Après plusieurs années de tension sociale consécutive à une mauvaise interprétation des textes du Code de l’environnement, les ministères de l’Environnement et des Mines viennent de trouver un accord de partenariat. Ce, en vue d’harmoniser leur mode de fonctionnement. Et pour joindre le geste à la parole, les deux parties ont mis sur pied un comité de surveillance et de suivi des ‘accords de paix’. Cette incompréhension avait poussé les agents du ministère de l’Environnement à sanctionner et confisquer les matériels des miniers. Des comportements qui poussèrent ces derniers à riposter en faisant appel à la justice. Aujourd’hui, cette page est tournée. Pour preuve, le ministre de l’Environnement et de la protection de la nature, Djibo Leity Kâ, au sortir de la réunion qu’il a tenue avec son collègue des mines, a promis de rendre à ce dernier les machines que les agents de son ministère avaient confisquées. Djibo Kâ a, d’ailleurs, soutenu que les deux départements ont intérêt à travailler en synergie. Il a aussi déclaré que ‘(son) ministère n’a jamais eu l’intention de nuire aux agents du ministère des Mines en leur interdisant l’accès aux zones classées pour l’exploitation d’une zone de carrière’. Mais, ‘le fait qu’ils ne tenaient pas compte du respect de l’environnement dérange’. C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que les deux ministères ont décidé de faire appel à des spécialistes en environnement tels que des universitaires, des géomètres et des militaires afin de délimiter les parcs et les forêts pour permettre aux miniers d’exercer dans la tranquillité sans nuire à la nature.
Pour sa part, le ministre des Mines, Ousmane Ngom, après avoir soutenu sa satisfaction de voir les deux ministères trouver un consensus pour la protection de l’environnement, estime que cet accord doit servir de prétexte pour élaborer un kit des bonnes pratiques en matière de gestion de l’environnement. Car, dit-il, ‘les populations doivent être imprégnées des comportements qu’ils doivent adopter en vue de protéger et de respecter davantage la nature’.
Ousmane Ngom n’a pas manqué de souligner les conséquences néfastes qu’ont pu causer les querelles quotidiennes entre miniers et forestiers. Selon le ministre des Mines, ces malentendus ont causé la réticence des partenaires financiers. ‘Les partenaires financiers refusent d’investir dans des zones où règne un conflit, quelle que soit son importance. Et cette situation nous a longtemps pénalisé’, soutient Ousmane Ngom.
Paule Kadja TRAORE
Source Walfadjri