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Arène sénégalaise : Ces milliards qui font de la lutte le premier sport du pays

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Avec l’avènement des sponsors qui parrainent l’arène sénégalaise, la lutte sénégalaise avec frappe génère deux à trois milliards par an. Parce que c’est à coups de millions que des entreprises de la téléphonie mobile, de la laiterie, de l’habillement, du bâtiment, des denrées de première nécessité inondent le secteur de la lutte. Ce qui fait de cette discipline le premier sport du Sénégal.

Au-delà de l’aspect sportif, la lutte génère, de nos jours, beaucoup d’argent. D’aucuns parlent de 2 à 3 milliards de francs Cfa qui circulent, chaque année, dans l’arène, entre les frais d’organisation de toute nature, allant des équipements des lutteurs, aux frais de concessions, en passant par la location de stades, des batteries des griots, des chanteurs et cantatrices, sans oublier l’aspect publicitaire dont le budget est colossal, d’après le promoteur Luc Nicolaï. Pour corroborer cette information, le promoteur Alioune Petit Mbaye disait la saison écoulée avoir dépensé dans ses manifestions près d’un milliard. Toujours est-il que des études faites auprès de certains sponsors de la place révèlent qu’ils utilisent 80 % de leurs budgets publicitaires pour la lutte sénégalaise ’qui est beaucoup plus attrayante que le football ou le basket. Il faut une visibilité à nos produits et il n’y a que la lutte qui offre cette opportunité. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à financer les grands combats et les plateaux relevés que nous proposent les promoteurs. Mais il nous arrive aussi de leur faire des propositions de combat, et si nous tombons d’accord, nous signons un contrat de sponsoring’, explique un responsable commercial d’une société de téléphonie mobile de la place. Et dans le lot des promoteurs de lutte, les sponsors savent qui fait leur affaire, avec qui travailler, très regardants qu’ils sont de leurs sous. Reste le cas des lutteurs, les principaux acteurs de la lutte avec frappe. Ils doivent gagner ces millions, puisqu’ils sont concernés au premier chef.
L’avènement des tournois a permis l’éclosion de jeunes talents. Avec eux, la relève est assurée dans l’arène. Ainsi, les Yékini, Serigne Dia Bombardier, Moustapha Guèye, Zale Lô, Balla Bèye n°2, etc., qui ont fait leur classe dans leur catégorie avant de prétendre défier les ténors de l’époque, ne laisseront pas un vide derrière eux en prenant leur retraite. D’autant que de grands champions de lutte simple ont investi la lutte avec frappe en y apportant leur technicité. C’est le cas de Paul Maurice Sagne, Youssou Ndour, Soulèye Babou dit Môle 1, Ndiaga Sarr dit Caterpillard, Mamady Ndiaye, Papis Général, qui ont gagné le drapeau du chef de l’Etat qui est un baromètre indiscutable de l’envergure d’un champion, et qui ont participé à beaucoup de compétitions internationales aux couleurs nationales du Sénégal. Ils ont leur place dans le circuit.

La recomposition de l’arène est ainsi en marche. Les Elton, Forza, Toubabou Dior 2 qui font près de 115 kg, sont des adversaires de qualité pour n’importe quel lutteur de la nouvelle génération montante. Et Toubabou Dior n°2 déclarait, à juste titre d’ailleurs, que Lac de Guiers n°2 doit les affronter avant de prétendre jouer les premiers rôles. Mais pour ce faire, encore faudrait-il que les promoteurs cessent de faire la course aux affiches qui dérèglent la marche de l’arène.

Source: Walfadjri

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Jeudi 17 Avril 2008

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