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Assemblée générale de l'union des magistrats du Sénégal : Sous le signe de l’affirmation de l’indépendance de la justice

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Les magistrats sénégalais, réunis au sein de l’Union des magistrats du Sénégal, ont tenu leur assemblée générale ce week-end à Saly, afin d’évaluer le travail abattu durant une année et d’ouvrir des perspectives. Ces retrouvailles auront permis de réaffirmer que l’amélioration des conditions de vie et de travail des magistrats est une condition sine qua non pour une justice de qualité, ainsi que le pense le ministre de la Justice, Me Madické Niang.



Assemblée générale de l'union des magistrats du Sénégal : Sous le signe de l’affirmation de l’indépendance de la justice
(Correspondance) - L’Union des magistrats du Sénégal (Ums) a tenu son assemblée générale annuelle ce week-end à Saly Portudal. Il s’agissait de faire le bilan de l’exercice écoulé mais aussi de renouveler le bureau de l’équipe dirigeante. Président sortant de l’Ums, Mamadou Bâ a exprimé sa volonté de présenter sa candidature pour, dit-il, ‘parachever tous les chantiers que nous avons et que nous envisageons de terminer’. Cette assemblée générale, note-t-il, marque ‘l’heure du bilan’, ajoutant : ‘Nous attendons sereinement l’appréciation générale de nos collègues par rapport à notre mandat d’une année’.
A l’heure du bilan justement, des interpellations n’ont pas manqué sur l’indépendance des magistrats qui constituent un maillon incontournable de la chaîne judiciaire. Mamadou Bâ d’estimer : ‘l’indépendance de la justice a un prix. Le prix, c’est de mettre la justice en général, la magistrature en particulier, dans les meilleures conditions de vie et de travail. Que les magistrats soient totalement mis à l’abri du besoin ; qu’ils soient dans des cadres propices sereins pour dire le droit, pour rendre la justice pour notre peuple sénégalais qui mérite largement une justice crédible, une justice performante, une justice totalement indépendante’.

Cette conviction affirmée par le président sortant de L’Ums, Mamadou Bâ est partagée par le Garde des Sceaux, ministre d’Etat, ministre de la Justice. Me Madické Niang a dit être entièrement en phase avec les préoccupations des magistrats. ‘Nous avons besoin qu’il y ait de plus en plus de responsabilité. De plus en plus de responsabilité, c’est partir d’une justice qui est rendue dans des conditions les meilleures et des conditions qui ne feront que renforcer cette crédibilité dont elle a besoin pour être le pilier de L’Etat de droit’, a-t-il insisté. ’Nous avons besoin que tous soient au rendez-vous de l’excellence’, a indiqué Me Madické Niang pour qui cette excellence passe par ‘la qualité des décisions de justice qui y sont rendues, mais aussi un cadre approprié. C'est-à-dire un cadre qui est éloigné de toute forme de suspicion ; un cadre éloigné de toute forme de lenteurs ; un cadre qui ne ferait ressortir que l’efficacité, parce que tout simplement le magistrat aura obtenu au préalable de toutes les compétences dont il a besoin pour dire le droit’.

Pour coller à cette volonté d’avoir une justice qui sort des sentiers battus, Me Madické Niang se fait l’avocat des magistrats : ‘Je suis devant et je les porte moi-même’ a-t-il lancé par rapport aux interpellations des magistrats. Et pour faire plus concret, le Garde des Sceaux d’annoncer une série de réformes dans le secteur judiciaire pour mieux parachever ce désir de rendre la justice sénégalaise plus performante. ‘Vous aurez rapidement une nouvelle organisation judiciaire. Nous allons aussi nous pencher rapidement sur le statut du magistrat. Mais aussi nous allons nous tourner vers la réforme du Conseil supérieur de la magistrature’, a laissé entendre le ministre d’Etat, ministre de la Justice, estimant que ’le Conseil tel qu’il existe aujourd’hui déjà, prend en compte cette exigence de l’indépendance de la magistrature’. Pour tous ces engagements, Me Madické Niang a dit qu’il ferait de son mieux pour qu’ils soient tenus, car a-t-il souligné, ‘je veux être parmi ceux qui feront de sorte que toutes ces réformes se réalisent avec honneur, parce que je fais partie de cette importante famille judiciaire’.

Pape Mbar FAYE
Source Walfadjri






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Lundi 10 Août 2009





1.Posté par question le 10/08/2009 15:09
C'est quoi le salaire minimal d'un magistrat?

2.Posté par YOUSSOU le 10/08/2009 15:25
JUSTICE SENEGALAISE OU JUSTICE DE PACOTILLE...

En début de semaine, le 23 juillet 2008, l’affaire Hissein Habré a connu son énième coup d’accélérateur par l’adoption par les deux chambres réunies à savoir le Sénat et l’Assemblée nationale, de la loi modifiant la constitution sénégalaise et permettant la rétroactivité des lois pénales. Le dernier verrou juridique a été balayé sans état d’âme quoi de plus normal avec une majorité mécanique. Par cette loi, le Sénégal viole ainsi l’un des plus grands principes généraux du droit pénal, mais ce n’est pas grave dans la mesure où les recettes sont immenses. Sous le régime de Wade, la constitution sénégalaise a été modifiée plus de 18 fois pour servir ses calculs politiques : report des élections, prolongation du mandat des députés, amnistie pour les assassins (hommes de main de Wade) du vice président du conseil constitutionnel, modification de la durée du mandat, …etc.

A cette occasion, le ministre de la justice du Sénégal et ex avocat de l’ancien président Tchadien a déclaré qu’il avait déjà désigné depuis le 7 juin 4 juges d’instruction.
Ainsi donc, avant même que la loi ne soit votée, les juges ont déjà été désignés, c’est dire jusqu'à quel point Wade et son équipe marche sur la tète.

Pourquoi cette précipitation, parce que tout simplement Hissein Habré est devenu un acteur majeur dans la politique intérieure du Sénégal. Les poursuites engagées, relancées, maintenues par de multiples artifices et violations du DROIT, toute cette obsession depuis 8 ans, s’explique par cet écran que constitue l’affaire HH qui, par l’intérêt qu’elle suscite sur le plan international, permet à Wade de masquer ses multiples dérives sur le plan intérieur, l’idée selon laquelle, il suffit de jeter HH en pâture et d’avoir non seulement la paix mais aussi de pouvoir dire et répéter qu’il a accompli de grandes choses. Cette idée est une constante chez lui, mais aussi et surtout la cupidité de l’individu est de notoriété publique, le pactole offert par Kadhafi a fait saliver beaucoup de monde, récemment un livre écrit par un agent de la DST, Patrick Baptendier, intitulé : « Allez y, on vous couvre ! Un barbouze au service de l’Etat », a révélé que le conflit entre Wade et son ancien Premier ministre portait, en fait, sur l’argent que Kadhafi lui a offert, qu’Idrissa Seck était chargé de le placer, puis n’a plus voulu le rendre … ».

Un autre élément est venu accélérer les choses alors qu’il y a à peine une dizaine de jours, le crapouillot de la françafrique autrement dit JA, partie prenante dans l’affaire HH et très bien introduit dans la bande de Wade disait, « c’est pas demain la veille que HH sera jugé. » Pourquoi, brusquement, il faut faire vite ? D’abord la situation économique du Sénégal est toujours au rouge, l’Etat emprunte chaque mois pour payer les fonctionnaires, Wade a aujourd’hui 90 ans et sa santé décline, aujourd’hui les images de ses déplacements surtout lorsqu’il monte la passerelle ou la descend, sont censurées depuis que la télé a montré Wade tenant à bout de bras les 2 rampes de la passerelle et peinant à mort pour grimper dans l’avion. Son régime finissant, sa santé fragilisée, Wade veut assurer ses arrières en plaçant son fils à la tête de l’Etat.

La guerre de succession a été déclenchée depuis 2 ans, tour à tour, Idrissa Seck a passé 7 mois en prison, puis a été dégommé du parti, ensuite Macky Sall, président de l’Assemblée nationale, fut lui aussi dégagé du bureau du parti, pour faire place nette à Karim. On prête à Wade la volonté de placer son fils sans élections présidentielles, le faire désigner par l’Assemblée nationale et le sénat réunis.

Mousser à fond l’affaire HH permettra une formidable diversion pour son équipe et lui afin qu’ils puissent dérouler le schéma d’accession de son fils au pouvoir, par quelques lois qui restent à être adoptées. Relevant qu'en même temps que la loi HH, une autre loi faisant passer le mandat présidentiel de 5 à 7 ans est passée, alors que la tendance sur le plan international est à la réduction de la durée des mandats, la loi HH a donc servi d'écran pour permettre le passage incognito de la loi sur la durée du mandat présidentiel.

Malgré le fait qu’il soit chez lui et qu’il fasse absolument ce qu’il veut, Wade a bien compris que si on fait les choses normalement, en laissant HH se défendre, l’affaire ne pourrait guère prospérer et c’est la raison pour laquelle tous les avocats sont débauchés un à un pour être ministre, c’est dire jusqu’à quel point l’affaire HH est une affaire personnelle pour Wade. Lors des débats parlementaires sur le vote de la loi instituant la rétroactivité, Doudou Wade, neveu du président Wade et chef du groupe parlementaire du parti au pouvoir, hurlait que ce n’était pas une loi personnelle et spéciale Hissein Habré que le gouvernement demande d’adopter. A-t-il été convainquant ? On peut en douter dans la mesure où en deux heures de débat, le nom de Hissein Habré a été cité 98 fois par les intervenant soit toutes les 01min22s, et ce dans toutes les versions ; Hussein Habré, Hossein Habré, et Housseynou Habré, … Démanteler le dispositif défensif de HH, pour permettre à son équipe de foncer, il a plusieurs fois déclaré « j’ai pris connaissance du dossier, il n’y a rien, c’est un dossier vide.. ».

Cela lui permettait de faire grimper les enchères surtout auprès de Khadafi, quand on sait que rien qu’Abdou Diouf pour engager la procédure contre HH, a reçu 56 milliards de FCFA comme « soutien électoral » pour des élections qu’il a d’ailleurs perdu.

L’attitude de Wade pose la question du rôle de l’Etat du Sénégal à travers sa personne qui prétend organiser un procès juste et équitable.
Chaque jour, la presse révèle les projets dans le partage des 18 milliards attendus, tous les affidés du régime seront servis de manière scientifique ; consultance de toutes sortes, conseils en communication, avocats, magistrats, certains pontes du régime ont positionné leurs maisons pour loger les témoins, inutile de parler des surfacturations bref par ces temps cailloux, être conviés à la mangeoire est fort appréciable.

Mais le génie sénégalais ne s’arrête pas là, Sidiki Kaba, ex –président de la FIDH et faisant partie aussi du dispositif de Wade, est parti à N’djamena pour demander au Tchad d’apporter une contribution financière à l’organisation du procès, alors qu’un pactole de 18 milliards est attendu et doit tout couvrir, mais c’est une façon encore plus scientifique d’empêcher les Tchadiens de toucher un Kopek des 18 milliards, incroyable.

A suivre….



3.Posté par fah le 10/08/2009 18:31
vous nous faites rire...tant que wade et madikè sont là il peut pas y'avoir de justice libre....

4.Posté par moussa le 10/08/2009 18:47
BLOG OFFICIEL DE CHEIKH YERIM SECK http://www.yerimseck.com/

5.Posté par Karim le 11/08/2009 00:12
l'autonomie de notre justice n'est pas pour aujourd'hui

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