

Yékini : Un Roi XXL

Actuellement dans le monde de la lutte avec frappe, il y a Yékini et les autres. Indétronable, Yakhya Diop l’est assurément. Invincible en seize combats, le roi des arènes continue tranquillement sa promenade de santé. Affecté par son nul devant Tapha Guèye qui lui est toujours resté à travers la gorge, «l’enfant de Bassoul» a confirmé, en résistant à la furie de «l’Ouragan» Balla Bèye 2. Un succès comme pour démontrer qu’il reste le roi incontestable et incontesté de l’arène. Récemment sacré Lion d’or 2005, le «roi» n’entend pas céder de sitôt sa couronne.

Retours

Balla Bèye 2 : Un «Lion» tel qu’on l’aime

La peur, Balla Bèye 2, connaît pas. Fidèle à sa réputation de dur à cuir, Baboye a démontré qu’il ne recule devant aucun mastodonte, fut-il roi des arènes. Chef de file de l’écurie Haal Pulaar après avoir balayé le B 52 sur son passage, celui qui a failli être à l’origine d’un tsunami dans l’arène a sublimé les amateurs par son courage à nulle autre pareille. En effet, jamais dans l’histoire de la lutte, la défaite d’un lutteur n’a suscité autant d’euphorie de la part des amateurs, au point d’être considérée comme une victoire. Car, devant Yékini, l’Ouragan a fait vaciller le trône du roi qui a failli y laisser sa couronne. Un «exploit» qui le conforte dans le cercle restreint des «seigneurs de l’arène» non sans augmenter son capital-sympathie, auprès des amateurs.

Ouza Sow : Le rasta man refait surfass

Si cette saison a été faste pour l’écurie Fass, elle aura également été fructueuse pour Ouza Sow. Pour cause, le teigneux lutteur aux dreadlocks, dont la carrière prometteuse était subitement minée par des défaites à répétition, a fait un come-back gagnant. Opposé au redoutable Mbourois Auguste, qui avait corrigé quelques mois avant Boy Nar, Ouza a pris le meilleur, de fort belle manière sur le tombeur de son ami. Un succès qui consacre le retour au premier plan d’Ouza, tout heureux de voir son frère Papa Sow marcher sur ses traces.



Déceptions

Tyson : Un goût d’inachevé…

Son départ avec fracas de l’arène, le 7 Janvier 2007 a été l’image qui a le plus marqué cette saison. Ce n’était pas tout, car, quelques jours seulement après avoir livré ce qui allait être son dernier (?) combat (sans doute le plus controversé après Mbaye Guèye-Double Less) Tyson décide, à la surprise générale, de se retirer de l’arène. Les amateurs n’en revenaient pas. Celui qui avait révolutionné le monde de la lutte et écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de cette discipline, quitte l’arène sur la pointe des pieds. Son éternel bourreau, Bombardier, était encore passé par là. Le B 52 qui lui avait infligé son premier revers en 2002 réédite l’exploit cinq ans plus tard. La défaite de trop après l’humiliation subie devant Yékini. Comme un malheur n’arrive jamais seul, son départ a laissé une écurie décimée par une crise. Le Boul Falé n’enchante plus et se cherche désespérément un leader. Grandeur et décadence

Bombardier : Le B 52 ne «dynamite» plus

Le seul fait de prononcer son nom faisait trembler bon nombre de lutteurs. Pour avoir réussi la prouesse d’être le premier tombeur du «tout puissant» Tyson, Bombardier avait fini de se faire un nom dans l’arène sénégalaise. Mais quelques années seulement, après avoir semé la psychose au sein de celle-ci, voilà que le B52 ne fait plus peur. Le «mythe» Bombardier n’existe plus, par la faute de l’Ouragan Baboye, auteur d’un coup d’état sur le chef de file de l’écurie Mbour. Désireux de reprendre du poil de la bête après sa victoire controversée sur Tyson, Bombardier chute de son piédestal de ténor pour céder la place à son bourreau Gris Bordeaux en route vers le sommet.

Eumeu Sène : une entrée en scène ratée

Après le départ de Tyson, une querelle de leadership est venue miner l’écurie Boul Falé. Désigné comme «l’homme providentiel» pour assurer la relève au sein de l’écurie, rendu célèbre par Mouhammed Ndao, Eumeu Séne a raté l’occasion d’assurer l’héritage de son mentor. Pour sa première sortie après le départ de Tyson, le génial technicien Pikinois n’a pas fait le poids devant Khadim Ndiaye qui l’a «remis à sa place».

Source: L'as

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Lundi 13 Août 2007


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