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BADARA DIATTA, SEUL ARBITRE SÉNÉGALAIS PRÉSENT À LA CAN : « Dans l’ensemble, l’arbitrage a été à la hauteur »

Si la Caf a confié le match Algérie-Egypte à Coffi Codjia, c’est parce qu’il est l’un des meilleurs arbitres africains. Mais, la tenue de ce match particulier a fait l’objet d’un débat assorti d’une sanction contre le juge béninois. Une mesure de la Caf que déplore Badara Diatta, le seul sifflet sénégalais présent à la 27e Can en Angola.



BADARA DIATTA, SEUL ARBITRE SÉNÉGALAIS PRÉSENT À LA CAN : « Dans l’ensemble, l’arbitrage a été à la hauteur »
A défaut des Lions, absents à la Can en Angola, les Sénégalais ont suivi avec intérêt la prestation de Badara Diatta. Seul arbitre sénégalais à officier lors de cette 27e édition, il a tiré son épingle du jeu dans l’ensemble. Refusant de donner son appréciation sur le débat de l’arbitrage, et particulièrement sur le cas Coffi Codjia qui défraie la chronique, Badara Diatta trouve cependant « dommage » la suspension de son collègue béninois. « Même si c’est une suspension provisoire puisque, d’après les informations relayées par la presse, la Caf l’a suspendu jusqu’à nouvel ordre », relativise M. Diatta. L’arbitre international sénégalais a du mal à retenir sa déception, d’autant que « cette sanction pourrait casser la carrière de cet arbitre considéré comme l’un des meilleurs sifflets africains ». Et s’il reconnaît que l’arbitre béninois aurait dû brandir le carton rouge direct à l’endroit du gardien de but algérien, Chaouchi, pour comportement brutal envers l’arbitre, comme le lui reproche la Caf, il trouve cependant la sanction sévère. En fait, « c’est parce que c’est un match difficile (demi-finale Algérie-Egypte), compte tenu du contexte particulier, que la Caf l’a confié à Codjia qui est un excellent arbitre », justifie Badara Diatta. Rappelant que « l’erreur est humaine », il trouve que son collègue « a fait son travail sur le terrain, mais les joueurs ne lui ont pas facilité la tâche » dans ce match à vive tension. Au sujet des trois cartons rouges écopés par les Algériens, Badara Diatta n’a rien à redire. « Tous les trois cartons rouges sont justifiés » souligne l’arbitre international de la Cra de Ziguinchor. Autant déduire que s’il était à la place de son collègue béninois, il n’hésiterait pas une seconde à sanctionner. Il prendrait les mêmes sanctions, puisque c’est dans les règlements. Dans un angle plus large, le Ziguinchorois trouve que les arbitres se sont acquittés de leur mission. « De manière globale, les arbitres ont bien jugé. Globalement, l’arbitrage a été à la hauteur », se défend-il, même s’il déplore les difficiles conditions de travail. Des difficultés qu’il met dans le compte de l’inexpérience du pays organisateur, l’Angola, qui en est à sa première organisation de la Can. « Au début, il y a eu, naturellement, des problèmes dans l’organisation, mais après la situation s’est améliorée », explique le seul sifflet sénégalais présent sur les lieux. Il déplore cependant le coût de la vie en Angola.

Contre la vidéo

A 41 ans, Badou en est à sa troisième Coupe d’Afrique des Nations. Sa première prestation ayant satisfait la Caf en Egypte en 2006, puis confirmée au Ghana en 2008, il a été reconduit pour la dernière édition en Angola où il a dirigé deux matches. D’abord, le deuxième match (Algérie-Malawi : 0-3), le 11 janvier dernier à Luanda, ensuite la petite finale (Nigeria-Algérie : 1-0), le samedi 30 janvier. A l’instar de ses collègues, il est opposé à l’introduction de la vidéo dans l’arbitrage. Partant du fait que « le football est pratiqué par des hommes », il ne peut concevoir qu’il soit « arbitré par des machines ». Aussi rappelle-t-il que « l’erreur étant humaine, elle fait partie du jeu ». Autant de raisons qui expliquent son opposition à l’assistance de la vidéo. Quant à l’arbitrage à 5, le projet si cher au président de l’Uefa, Michel Platini, Badou ne le rejette pas en bloc, mais il trouve qu’il n’est pas adapté au football africain. « C’est une bonne idée, mais c’est un arbitrage à deux vitesses. En Afrique, la question des moyens de transports pour rallier les pays se pose, contrairement en Europe où il est plus facile de joindre les différentes villes ». Raisonnant ainsi, en termes de distance entre les pays africains et particulièrement le défaut de moyens, il pense que cette révolution dans l’arbitrage est pour le moment plus adaptée en Europe où la proximité des pays est réduite grâce aux moyens de communication performants. Entré dans l’arbitrage depuis dix ans (1999), cet enseignant de profession, il trouve que l’arbitrage africain a progressé, même s’il avoue que « l’arbitrage devient de plus en plus difficile puisque tout le monde est sous pression ». Du niveau de la Can 2010, il trouve qu’il « a baissé, comparé à la Can 2008 au Ghana », constate-t-il.


Ansoumana SAMBOU
Source Le Soleil

Vendredi 5 Février 2010




1.Posté par Doudou wade le 05/02/2010 07:35
La vérité fait souvent mal,mais force et de reconnaitre qu'un africain noir qui arbitre un match entre arabe du cas d'egypte contre algérie ,n'aura pas le meme respect de la part des joueurs que si c'était un arbitre je dis méme pas arabe comme eux mais blanc .Ce n'est certainement pas du racisme de ma part,je n'au aucune raison,mais c'est un constat.L'arabe en génèral n'a aucun respect pour les noirs.Donc méme si le juge arbitre est nul,sa tache n'était pas facile.......

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