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Avertissement du dg de la Centif : Tout l’argent de l’immobilier ne provient pas de sources illicites

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.La Cellule nationale de traitement de l’information financière (Centif) a organisé, samedi dernier, un atelier d’information et de sensibilisation sur la blanchiment de capitaux. Le directeur de la Centif, Ngouda Fall Kane, en a profité pour rappeler aux professionnels des médias que ‘tout l’argent qui circule dans l’immobilier n’est pas forcément sale’, comme le pensent beaucoup de personnes.



Avertissement du dg de la Centif : Tout l’argent de l’immobilier ne provient pas de sources illicites
L’immobilier est identifié comme étant un secteur privilégié du blanchiment d’argent. Cette perception est confortée par le boom immobilier auquel on assiste, ce secteur étant le seul à n’avoir pas ressenti les effets de la crise économique. En effet, les bâtiments continuent de sortir de terre à une vitesse effroyable. Même si cette floraison d’immeubles n’est pas immédiatement habitée, la construction de villas et immeubles tout standing continuent.
Des éléments qui entretiennent les soupçons. Il faut, cependant, éviter les déductions hâtives, conseille le directeur général de la Cellule nationale de traitement des informations (Centif). Au cours d’un atelier d’information et de sensibilisation sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme organisé samedi dernier au profit des journalistes, Ngouda Fall Kane a souligné que tout l’argent de l’immobilier ne provient pas, forcément, de sources illicites. Il estime qu’il ne suffit pas de s’arrêter à des déclarations. Il faut plutôt ‘donner la preuve que le secteur de l’immobilier est envahi par des capitaux sales’. Car des affirmations de ce genre peuvent être lourdes de conséquences pour l’économie du Sénégal. M. Kane craint, en effet, que ces informations véhiculées et pas toujours vérifiées ne fassent perdre au pays des investisseurs potentiels.

L’objectif de la Centif, rappelle-t-il souvent, n’est pas de mobiliser une réflexion critique sur le secteur de l’immobilier. La Cellule sert à prévenir l’utilisation des circuits économiques, financiers et bancaires à des fins de recyclage de capitaux ou de tous autres biens d’origine illicite. ‘Nous ne sommes pas de ceux qui affirment de manière fortuite et inélégante que notre pays est devenu une plaque tournante du blanchiment, avec l'immobilier comme secteur le plus visible de ce fléau’, avait-il d’ailleurs soutenu lors de l’atelier de sensibilisation organisé au profit des promoteurs immobiliers. Le Sénégal, par ailleurs, a mis en place des mesures légales et réglementaires pour lutter contre le blanchiment de capitaux. Les organismes financiers, les promoteurs immobiliers, les notaires, etc., sont tous assujettis à la déclaration de soupçon lorsque des transactions financières douteuses s’opèrent via leur canaux.

Les sanctions pénales pour les personnes physiques sont des peines d'emprisonnement allant de trois à cinq ans et une amende équivalant au triple de la valeur de la transaction frauduleuse. Le cadre juridique national délivre des peines allant de cinq à dix ans. Les assujettis à la législation (tous ceux qui manipulent des fonds) qui ne font pas de déclarations de soupçon alors que des opérations douteuses passent par leurs canaux, tombent sous le coup de la loi. La déclaration faite à la Cellule nationale de traitement de l'information financière doit rester confidentielle.

Si, par affinité ou pour toute autre raison, le banquier informe le client aux opérations douteuses de la déclaration de soupçon, il risque six mois à deux ans de prison ferme et des sanctions pécuniaires comprises entre 100 mille et 1,5 million de francs. Et si par inadvertance, le client soupçonné est en connaissance de l'existence du dossier, le banquier écope d’une amende de 50 mille à 750 mille francs. Les interdictions définitives ou temporaires de séjour sur le territoire sénégalais, de jouissance des droits civils et familiaux (autorité parentale, témoin de mariage civil, etc.), d'exercice de l'activité qui a servi d'interface au blanchiment, confiscations de biens, etc., sont les autres formes de sanction que court le blanchisseur d'argent.

Khady BAKHOUM
Source WALFADJRI

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Mercredi 30 Septembre 2009




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