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Baba Maal ambitionne de monter sa propre structure

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Le chanteur Baaba Maal, qui jouit déjà une certaine autonomie au sein de Palm Pictures, maison de disque dirigée par Chris Blackwell, ambitionne de monter sa propre structure pour diversifier ses activités.



Baba Maal ambitionne de monter sa propre structure
‘’Mon ambition c’est d’être comme Chris Blackwell, d’avoir une structure. Je suis quelqu’un qui veut qu’au même titre que les autres, nous puissions montrer que nous pouvons créer des structures, les manager et les rendre profitables’’, a-t-il indiqué à l’APS au lendemain d’un concert donné mercredi dernier à Cas-Cas à l’invitation de l’Union des femmes de l’île à Morphil.

‘’J’aimerais qu’un jour, on dise qu’il y a une maison de disque de Baaba Maal. Que si cette maison de disque veut collaborer avec d’autres, qu’elle puisse le faire d’égale à égale’’, a-t-il précisé.

Le lead vocal du Dande Lenol a relevé que ‘’depuis quelques années, tout ce qui concerne Baaba Maal et le Dande Lenol vient de son investissement dans cette maison (Palm Pictures)’’.

‘’Depuis quelques temps ce n’est plus Chris (Blackwell) qui emploie Baaba Maal, c’est Baaba Maal, lui-même, qui emploie des personnes de la structure Palm Pictures, à faire promouvoir le Dande Lenol. Je suis autonome dans cette structure’’, a-t-il dit à ce propos.

L’artiste a souligné que c’est dans l’optique d’une gestion autonome de ses affaires que le festival ‘’Le Blues du Fleuve’’ a été monté. Cette manifestation a déjà connu deux éditions (2005 et 2006).

‘’C’est d’abord un souci de vouloir créer des espaces d’échanges sur le plan culturel, médiatique, social. C’est en même temps un défi, parce que voyager pendant plus de vingt ans, jouer sur toutes les scènes du monde, rencontrer la presque totalité des grands musiciens du monde, enregistrer des albums avec d’autres groupes et producteurs, voir comment s’organisent des festivals à travers le monde et ne pas revenir en Afrique faire la même chose, ce serait défaillir à notre mission’’, a-t-il ajouté.

Baaba Maal a indiqué qu’il est homme d’affaires ‘’depuis très longtemps’’, admettant qu’il a eu ‘’la négligence de ne pas le faire savoir aux Sénégalais et aux Africains’’.

‘’Mais, a-t-il poursuivi, depuis que j’ai commencé à collaborer avec Chris Blackwell avec Island Records, jusqu’à ce que cette structure devienne Palm Pictures, tout ce que je gagne avec mes prestations (lancement de disques, sur scène, etc.), j’essaie de mettre une grande partie de ça de côté, pour monter des structures au sein de la structure de Chris Blackwell.’’

Il a ajouté que cette évolution est destinée à ‘’promouvoir la musique qu’il aime, pas seulement celle d’Afrique, participer à la production — il cite les albums de Kawnding Cissokho et Mami Kanouté —, l’organisation du festival Le Blues du Fleuve (à 100 pour cent financé par Baaba Maal pour les deux premières éditions)’’.

‘’Mon ambition c’est de faire gagner Baaba Maal en étant promoteur de ce festival et, au-delà, faire gagner aussi les communautés qui participent à organiser cette manifestation. Dans le futur, il s’agira de construire des structures qui peuvent leur permettre de se gérer culturellement’’, a-t-il encore dit.

‘’Je ne récupère pas tout mon argent que je gagne, concernant notamment les droits d’auteur. Je laisse une partie de mon argent comme actions dans la maison de disque. Cet argent participe à promouvoir le Dande Lenol, à le faire tourner dans de très bonnes conditions, à le faire jouer, et aussi à produire d’autres artistes’’.

S’agissant de l’organisation matérielle des deux premières éditions du festival ‘’Les Blues du Fleuve’’, Baaba Maal a expliqué l’avoir prise en charge entièrement, sans demander le soutien de sa maison de disque. Lors de le deuxième édition, en 2006, il a invité des responsables de cette maison ‘’pour qu’ils viennent voir et se rendre compte que de grandes manifestations peuvent être organisées en Afrique, avec le souci de montrer quelque chose au reste du monde’’.

‘’Demain si nous arrivons à mettre des structures de production, j’aurais atteint mon objectif. A ce sujet je salue la vision de Chris Blackwell qui, au lieu de me voir comme un ennemi, me dit : +avec tes relations, tes compétences tu peux y arriver+’’.

Selon Baaba Maal, monter des structures ‘’deviendrait encore plus aisé’’ si les promoteurs ont le soutien des Etats.

‘’S’ils nous donnent le cadre, s’ils nous donnent le soutien logistique, juridique, la possibilité de nous accompagner jusqu’à ce que ces structures soient assez fiables, allègent la fiscalité, les taxes, ça peut être encore plus facile’’, a-t-il conclu.

Source: APS

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Samedi 1 Décembre 2007





1.Posté par Nous irons cracher sur ta tombe le 02/12/2007 15:13
Bravo, et en plus tu en as l'intelligence. Il y va même de l'intérêt des artistes sénégalais et africains que des gens discrets comme toi assurent dans ce secteur....

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