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Après son aveu sur les difficultés du Sénégal : Wade s’offre une virée chez Marianne

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Alors que le Président Wade vient d’annoncer sa volonté de réduire le train de vie de l’Etat, il n’a pas, lui, changé ses habitudes. Il continue de voyager en avion privé au moment où la Pointe de Sangomar est mise à la disposition de ses amis ou pour vaquer à des menues courses. A Paris, pour sa conférence de demain, le ballet de la République a débuté depuis hier.



Après son aveu sur les difficultés du Sénégal : Wade s’offre une virée chez Marianne
Le chef de l’Etat sénégalais évite-t-il, à tout prix, de prendre la Pointe de Sangomar depuis les avaries subies au dessus de l’Espagne au cours d’un périple en Europe et dans les pays du Golfe ? La réponse semble affirmative. Car, le Président Abdoulaye Wade, comme pour ses derniers voyages, s’est rendu à Paris pour procéder à la dédicace de son nouveau livre sur les Mathématiques à bord d’un avion privé, loué. La Pointe de Sangomar, qui était rentré après une longue réparation à Perpignan, avait été mis à la disposition du Président Ernest Koroma de Sierra Leona, invité à Dakar pour visiter les chantiers de l’Anoci en compagnie de Abdoulaye Baldé, secrétaire général de la Présidence de la République et directeur exécutif de l’Anoci.

Après son séjour dakarois, le chef de l’Etat Sierra Leonais a été ramené dans son pays par l’avion de commandement présidentiel du Sénégal. La Pointe de Sangomar, après cet aller-retour Dakar-Freetown, est parti en France rejoindre la délégation du Président Wade avec pour mission d’embarquer les milliers d’exemplaires du nouveau livre de Me Abdoulaye Wade. Une délégation pas du tout restreinte, à peine trois jours après l’appel du Président pour une solidarité nationale, du fait d’une situation économique délicate.

En effet, la délégation présidentielle en France est toujours bien étoffée. Et cette fois-ci, c’est juste pour assister à une conférence que doit animer le Président Wade à l’université Paris II. Plus de quarante membres du gouvernement et du Sénat, des membres de l’Assemblée nationale, des Pca et directeurs généraux de sociétés sont du voyage aux côtés de leurs assistants et agents de sécurité et autres simples militants.

Cette importante délégation a pris ses quartiers hier à Paris, dès les premières heures de la matinée. Déjà, à onze heures (heure locale) l’ambassade du Sénégal à Paris grouille de monde. Dans un bureau situé au quatrième étage de la bâtisse sise au XVIe arrondissement, règne une ambiance, bon enfant, réchauffée par les rayons du soleil qui transpercent la fenêtre. On sort, on rentre tout sourire. Ce n’est pas encore la pause déjeuner, mais c’est déjà la relaxe. C’est qu’on est à deux jours de la conférence du Président Wade sur l’Alliance Europe-Afrique à l’université de Paris II. Et l’heure n’est donc pas au travail, mais aux préparatifs de la «fête». Il faut que tout soit au point pour que cette fête soit belle, sans faute.

Mais hier, l’heure était surtout à l’accueil du président de la République annoncé dans l’après-midi sur les bords de Seine, mais aussi de la délégation venue exprès de Dakar, juste pour assister au discours du Maître. Le téléphone sonne de temps en temps : ce sont des hôtes qui appellent pour demander l’itinéraire d’accès à l’ambassade, ou pour s’enquérir d’autres choses relatives à l’évènement. A midi, l’ambiance est montée d’un cran lorsque deux Pca de sociétés nationales se retrouvent dans la pièce. Le premier est venu exprès pour la conférence, le deuxième séjourne dans la capitale depuis un bon moment déjà, mais prolonge son voyage pour pouvoir «rencontrer» le président. On rigole, on se congratule, on parle de Gorgui. Un délicieux café «Touba» pimente les discussions.

PARADOXES

Quelques marches d’escalier en dessous, au rez-de-chaussée, c’est le ballet de tous ceux qui ont atterri à Paris dans la matinée d’hier, rien que pour l’«évènement» de demain. Au même moment, l’ambassadeur fait les derniers réglages avant d’aller accueillir le Président Wade. Des centaines d’invitations sont déjà envoyées. «Sécurité» oblige, les invités sont triés. La conférence est pourtant publique, mais il y a fort à parier que n’accédera pas dans l’amphi qui veut. On apprend sur les lieux que le président arrive à 16 heures en provenance de Genève. Pas d’autres précisions. Si ce n’est qu’«ils sont plus de trente à venir de Dakar», selon quelques indiscrétions.

Quelques heures plus tard, une source diplomatique renseigne que Wade a atterri à l’aéroport du Bourget, et non à Roissy ou à Orly : bizarre ! A 20 heures, direction Boulogne- Billancourt où loge une partie de la délégation. Dans le hall d’entrée, c’est le calme. Tous dans leurs chambres. Sauf le ministre de la Communication qui raccompagne un visiteur. Interpellé il promet, l’air pressé : «Donnez- moi votre numéro, je vous rappelle.» Quelques minutes plus tard, trois jeunes femmes font leur entrée, prennent l’ascenseur sans s’attarder, après un salut. Des interlocuteurs, sous le couvert de l’anonymat, nous apprennent qu’une autre partie de la délégation est logée à l’hôtel Le Méridien Porte Maillot. Au service d’accueil on indique : «On n’a pas le droit de vous communiquer des informations sur nos clients.»

Toutefois, on sait que dans cet hôtel en face du Palais des Congrès qui vante souvent son «confort luxueux», la nuitée est à partir de 170 euros, soit plus de 111 000 francs Cfa, au minimum. S’y ajoutent des frais de mission de 100 000 francs par jour, pour chaque membre de la délégation présidentielle entre autre frais liés à cette conférence. Facile alors d’imaginer le budget dégagé à cet effet pour un minimum de deux nuitées et des frais de mission pour deux jours, ce sont 17 millions 680 000 francs Cfa sur la facture du contribuable sénégalais. Sans compter le coût du déplacement aller et retour des membres de la délégation présidentielle et les autres frais liés à la tenue de la conférence.

Et dire que cela se passe à peine cinq jours après l’appel télévisé du Président Wade pour demander aux Sénégalais de serrer la ceinture, du fait d’une situation économique délicate. Paradoxe ? Certainement pas. Le peuple peut continuer à trinquer tout en se consolant du fait que, quelles que soient les dépenses pour le lancement du livre du Président, elles seront moins élevées que celles de mai 2006, lors de la remise du Prix Houphouët-Boigny à Me Abdoulaye Wade. La délégation d’hier est bien en deçà.

D’ailleurs, à propos de délégation, le principe républicain refuse que les deux premières personnalités du pays, à savoir le Chef l’Etat et son remplaçant en cas de vacance de son poste, se retrouvent encore à voyager ensemble. A cet effet, un incident avait opposé, il y a quelques années, le pilote de l’avion présidentiel au président de l’Assemblée nationale qui voulait regagner Ziguinchor dans le même avion que le chef de l’Etat.

Source: Le Quotidien

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Mercredi 7 Novembre 2007





1.Posté par mob le 07/11/2007 16:57
tiay ablaye wade dou sopi

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