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Au lendemain de leur débacle face à l'Ecosse : Les Bleus ne comprennent pas...

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C'est peu de dire que l'équipe de France ne s'attendait pas à vivre mercredi pour ses retrouvailles avec le Parc des Princes semblable désillusion. Aussitôt après la défaite face à l'Ecosse (0-1), joueurs et entraîneur semblaient sonnés, incapables d'expliquer comment ce match, qu'ils avaient plutôt attaqué par le bon bout, leur avait échappé. Et s'ils insistaient tous sur le contraste entre leur manque de chance et l'insolente réussite de leurs adversaires, il ne s'en trouvait aucun pour se pencher sur les insuffisances tricolores. Et pourtant, elles ont existé...

Semaine morne pour le sport collectif français! Cinq jours après la terrible désillusion qui a frappé le XV de France en ouverture de sa Coupe du monde de rugby face à l'Argentine (12-17), c'est au tour des footballeurs d'être tombés de très haut mercredi soir, victimes cette fois d'Ecossais aussi morts de faim que ne l'étaient les Pumas (0-1). A y regarder de plus près, les similitudes sont nombreuses entre ces deux revers : à Saint-Denis comme au Parc des Princes, les Bleus se présentaient en toute confiance, confortés par une préparation a priori sans faille et des sorties précédentes convaincantes (face à l'Angleterre et au Pays de Galles pour les rugbymen, en Slovaquie et en Italie pour les footballeurs).
A l'arrivée, le même coup de massue a frappé les perdants, piégés tactiquement par des adversaires ayant minutieusement préparé leur affaire. Au moment de commenter ce revers, on retrouvait ainsi presque les mêmes mots qu'au Stade de France, teintés d'une certaine incompréhension face à un revers que les deux camps tricolores n'avaient nullement anticipé. Un des rares joueurs à s'épancher dans les couloirs du Parc des Princes, Lilian Thuram, semblait avoir du mal à réaliser ce qui venait de lui tomber sur la tête : ‘Ce résultat est une catastrophe puisqu'il était fondamental de gagner face aux Ecossais. Malheureusement, on prend ce but assez incroyable. A ce qu'il paraîtrait, c'est le football, parfois. C'est assez difficile à croire. Il y a un peu de colère, car au départ, on joue pour gagner, vous savez que c'est important pour la qualification et à l'arrivée, on perd 1-0. Donc, c'est un peu normal qu'on ne soit pas très contents après le match.’

Quelques mètres sous le défenseur du Barça, dans l'auditorium, Raymond Domenech servait le même discours, refusant de tirer sur ses joueurs pour mettre ce résultat sur le compte d'un déficit de chance : ‘Dans le jeu, on a fait ce qu'il fallait, il y a eu de la construction, des occasions, des frappes, mais pas la petite réussite qui fait que le ballon revient au bon endroit, que la frappe est cadrée ou pas contrée. Je n'ai rien à reprocher aux joueurs, ils ont poussé, tenté, il a manqué la réussite, un petit truc.’ On peut en partie rejoindre le sélectionneur dans son analyse et il faut reconnaître à ces Bleus, contrairement à leurs homologues de l'Ovalie, des intentions de jeu, un souci d'écarter, de faire vivre le ballon, de percuter, principalement par Ribéry, sur lequel se sont sans doute un peu trop appuyés ses partenaires sur l'air de ‘Je te passe le ballon, tu te débrouilles pour faire la différence’, surtout en fin de match.

Malgré cela, c'est l'Ecosse qui repart du Parc avec trois points et un horizon dégagé, tandis que celui des Bleus, même s'il n'est pas bouché, s'est considérablement assombri. A voir les réactions des journalistes écossais qui n'hésitaient pas à évoquer l'un des succès les plus marquants de l'histoire du foot écossais sitôt le match terminé, on mesure mieux la portée de la surprise qui a saisi les deux camps mercredi, bonne d'un côté, mauvaise de l'autre. Et pourtant, ce match avait des airs de déjà-vu, puisqu'on a eu l'impression de se revoir onze mois plus tôt à Glasgow, lorsque Raymond Domenech avait subi sa première défaite en match officiel avec les Bleus sur un scénario identique : à savoir des Français dominateurs, indéniablement plus techniques mais inefficaces, face à des Ecossais concentrés sur une tactique unique : harceler le porteur du ballon, défendre à dix et compter sur un coup de pied arrêté ou du sort pour marquer.

A l'aller, c'est sur une phase arrêtée que Caldwell avait trouvé l'ouverture, au retour, c'est un improbable exploit de McFadden qui a fait basculer le sort de la rencontre. Les Bleus ont-ils pour autant été irréprochables, comme l'a souligné Raymond Domenech ? Non, car sur le but, l'attaquant d'Everton reçoit un dégagement de son gardien Gordon (irréprochable, lui) sans être attaqué, il a tout le temps de se retourner pour frapper les yeux fermés, Landreau commettant sur le coup une faute de main préjudiciable. Irréprochables, les Bleus ne l'ont pas été non plus après le but, incapables de hausser le ton pour faire craquer la muraille en ‘Tartan’, malgré les entrées de Nasri (à la place de Vieira apparu bien juste physiquement) et Benzema, qui a remplacé Abidal plutôt que Trezeguet, provoquant un sacré embouteillage dans la surface adverse.

C'est toujours facile de critiquer après-coup, surtout quand le résultat vous donne raison, mais sur ce match, Nasri a sans doute honoré sa 5e sélection un peu tard, tandis que le dispositif tactique, le même qu'à l'aller, en 4-4-2, s'est avéré trop prévisible pour l'adversaire qui s'est du coup contenté de rester bien en place défensivement.

Reste que le frustration était grande chez les Bleus après ce match, les joueurs ayant la fâcheuse impression d'être tombés sur moins forts qu'eux : ‘Nous avons fait un super match et on a montré qu'on était plus forts, mais dans le football, il faut accepter ce genre de scénario et la défaite qui va avec. Mais ce n'est pas évident, on méritait la victoire. Les Ecossais ne font qu'un seul tir...’, regrettait ainsi Trezeguet, rejoint par celui avec lequel l'entente a été loin d'être évidente en pointe, Anelka : ‘On était les plus forts mais ce n'est pas rentré... On ne peut rien faire contre une frappe de 30 mètres, il faut l'accepter. On s'est montrés supérieurs à eux, même à l'aller, mais c'est un peu notre bête noire. En tout cas, on n'a pas vu venir ce scénario-catastrophe, comme le but écossais...’

Voilà en tout cas cette équipe de France dans le même cas de figure que sa ‘cousine à quinze’, c'est-à-dire contrainte de réaliser un carton plein pour se qualifier, mais avec encore son destin entre les mains. ‘Nous ne sommes pas inquiets, si nous gagnons nos trois prochains matches, nous sommes qualifiés, on est bien conscients de ça’, confiait Trezeguet, tandis que Raymond Domenech, réellement dépité après ce revers qu'il n'avait pas vu venir, concluait : ‘Une qualification pour l'Euro, ça ne se gagne pas les doigts dans le nez, ça s'arrache.’ Pas de doutes, si ces Bleus veulent connaître les verts pâturages d'Autriche et de Suisse, il va falloir effectivement qu'ils s'arrachent.

Axel CAPRON (Sports.fr)
Source: Walfadjri

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Vendredi 14 Septembre 2007

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