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Arts plastiques: Atelier entre émigrés clandestins et plasticiens : Esquisses et créations autour d’une tragédie

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L’atelier de peinture qui se tient du 3 septembre jusqu’au 6 courant au complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine réunit artistes peintres et émigrés clandestins. Ils croisent leurs regards sur un phénomène de société.



Arts plastiques: Atelier entre émigrés clandestins et plasticiens : Esquisses et créations autour d’une tragédie
L’idée de base est d’aider les rapatriés à réaliser leur vœu. Celui qui est ancré dans leur esprit depuis leur retour d’Espagne comme l’indique le nom de leur Gie Tekki fi ci Sénégal (Réussir au Sénégal, en wolof). Pour le président des plasticiens de Pikine, Mor Faye, il s’agit de comprendre l’histoire des émigrés rapatriés, mais surtout d’entreprendre des projets artistiques avec eux. Dans le dessein de promouvoir des formes de luttes plus concrètes contre l’émigration clandestine. D’où la tenue depuis avant-hier, lundi 3 septembre et ce jusqu’au 6 courant, d’un atelier de peinture au Complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine.
Sur les lieux hier matin, les rapatriés au nombre de cinq et les dix plasticiens invités étaient entrain de réaliser leurs performances. Sur quarante toiles disponibles, note Mor Faye, libre cours est laissé à l’inspiration. Le tableau intitulé Voyage clandestin que termine l’artiste Kemboury Bessane sonne comme une alerte sur les risques qu’encourent les candidats à l’émigration clandestine. Risques d’accident du fait de la surcharge des pirogues. Le tableau peint les drames du périple marin dangereusement dénommé ‘barça ou barsaakh’. Avec le jeu des couleurs, la plasticienne, qui s’interdit de blâmer les clandestins, utilise le rouge pour illustrer les dangers, le noir pour décrire les obstacles et le blanc pour symboliser la lumière, l’espoir malgré tous les risques. Son collègue Souleymane Sow membre de l’Association des artistes plasticiens de Pikine (Asapp), initiateur de l’atelier, va plus loin et met en exergue la désolation qui, en pleine mer, gagne les candidats à l’émigration. Pris entre des vagues venant en sens inverses et une mer très hostile, les voyageurs illégaux jettent un regard derrière eux. Le tableau, indique son auteur s’inspire d’une histoire vécue par le frère de l’artiste, migrant sauvé par des pêcheurs au large de Saint-Louis.

Le tableau peint par deux rapatriés Mactar Sène et Ndiakhaté Diop illustre d’ailleurs leur vécu : des voyages soldés par des arrestations et plusieurs tentatives de départ. Entre ‘Yakkar’ (Espoir) et ‘Tekki’ (Réussite), les noms qu’ils donnent aux embarcations de fortune, ils basculent dans l’étendue bleue et deviennent des proies livrées aux ‘dents de la mer’.

Avant ces performances qui traduisent la décharge émotionnelle des récits entendus, souligne Mor Faye, chacun des artistes à essayer de comprendre par l’histoire contée par les rapatriés les raisons qui les ont poussées à se lancer dans cette dangereuse aventure. Ceci, dit-il, ‘pour fertiliser leur inspiration’. Les différentes réalisations vont ainsi être montrées au public à partir du 7 septembre 2007 dans lors d’une exposition intitulée ‘Regards croisés sur l’émigration clandestine’. Le vernissage aura lieu au siège de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) sis aux Almadies/Rond-point Ngor.

Fatou K. SENE
Source: Walfadjri

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Mercredi 5 Septembre 2007

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