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BERCY: AMBIANCE - De la veille du concert à la tombée des rideaux : Dans les coulisses

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Si Youssou Ndour a commencé son show samedi à 22 heures pour finir à 1h45, le Grand bal des Sénégalais à Bercy, lui, avait débuté depuis vendredi.

Il est 16 heures. Le Novotel de Bercy est bondé de monde. C’est, dans cet hôtel situé à un clin d’œil du Palais omnisports et à un jet de crachat du ministère de l’Economie et des Finances français, que la quasi-totalité des deux cent personnes, composant la délégation de Youssou Ndour, ont élit domicile. Le temps d’un évènement qui, dixit le lead vocal dans l’édito du journal de présentation du concert, «est devenu notre patrimoine commun». Le hall du palace est bondé de monde : un petit Sénégal dans Paris. Des fans arrivés en fin de matinée, pour certains, pour sentir la crème du pays, des officiels venus de Dakar, des membres de groupes invités à se produire, le staff de Youssou Ndour, des journalistes venus aux infos, etc. errent dans la vaste salle d’attente. En guettant la sortie d’une idole pour certains, ou par simple envie de faire passer le temps en attendant le début de la soirée pour d’autres.

Les mines sont joyeuses, le brouhaha indescriptible, le personnel de service dépassé. Une hôtesse se plaint après un de ses collègues : «Je n’arrive pas à les empêcher de sortir par cette porte.» Les gens n’étaient pas autorisés à utiliser la porte qui donnent accès au jardin de l’hôtel. Sécurité oblige. Mais, vu l’ambiance, personne ne semble s’en soucier. Et la jeune femme de pester en murmurant et sans finir sa phrase : «Vraiment ces gens là…»

Juste à côté de cette «porte de la discorde», les correspondant attendent leurs accréditations. Soudain, le député Moussa Sy, flanquée d’une délégation, vient expliquer à la presse la raison de sa présence. Il représente son «boss» à la mairie de Dakar, Pape Diop, qui est le parrain de Bercy 2008. «Mais, il n’y a aucune connotation politique», se défend le libéral.

Pendant ce temps, d’autres font de bonnes affaires. Après tout, Bercy rime avec économie, finances. Alors, des «modou- modou» d’un jour proposent des billets à 60 euros pour les retardataires. Soit le double du tarif normal. Qu’à cela ne tienne, certains fans casquent la somme sans marchander. Ils s’attendaient à cette surenchère. «Qui a une place ?», interrogent sans arrêt un maghrébin. Mais il n’a que 54 euros. Les vendeurs, sûrs de pouvoir trouver mieux, l’ignorent à tour de rôle.

Dehors, c’est le même décor. Ça discute avec entrain, ça chahute, ça se congratule. Par petits groupes, on savoure l’avant première, les retrouvailles, avant le vrai lancement. A 18 heures, le quartier est déjà «bouclé» par les compatriotes venus de la banlieue lointaine de Paris, de province, d’Italie, d’Espagne, de Belgique et d’autres coins de l’Europe. Dans cette marée sénégalaise, on reconnaît facilement d’autres fans africains, maghrébins et français de souche ou métissés. Et devant les différentes portes d’entrée de la mythique salle, les queues commencent déjà à se constituer. Il faut faire vite pour être le plus près possible de la scène. A la sortie du métro, des distributeurs de prospectus, mais aussi des dizaines de vendeurs à la criée accueillent les visiteurs depuis des heures déjà. Ils proposent… le magazine Week-end qui a consacré sa couverture à l’évènement, avec un titre accrocheur, «Youssou Ndour dit tout». Jolie pioche. Car les fans se l’arrachent à 4, 5 euros. Déjà la veille, vendredi, c’était presque la même ambiance aux alentours de l’hôtel.

A l’intérieur du Palais omnisport, les gradins se remplissent au fil des minutes. Il est 20 heures passées, et on est en plein lever de rideau. Les artistes invités par You se succédant sur scène. Dj Boubs fait déjà des siennes. Les maquilleuses font leur boulot. Et Bouba Ndour, le frère, s’active dans l’arrière-scène. Il s’assure que tout fonctionne comme prévu.

L’ambiance montera d’un cran lorsque Thione Seck, minutieusement introduit par Dj Boubs, signe son premier Bercy. Il n’est que 20h 40, mais Bercy est déjà en ébullition. Son «Mathiou» fait des émules. Il enchaînera avec d’autres de ses tubes légendaires jusqu’à 21h 10.

Cynthia, l’ancienne élève de la Star Académie, Viviane Ndour, qui sera un moment accompagnée par le groupe 113, Djam’s, plus tard dans un duo avec le leader du Super Etoile, se produiront à leur tour. A 21 heures 45, les videurs, jusque-là cool, commencent à s’énerver et s’agiter dans tous les sens. C’est que l’entrée de You est imminente. Il faut donc assurer la sécurité, faire le ménage dans l’arrière scène. Après une demi-heure de coupure, la fièvre monte d’un cran. Du toit de la salle, Youssou signe son entrée. Il est suspendu sur une corde, en vol plané. Babouches bien attachés, il descend au rythme d’un Yaye Boye repris par le public. Là, Bercy est vraiment lancé. Bamba, Langal ak sa waay, Seven seconds, Birima et autres tubes phares de l’artiste sont revisités à tour de rôle. Dans la plus grande communion avec un public surexcité.

Amitié, par contre, est chanté pour la première fois à Bercy. Les danseuses ne ménagent pas leurs hanches : elles font voir des merveilles. Dans un autre titre, des danseuses américaines, Say-say, révèlent leur talent. C’est le cas aussi du lutteur Balla Bèye N° 2 qui a gratifié la salle d’une série d’enjambement. De temps à autre, Mbaye Dièye Faye, livre son récital de mbalakh aux adeptes de Bercy.

Un autre grand moment de samedi soir : la présence de l’humoriste franco-marocain, Jammel Debbouze. Il n’a pas déroger à sa règle : faire rire. «A la sortie du concert, contrôle d’identité pour tout le monde», taquine-t-il tout en égratignant, provocateur, son «ami de cœur» (sic), Sarkozy.

Le bal finira à 1h 45. Youssou Ndour clôturera sa prestation de la même façon qu’il l’a ouverte, c’est-à-dire par la corde. Mais cette fois, c’est dans le sens inverse qu’il l’a empruntée, avec, à la clé, Africa Unite, en guise d’adieu, mais peut-être aussi en guise d’appel à l’unité du continent. Pour les fans, l’euphorie fait vite place à la galère du retour. Le métro parisien ferme dans 15 mn, et il faut trouver des astuces pour rejoindre son bercail.

Source: Le Quotidien

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Lundi 7 Avril 2008





1.Posté par fifi danso le 09/04/2008 14:59
slt je voulé savoir comment est habillé viviane lors de ce dernier grand bal de Bercy

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