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BILAN 2012 Lamine Diack juge le sport sénégalais : «On marche par la tête et on réfléchit par les pieds»

Lamine Diack ne regrette pas d’avoir rempilé pour un dernier mandat à la tête de l’Iaaf. Les résultats obtenus par la discipline au cours de l’année 2012 sont source de satisfaction. Mais le Sénégalais se désole de ne pas pouvoir en dire autant pour son pays qui s’est illustré en 2012 par de mauvais résultats



BILAN 2012 Lamine Diack juge le sport sénégalais : «On marche par la tête et on réfléchit par les pieds»
La cérémonie de présentation des vœux hier à la presse et aux athlètes a été une occasion pour Lamine Diack de faire le point sur l’année sportive 2012. Pour le patron de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), il n’y pas de quoi être fier des résultats du Sénégal. A l’exception du basket, toutes les équipes sénégalaises sont rentrées bredouilles de leurs randonnées. Des résultats qui renseignent sur le malaise du sport sénégalais miné par une absence de politique adéquate. «On fait face à une situation difficile», constate M. Diack. Cet état de fait n’est pas spécifique au Sénégal. Elle est commune à toute l’Afrique. «Il y a des efforts à faire au niveau de nos pays. L’Afrique a du potentiel, mais il lui faut les cadres et du travail si nous voulons retrouver le niveau», préconise-t-il.
Ce travail devrait d’abord se faire à la base. En effet, pour assurer la relève, il faut redynamiser le sport scolaire et universitaire et ainsi permettre aux enfants d’expérimenter toutes les disciplines sportives. «Il faut revenir à la pratique sportive à l’école. Si on le fait, on y arrive. Si on ne le fait pas, on passe à côté», prévient le patron de l’athlétisme mondial.
Le développement du sport ne peut non plus occulter selon le président de l’Iaaf la mise en place d’infrastructures de qualité. «Le sport, il faut y croire», dit-il. Mais cette conviction de M. Diack ne semble, à ses yeux, pas être partagée par les dirigeants. Il en veut pour preuve le manque d’entretien des stades existants. «Il y a 20 ans, le stade de Ziguinchor ac­cueil­lait des compétitions internationales. Mais quand j’y suis retourné l’année dernière, on n’osait même pas s’asseoir sur la tribune parce qu’elle menace de céder», déplore Lamine Diack qui constate que la manière dont le sport est géré «donne l’impression qu’on marche par la tête et réfléchit par les pieds». Alors, il revient au mouvement sportif de porter le combat. «Il faut des infrastructures et c’est une bataille que le mouvement sportif doit mener», incite-t-il.
Même si ses ambitions pour le sport sénégalais tardent à se réaliser, Lamine Diack a de quoi se réjouir au vu des résultats enregistrés par l’athlétisme au niveau mondial. «2012 a été une année exceptionnelle et je m’en réjouis», s’est-il félicité. Au cours de l’année écoulée, M. Diack a célébré le centenaire de l’organisation qu’il dirige depuis 1999 et assisté aux bons résultats réalisés à Londres, qui ne font que confirmer la suprématie de l’athlétisme. «Si les résultats des prochains championnats du monde à Moscou sont comme ceux de Londres, l’athlétisme sera alors sauvé à jamais», prédit son pa­tron.
Avec ce niveau de performance, Lamine Diack peut se targuer d’avoir atteint les objectifs qu’il s’était assignés. Cela d’autant que tous les combats qu’il a menés jusque-là, ont été gagnés. «L’Afrique du Sud a été exclue, la chine est revenue et seulement 19 stades n’ont pas de piste d’athlétisme», dresse-t-il comme bilan de son programme.
dsene@lequotidien.sn

Jeudi 17 Janvier 2013



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