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BECAYE DIOP DEVANT LE SENAT : « Pas de discrimination dans le recrutement des femmes »

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Le projet de budget du ministère des Forces armées pour la gestion 2008 est arrêté à la somme de 97.115.555.160 Fcfa soit une augmentation de 4.709.105.180 Fcfa en valeur absolue soit 5,09% en valeur relative par rapport à la gestion 2007. Il a été adopté à l’unanimité par les sénateurs.

Les sénateurs, à travers leurs questions, ont montré un intérêt particulier à la Grande Muette et à tout ce qui gravite autour. Ils n’ont pas manqué de féliciter le ministre d’Etat Bécaye Diop pour le travail qu’il a eu à abattre dans son ministère. Leurs questions ont gravité autour du recrutement des jeunes filles dans l’Armée, de la mise en place du service militaire obligatoire, de l’équipement et la construction de certaines brigades mais aussi de la sécurité de nos militaires en mission de maintien de la paix au Darfour. Pour le député Maïssa Ndiaye, les brigades doivent être outillées pour pouvoir jouer pleinement leur rôle de sécurisation des personnes et de leurs biens.

Pour son collègue Ngoné Ndoye, il y’a nécessité d’inclure dans l’administration des militaires pour « mettre une petite dose de rigueur et de discipline dans cette dernière pour plus d’efficacité. Mais il est temps de rendre le service militaire obligatoire pour une bonne éducation de notre jeunesse ». Quant à Mme le sénateur Awa Thiam, elle a parlé du concept « Armée-Education » qui, selon elle, devra permettre à nos enfants d’être éduqués à servir la nation. Tout en rendant hommage à ces vaillants soldats qui viellent sur les populations jour et nuit, le sénateur Kansoubaly Ndiaye en a profité pour parler de la présence des bases militaires étrangères au Sénégal. « On doit savoir ce que l’Etat y gagne », a-t-il déclaré. Le problème des indemnités promises par le président Chirac aux anciens combattants a été souligné par Cheikh Bamba Diop, tandis que sa collègue Khady Diop a souhaité plus de sécurité dans Keur Massar et ses environs, « avec des patrouilles régulières des gendarmes dans sa forêt, lieu prisé des agresseurs ». Mme Sokhna Dieng Mbacké s’est interrogée sur les revendications des invalides de guerre, les mesures d’accompagnement par rapport à l’insertion des femmes dans l’Armée et aussi sur la volonté de l’Armée de régenter le mariage chez les soldats « quand on sait que c’est une affaire de cœur ». Les problèmes d’insécurité dans la Vallée et le vol de bétail dans certaine localité ont été évoqués par d’autres sénateurs. En réponse, le ministre d’Etat, ministre des Forces armées Bécaye Diop a rappelé les circonstances ayant entraîné la mort de nos soldats au Darfour. « Ils étaient partis se ravitailler en eau dans un puits et ils ne croyaient pas qu’on pouvait les attaquer. Ils étaient armés mais ils n’étaient pas en position de combat ». Mais a ajouté le ministre, il y a un début de solution « d’autant que les Nations unies et l’Union africaine vont gérer ce problème ». Pour la réhabilitation ou la construction de nouveaux édifices pour les gendarmes, le ministre a rappelé la décision du gouvernement d’établir un plan de reconstruction de beaucoup de brigades. « Les Collectivités locales et les maires dans un élan de solidarité doivent soutenir les brigades pour qu’elles puissent sécuriser davantage les populations », a indiqué Bécaye Diop. Analysant le manque de sécurité dans certaines localités, il a dit la nécessité de briser le silence. « Les coupeurs de route sont dans nos maisons, dans nos cases. Les zones où il y a des agressions sont connues mais quand l’Armée y fait des descentes, on ne trouve personne », s’est-il désolé. Pour la décision de rendre obligatoire le service militaire, il a parlé du manque de moyens pour pouvoir enrôler toute cette jeunesse. Se félicitant de l’amour que portent les gens à l’Armée, le ministre d’Etat a souligné qu’il ne faut pas amener le problème de manque de civisme et de respect de la société dans l’Armée.

S’agissant de la « militarisation » dans l’administration, Bécaye Diop a opposé un niet sous prétexte que « certains soldats, du fait de leur proximité avec les civils, auront tendance à perdre leurs habitudes de soldat. On assistera alors à une vraie démilitarisation ». Pour ce qui est des conditions de recrutement et de formation des femmes, il a tenu à faire comprendre « qu’il n’y aura pas de discrimination. Les femmes feront la même chose que les hommes. Et il sera prévu des zones de cantonnement pour les femmes pour éviter de tomber dans les travers ». Sur la question relative aux unions des femmes, il a dit que la femme militaire est appelée à se marier et dans ce cas, selon les règles de l’Armée. « Elle devra disposer d’une autorisation avant de contracter mariage ».

Bécaye Diop a apaisé en donnant un exemple qui entre dans le cadre du respect de l’autorité. « Parce qu’un officier (colonel ou plus), ne sera pas autorisé à épouser une femme militaire de 2ème classe ».

Source: Le Soleil

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Lundi 10 Décembre 2007


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