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BILAN DE LA PARTICIPATION SENEGALAISE A LA CAN 2008: Ils n’ont pas mérité de la Nation...

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Les « Lions » avaient quitté Dakar, la crinière au vent, le drapeau national que venait de leur remettre le chef de l’Etat entre les mains, avec la mission de le hisser très haut. Au sommet de la pyramide africaine. La Nation avait mis les petits plats dans les grands. Elle avait mis tous les moyens, comme à chaque fois qu’il est question de cette équipe nationale de football. Rien n’était ni trop beau, ni trop cher. Encore moins superflu. Cette fois, l’encadrement technique n’a-t-il d’ailleurs pas bénéficié des services d’un monteur professionnel « armé » d’un matériel audiovisuel dernier cri, rien que pour mieux étudier, séquencer et disséquer le jeu des différents adversaires des « Lions » ?



BILAN DE LA PARTICIPATION SENEGALAISE A LA CAN 2008: Ils n’ont pas mérité de la Nation...
C’est dire que rien, absolument rien n’a fait défaut à cette équipe. El Hadji Diouf, le capitaine dégradé à moins que simple soldat voire même radié des rangs pour cause de « sortie nocturne non autorisée », en fin de parcours, ne manquait d’ailleurs aucune occasion de le rappeler. « L’Etat a tout fait pour nous. C’est maintenant notre tour de lui renvoyer l’ascenseur », ne cessait-il de répéter à tout micro qui lui était tendu. Hélas, tout cela est resté au stade de déclaration d’intention. Car, jamais, on n’a senti que cette équipe était capable de se saigner à blanc pour faire pencher la balance de son côté. Et c’est bien de cela qu’il s’agissait. Puisque bien des urgences ont été « gelées », des priorités ont été « suspendues ». La vie de presque toute la Nation s’est articulée tous ces derniers jours autour des prestations des « Lions » en terre ghanéenne, lors de la 26ème Coupe d’Afrique des Nations de football. Les difficultés de vie ? Mises entre parenthèses. Les clivages politiques ? Tus. Tout un pays s’était retrouvé derrière son plus grand dénominateur commun : ses « Chers Lions » du foot pour qui aucun sacrifice n’était trop lourd. Mais ceux-ci avaient-ils simplement compris le sens et l’ampleur de cette attente ? A les entendre parler, oui. Car, c’étaient tout le temps des déclarations guerrières, des engagements à donner tout ce qu’ils avaient dans le ventre. En fait, rien que des professions de foi sans lendemain. Que des déclarations d’intention restées en l’état. Lamine Ndiaye, promu entraîneur suite à la démission d’Henri Kasperczak au soir de la défaite (1 - 3) contre l’Angola, lors de la 2ème journée du Groupe D à Tamale, l’a même laissé entendre à la veille de ce qui sera l’ultime sortie des « Lions », dans cette CAN, contre l’Afrique du Sud, jeudi à Kumasi. « On a trop parlé. Il est temps de passer aux actes (...) Si l’on est des hommes, il va falloir rAéagir en hommes », avait-il déclaré.

Cauchemar

Face aux « Bafana Bafana », ses hommes ont fait ce qu’ils ont pu. Mais le miracle n’a pas eu lieu. Ils n’ont même pas remporté leur match pour espérer un début de réalisation de miracle. En fait, ce n’est pas lors de ce dernier match de groupe que la qualification au second tour a été perdue. Le rêve de grandeur s’est mué en cauchemar dès la 2ème mi-temps calamiteuse de la 2ème journée à Tamale, face à l’Angola. Le Sénégal qui menait à la pause grâce à un but de Diagne Faye, s’était fait rejoindre 5 minutes après le retour des vestiaires avant de se faire démolir physiquement et techniquement le reste du

temps. Avec à l’arrivée, sa plus lourde défaite en phase finale de CAN (1 - 3). En effet, en 10 participations au banquet continental, le Sénégal ne s’était jamais incliné par plus d’un but d’écart. Ses 16 défaites enregistrées avant ce 26ème rendez-vous biennal du football africain (pour 15 victoire et 8nuls), l’avaient toujours été sur la plus petite des marges (0 - 1 ou 1 - 2), si ce n’était aux tirs au buts comme lors de la finale de l’édition 2002, chez nos voisins de l’Est, contre le Cameroun (0 à 0 puis 2- 2 aux T.A.B).

Or, voilà qu’en plus d’avoir pris 3 buts (également une première en phase finale), les « Lions » compromettaient totalement leurs chances de passer en quarts de finale qui s’étaient légèrement amoindries dès leur première sortie, le 23 janvier face à la Tunisie, à Tamale. Ce jour-là, en effet, El Hadji Diouf et ses partenaires avaient longtemps tenu les 3 points de la victoire avant de se faire rejoindre au score à 8 petites minutes du coup de sifflet final. Comme au milieu des années 1990, lorsque leurs prédécesseurs dans la tanière avaient un mal quasi insurmontable de garder un résultat. Et avaient donné naissance à l’expression « syndrome des cinq dernières minutes ». Les vieux démons avaient-ils ressurgi ? On ne savait pas encore, mais on n’allait pas tarder à être édifiés. Et à répondre sans hésiter par un Oui net et limpide.

En effet, il y a eu cette démission - surprise d’Henri Kasperczak, le coach polonais à qui il avait été expressément demandé de conduire l’équipe en finale. Puisque, juste après la défaite qu’il ne fallait pas concédée contre l’Angola, il s’était mis à faire des plans sur la comète en prévision de l’ultime match de groupe. Mais la comète n’est jamais passée. Quelques heures après, il annonçait sa démission. Qu’il ait jeté l’éponge au bout de deux matches, alors qu’il existait encore ne serait-ce qu’une chance sur cent mille de passer, était symptomatique d’un certain malaise dans la tanière. Le Polonais n’a pas été très explicite, mais, face à la presse, au lendemain de sa déroute, il a eu une phrase qui confirmait ce pressentiment. « Les comportements de certains m’ont poussé » à quitter le navire en déperdition, avait-il affirmé. « Certains » ? Il a juste consenti à ajouter « certains joueurs n’ont pas été à la hauteur. Il y en a qui n’ont pas joué sur leur valeur ».

Une autre virée nocturne

Puis il y a eu cette sortie nocturne de Diouf et Tony Sylva et fort probablement d’Ousmane Ndoye le soir de l’arrivée des « Lions » à Kumasi, 48 heures avant de disputer leur dernier match de groupe face à l’Afrique du Sud. Ce qui n’était pas sans rappeler une autre virée nocturne, 22 ans plus tôt au Caire, lors de la CAN 1986 qui fait encore couler de la salive et de l’encre. Les 3 hommes ont été sortis de l’équipe d’avant-hier face aux « Bafana Bafana » par le nouveau maître à bord, Lamine Ndiaye. Mais, le « déclic » espéré par Kasperczak en lui cédant la place, ce « quelque chose qu’(il) voulait déclencher » ne s’est pas produit à Kumasi. Juste un nul et par ici la sortie. Au bout de seulement 3 matches. Cela n’était plus arrivé depuis cette tristement mémorable CAN 1986 en Egypte. Un résultat inversement proportionnel aux sacrifices consentis et aux espoirs placés en eux. Les « Lions » nous sont donc revenus à Dakar, hier (pour ceux qui ont osé, les autres ayant directement rejoint leur club depuis Accra), plus bredouilles que jamais, la tête basse, la queue pendant piteusement entre les pattes.

Assurément ces « Lions » n’ont pas mérité de la Nation. Les attentes étaient peut-être trop fortes et grandes pour leurs moyens qui se sont révélés bien limités.

Kumasi : Un jour, entre les deux matches amicaux des « Lions » à Paris, en novembre dernier, contre le Mali et le Maroc, le Polonais Henri Kasperczak, alors entraîneur du Sénégal en pleine préparation de sa cinquième CAN, avait soutenu que s’il avait opté pour le 4 - 4 - 2, c’était en fonction des joueurs dont il disposait. D’après lui, c’était le meilleur dispositif pour tirer le maximum de ses éléments, le schéma le mieux approprié à travers lequel, il comptait atteindre ses objectifs. Lors des rencontres éliminatoires de la 26ème CAN, il avait déclaré avoir privilégié le résultat par rapport à la manière. Mais, une fois la qualification dans la gibecière, il s’était mis en tête de donner une âme, un fond de jeu à son équipe qui en manquait singulièrement. En fait, son équipe manquait d’identité. « De personnalité », a même déclaré Diagne Faye, l’un des tout meilleurs Sénégalais au Ghana, au sortir de la lourde défaite contre l’Angola (1 - 3). Capable du meilleur comme du pire d’un match à l’autre. Et, plus grave encore, au cours d’un même match. Comme justement face aux « Palancas negras ». Présente et combative en première mi-temps, l’équipe s’était complètement liquéfiée après la pause. Inexplicablement ! « Je n’ai pas compris cette baisse de régime », a lâché Kasperczak au moment de faire ses adieux à la tanière au milieu du gué. Face à une si grosse incompréhension, le Polonais a préféré rendre son survêtement de sélectionneur des « Lions ». « Peut-être que c’est à cause de moi ; j’ai peut-être péché dans la gestion du groupe », a-t-il même soutenu. Certainement, l’échec, c’est bien à lui qu’il faut l’imputer. Lui l’a d’ailleurs assumée, pleinement et entièrement.

Quand il soutient que certains joueurs n’ont pas joué sur leur valeur, c’est simplement parce qu’il n’a pas su tirer le maximum d’eux. Ce maximum (et encore), il ne l’a approché que lors de la première sortie face à la Tunisie et peut-être lors de la première mi-temps contre l’Angola. Contre les « Aigles de Carthage », les « Lions » avaient agréablement surpris leur monde en faisant mieux que soutenir la comparaison. Ce jour-là, ils avaient laissé filer une victoire qui leur tendait les bras. Les Tunisiens l’avaient si bien compris qu’ils avaient estimé avoir fait le plus difficile dans le Groupe D et que désormais seule la première place les intéressait. Ils avaient raison sur toute la ligne. A l’inverse, le Sénégal ne s’en est jamais remis.

Face à l’Angola, lors de la 2ème journée, les « Lions » n’avaient pas tenu la distance. Une première mi-temps à réciter assez correctement une leçon qu’on croyait assimilée. Puis d’étonnants balbutiements, d’inquiétants trous de mémoire et de coupables absences qui enfoncèrent l’équipe. Et emportèrent finalement le technicien polonais, Henri Kasperczak, rentré sans avoir compris pourquoi les choses avaient si mal tourné si subitement.

Balbutiements et trous de mémoire

A partir de là, seul un miracle eut pu sauver les « Lions » d’une éliminatoire précoce, et synonyme d’humiliation pour une équipe qui ambitionnait de remporter sa première couronne continentale. Lamine Ndiaye, chargé de cette mission impossible, y mit tout son cœur, toute sa détermination, toute sa science du ballon rond. Il changea même d’hommes et de dispositif tactique. Out Diouf, Tony Sylva et Ousmane Ndoye pris en flagrant délit d’escapade nocturne ! Relégués sur le banc des remplaçants, Guirane Ndaw et Habib Bèye, les deux latéraux souvent mis dans le vent lors des précédents matches, de même que Frédéric Mendy qui avait cependant été l’une des rares satisfactions offensives, même s’il a par ailleurs souvent été brouillon ! Le nouveau responsable technique n°1 des « Lions » opta même pour un « tout pour l’offensive » avec Niang, Henri et Diomansy aux avant-postes et Pape Bouba Diop juste derrière eux et parfois à leur hauteur pour plus percuter et apporter un plus à l’attaque. Le miracle devait passer par là : jouer toutes les cartes offensives et inscrire le plus de buts possibles à l’Afrique du Sud et prier pour que, dans le même temps à Tamale, l’Angola file au moins deux buts d’écart à la Tunisie. C’était bien trop compliqué. Déjà au Baba Yara stadium de Kumasi, les « Lions » avaient du mal à

trouver la faille. Ce schéma tactique, plutôt un 4 - 3- 3, Lamine Ndiaye a avoué, après le match nul (1 but partout), l’avoir travaillé juste « au tableau et oralement ». Ses joueurs, tous pros, censés pouvoir s’adapter à toutes les situations, ont cependant mis du temps à assimiler la leçon. Et à la réciter plus ou moins correctement. Ils avaient entre-temps pris un but (12ème mn) avant de se retrouver dans le sens de la marche. Avec les avantages et les inconvénients inhérents à ce dispositif. Ou plutôt avec davantage d’inconvénients que d’avantages. Assez souvent battus par un entrejeu sud africain plus garni, les Sénégalais en étaient parfois réduits à balancer de longs ballons depuis la défense (surtout de Diawara qui s’est même payé des incursions, balle au pied en territoire adverse) vers l’attaque. Une attaque à trois têtes si souvent sevrée de balles que Niang et Diomansy étaient obligés bien des fois de redescendre bien bas pour chercher le ballon, laissant le seul Henri Camara, moins en jambes, à la pointe de l’attaque.

Au bout du faux suspense, les « Lions » ne purent décrocher qu’un nul. Le second du tournoi et une avant-dernière place du Groupe D (2 points ; - 2) devant l’Afrique du Sud (2 points ; - 2) grâce au nul avec plus de buts (2 partout) qu’ils avaient obtenu contre la Tunisie (les « Bafana Bafana », eux, avaient fait 1 partout contre l’Angola). Et un retour précipité à la maison avec zéro victoire. Ce qui n’était jamais arrivé dans l’histoire du Sénégal en CAN. Pour une équipe qu’on attendait aux premières loges, c’est peu glorieux. Le plus désolant, c’est que les « Lions » n’ont pas produit un jeu qui aurait pu nourrir et entretenir leur rêve de conquête. Ils n’ont même pas eu cette hargne, cette rage de bien faire qui eût compensé leurs lacunes techniques et tactiques. En réalité, il manquait trop de choses à cette équipe pour accéder au graal. Mais, de là à se faire sortir dès le premier tour...

(LA SUITE DU BILAN DANS NOS PROCHAINES EDITIONS)

Source: Le Soleil

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Samedi 2 Février 2008





1.Posté par tapha le 02/02/2008 10:50
j'ai vraiment aimé,la forme bien sur

2.Posté par fina le 02/02/2008 15:37
Bonjour les amis, j'ai découvert www.sen-adresse.com un merveilleux site d'actualités et surtout de télés et radios en directe. Ca vaut le détour. Bye

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