Référence multimedia du sénégal
.
Google

Apres les avoir pressés comme des citrons: Me Wade jette ses anciens compagnons et alliés dans la poubelle

Article Lu 1784 fois

Que les plus sceptiques lèvent le doigt ! La propension chez le secrétaire général national du Pds, Me Abdoulaye Wade, de tourner le dos à ses anciens compagnons et alliés se passe de commentaire, et les chiffres donnent le tournis. Tant la liste de ses victimes est longue. Chose bizarre, certains de ses anciens compagnons au sein du Pds, qui ont fait l’apprentissage de la déception avec lui, se perdent en conjectures, pour expliquer les raisons pour lesquelles la constante libérale les a virés des rangs du Parti démocratique sénégalais.



Apres les avoir pressés comme des citrons

Apres les avoir pressés comme des citrons: Me Wade jette ses anciens compagnons et alliés dans la poubelle
Omar Sarr : «Wade a toujours dit de bonnes choses sur moi, mais il y a une sorte de morale qui lui dicte de ne jamais penser au passé»

Demandez au porte-parole de «Rewmi», Omar Sarr les raisons de son exclusion des rangs du Parti démocratique sénégalais, sa réponse tombe sèche : «Me Abdoulaye Wade ne m’a jamais fait le moindre reproche. Pour parler franc, je crois qu’il n’aime pas les hommes honnêtes et justes» Et de s’étonner : «Je ne comprends pas pourquoi, en privé, Me Wade faisait toujours de bons témoignages sur moi, quand il s’en ouvrait à certains responsables libéraux». Pour Omar Sarr, l’origine de sa brouille avec le chef du Pds relève des réactions impulsives et superficielles du chantre du Sopi, ce qui fait qu’il se trompe très souvent quand il prend des décisions sur un simple coup de tête. Mais ajoute-t-il, «le fond de son problème, c’est qu’il y a une sorte de morale, qui agit en lui et, qui fait que Me Wade ne pense qu’au futur. Ainsi, il ne regarde jamais dans son rétroviseur pour se rappeler les hauts faits d’armes vécus avec ses anciens amis». Autre ancien compagnon rangé dans les tiroirs par Me Wade : le chargé de la vie politique de «Rewmi». Pape Diouf, à l’instar de l’ex-Premier ministre, Idrissa Seck, a été répudié des prairies bleues, pour sa fidélité au maire de Thiès. Un sort qu’il a partagé avec tous les députés et responsables libéraux qui avaient juré fidélité à I’ex-chef du gouvernement. Aussi, l’ancien patron des Forces intégrées pour la démocratie et la liberté, Yankhoba Diattara, a payé cash son alliance avec l’édile de la cité du rail.

Madiop Bitèye : «Me Wade ne t’explique rien quand il veut ta tête»

La même question triture les méninges de l’ex-patron du Mouvement des élèves et étudiants libéraux (Meel).Madiop Bitèye jure la main sur le Coran qu’il a beau réfléchir pour connaître les griefs pour lesquels le pape du «Sopi» l’a zappé, mais sans succès. «En réalité, Me Wade ne dit pas ce qu’il reproche aux gens. Cependant, recevant une délégation restreinte, il avait fait une confidence selon laquelle, il avait reçu de fausses informations qui l’avaient poussé à exclure Modou Diagne Fada et moi-même du Parti démocratique sénégalais. Ainsi, Me Wade nous avait demandé de réintégrer les rangs du Pds». Malheureusement, dit-il, «après la publication des listes lors des législatives du 3 juin dernier, c’est Ablaye Faye, qui au détour d’une conférence de presse, a encore prononcé la sentence de notre exclusion du parti». Même s’il dit comprendre que la dissolution du Meel, a été décidée pour mieux aider Aliou Sow à asseoir sa mainmise sur les jeunesses libérales, il n’en demeure pas moins que Madiop Bitèye croit savoir qu’il a été lâché par Me Wade, en raison des soupçons liés à son appartenance au clan l’ex-Premier ministre, Idrissa Seck.

Jean Paul Dias : «Wade accepte la contradiction en privé, mais jamais en public, sinon il te vire»

Joint au téléphone pour revenir sur son divorce avec la constante libérale, le leader du Bloc des centristes Gaïndé, Jean-Paul Dias, s’exclame, au bout du fil : «Tout un programme !». Il tient d’abord à préciser : «Contrairement à certains, je n’ai jamais démissionné du Parti démocratique sénégalais. C’est Me Wade lui-même, qui m’a renvoyé du Pds, parce que ma popularité dans ce parti avait atteint des proportions telles que certains malintentionnés de son entourage lui avaient fait comprendre que je risquais de lui arracher le Pds». Ainsi, poursuit-il, «puisque Me Wade avait toujours prêté une oreille attentive à certains libéraux qui étaient jaloux de moi, il m’a simplement rayé des rangs du parti». D’ailleurs, dit-il, «même s’il veut nommer quelqu’un à un poste, il suffit qu’une tierce personne de mauvaise foi lui raconte des bobards, pour que Me Wade renonce à la nomination». Quid de certains détracteurs du chef de l’Etat qui pensent qu’il ne souffre pas la contradiction ? Jean-Paul Dias s’inscrit en faux contre une telle accusation. Pour lui, il a souvent fait accepter à Me Wade la contradiction, mais martèle-t-il, «en public, il ne faut jamais dire la vérité à Me Wade. Il n’accepte la critique qu’en privé, car, dans son entendement, on ne critique jamais un chef au vu et au su du reste de la troupe». Mais à cause de son franc-parler et sa liberté d’expression, le chef de file du Bcg ne s’est jamais inscrit dans le registre de Me Wade, car, «comme le disait Jack Lang, je ne supporte pas d’être caporalisé par qui que ce soit», avertit Jean Paul Dias.

L’Afp, la Ld, le Pit, le Rnd et les amers souvenirs d’une vieille garde décapitée

Dans le bataillon des anciens compagnons de Me Wade qui ont fini par débarrasser le plancher, figurent les leaders des formations politiques membres de la Ca 2000.Il s’agit des secrétaires généraux de l’Afp, Moustapha Niass, de la Ld/Mpt, Abdoulaye Bathily, du Pit, Amath Dansokho, du Rnd, Madior Diouf, etc… Tous ont sué sang et eau pour soutenir le candidat du Pds, dans l’entre-deux tours de la Présidentielle de 2000. Tous avaient troqué l’ex-président Abdou Diouf contre son futur successeur au Palais, et tous ont fini par être payés en monnaie de singe, en dépit des efforts consentis jusqu’au soir du 19 mars 2000.

Le Pit : «Me Wade bouffe ses amis, car, il est intolérant»

Pour Sémou Pathé Guèye, «la raison, qui a été toujours alléguée par Me Wade, pour bannir Amath Dansokho du gouvernement, c’est que ce dernier ne pouvait pas être à l’intérieur du gouvernement et le critiquer vertement». Cette liberté d’expression des cocos, basée sur le principe selon lequel il fallait couper l’herbe sous les pieds de l’opposition, en posant les défaillances notées dans le gouvernement, ne cadrait pas avec la vision de Me Wade. Ainsi, à la veille du référendum, Amath Dansokho et Cie, ont été «broyés» par le maître à penser du pouvoir. Mais au fond, Me Wade est intolérant, incapable de supporter la critique», justifie le Professeur Sémou Pathé Guèye.Aussi, son parti garde-t-il encore le souvenir amer d’un compagnonnage brusquement balayé par la propension chez la constante libérale à décapiter sa vieille garde, comme le vent chasse les nuages sombres d’un ciel d’hivernage.

La Ld/Mpt : «Me Wade n’est ni noir ni blanc»

Selon le porte-parole de la Ld/Mpt, Nicolas Ndiaye, c’est dès la première année de son accession au pouvoir, que Me Wade a commencé à montrer les signes d’un allié insaisissable. «Quand il a décidé de gérer le pays d’une manière solitaire, contrairement à ce qui a été convenu dans le programme de la Ca 2000, qu’il avait lui-même préfacé, notre parti lui a rappelé ses engagements, mais en vain». Pis, renchérit-il, «lorsqu’il s’est agi de procéder à la répartition des ministères du premier gouvernement de l’alternance, Me Wade s’était accaparé des postes les plus importants. Il prétextait toujours de l’argument selon lequel il avait beaucoup d’idées sur tel ou tel portefeuille ministériel, et qu’il pensait le réservait à une tierce personne». Et, ajoute Nicolas Ndiaye : «Quand la série des élections avait été close en 2002, nous avions demandé au Président Wade (Ndlr : au cours de trois déjeuners entre la Cap 21, la Ld et Aj/Pads) de faire le bilan de l’alternance. Mais à la surprise générale, il est allé à Londres pour dire que Landing Savané et Abdoulaye Bathily ne faisaient plus partie de ses alliés. Mais son grand handicap, c’est que Me Wade ne souffre pas la contradiction. D’autant qu’il n’avait pas su digérer notre refus, quand il a demandé à la Ld de se fondre dans le Pds ».

L’Afp : «Le long séjour de Niass à la Primature est un accident de parcours»

Par ailleurs, l’Alliance des forces de progrès, par la voix de Bouna Mohamed Seck, étouffe de rage, quand il disserte sur la facilité avec laquelle, le numéro 1 du Pds se détourne de ceux qui l’ont aidé dans les années de braises.

«L’argumentaire que ses affidés avaient brandi pour permettre à Me Wade de se séparer du secrétaire général national de l’Afp volait très bas. Car, quand ils avaient accusé Moustapha Niass de n’avoir pas été à la hauteur des tâches qui lui avaient été confiées à la Primature, c’est un mensonge aussi monumental que la Tours Eiffel». La vérité, déclare Bouna Seck, est que Me Wade ne pouvait pas siéger avec des hommes d’Etat comme Moustapha Niass, car, il n’a aucune culture de l’Etat encore moins les vertus d’une gestion démocratique du pouvoir». D’ailleurs, dit-il , «je me demande toujours comment les deux ex-alliés de mars 2000 avaient fait pour cohabiter dans le premier gouvernement de l’alternance pendant près d’une année. Cela me paraît un vrai miracle».

Aj/Pads : «On l’a quitté de notre propre gré»

Par contre, l’administrateur d’Aj/Pads, Bassirou Sarr, préfère faire la moue, lorsqu’il s’agit de formuler la moindre observation sur la facilité du pape du «Sopi» à se séparer de ses anciens amis. « Nous sommes partis du gouvernement de notre propre gré après avoir tiré toutes les conséquences des élections, donc il ne s’est pas séparé de nous». Une déclaration dont la sincérité pose problème. Car, autant le camarade de Landing Savané crie sur tous les toits que son parti a délibérément choisi de se retirer du gouvernement, autant la vérité paraît tout autre. Car, les ministres d’Aj ont été contraints à libérer leurs fauteuils par Me Wade.

Deux sur trois hâbleurs au placard après services rendus

Conscient dès fois de ses faiblesses, Me Wade, pour traverser les épreuves, sait parfaitement réunir dans sa cour ses détracteurs les plus virulents. Ainsi, à la veille des élections législatives et présidentielle de 2007, il s’est attaché les services de Mes Abdoulaye Babou, El Hadj Diouf, Abdourahim Agne. Même si les deux premiers hâbleurs ont rempli leur part du contrat, ils ont été remerciés après service effectué. Plus chanceux que les autres compagnons de la constante libérale abandonnés à différents quais, les trois recrues ont été consolées avec un séjour à l’Assemblée nationale. Normal ! Car, très à l’aise dans l’exécution de leur feuille de route, elles ont accablé de leurs sarcasmes les candidats opposés à Me Wade, lors du scrutin du 25 février dernier. Depuis lors, ils semblent mettre leur profession d’avant élections en veilleuse.

La trêve des marabouts politiciens

À côté des deux avocats et du patron du Pr, le pape du «Sopi» avait fait appel également aux marabouts politiciens, Serigne Mamoune Niass, Serigne Béthio Thioune et Serigne Modou Kara Mbacké. Même si le leader du Rp, Mamoune Niass, a clairement déclaré, la semaine dernière, que le Président Wade n’a pas honoré certaines de ses promesses, il n’en demeure pas moins que le Général Kara fait preuve d’un silence assourdissant. Depuis quelque temps, ce dernier n’a pas effectué la moindre sortie de nature à chanter les louanges du chef de l’Etat. En lieu et place, il a préféré donner un grand coup de fouet aux instances de son parti mué en une structure dénommée «Génération…pour la vérité». Ce qui, aux yeux de certains, sentirait la provocation.

Macky Sall et sa «famille», hors d’état de «nuire»

En outre, la capacité de mettre au frigo d’anciens compagnons qui ont souffert le martyre pour massifier son parti, Me Wade tel Cronos, dévore tous ses fils. Le secrétaire général national adjoint du Pds, Macky Sall, est envoyé se reposer à l’Assemblée nationale. Loin de la sulfureuse bataille de succession, qui se profile à l’horizon.D’autant que, en cas de vacance du pouvoir, c’est au futur président du Sénat de tenir les manettes de «Sunugal», jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle. Aussi, les vagues qui ont projeté Macky Sall à l’Hémicycle, n’ont pas épargné d’autres responsables libéraux comme les anciens ministres Assane Diagne, Aïda Mbodj et Aliou Sow. Même si aucune explication officielle ne sous-tend leur non-reconduction dans le gouvernement du Premier ministre, Hadjibou Soumaré, il n’en demeure pas moins que les ex-ministres Aliou Sow et Aïda Mbodj ont fait les frais de leur fidélité à Macky Sall. Non sans avoir dépensé toutes leurs calories, pour réélire Me Wade. Autre victime de l’imprévisible et maître de l’esquive du Pds : Khouraïchi Thiam. Qui, nonobstant le travail de titan abattu, pour que le département de Tambacounda ne tombe entre les mains de l’ex-socialiste, Souty Touré, a été banni à nouveau par son compagnon de tous les jours. La bourde qui l’a perdu : son franc-parler et son courage à dire à haute et intelligible voix ce que les gens pensent tout bas. En retrait entre les quatre murs de l’Hémicycle, ils ont plié, mais les proches du président de l’Assemblée nationale n’ont pas rompu. Certes, il se sont enfermés dans un mutisme, qui en dit long sur leur refus de capituler, devant ceux qui déroulent le tapis rouge à Wade fils, mais ils n’ont pas encore dit leur dernier mot, car, le combat épique pour la succession de Wade père ne manque pas de les appâter. Tout un programme !

Taillables et corvéables, ils restent encore dans la cour du roi

Toutefois, loin de ceux qui ruminent la déception de leur compagnonnage avec Me Wade, certains hommes ont réussi à s’accrocher encore aux basques de la constante libérale. Qui, en dépit de l’usure du temps, ne les a pas jetés à la poubelle. Ou du moins provisoirement. Il s’agit du secrétaire général de la Fédération Pds de Linguère, Habib Sy, Me Ousmane Ngom, Farba Senghor, Pape Samba Mboup, Babacar Gaye, Doudou Wade, Iba Der Thiam, et la liste est loin d’être exhaustive. Tous ces responsables libéraux ont un dénominateur commun : répondre à tout va et à tous vents aux sollicitations de leur maître. Mieux, pour demeurer dans la surréaliste cour du Pds, ils semblent trouver la formule gagnante : ne jamais lorgner le fauteuil du secrétaire général national du Pds, encore moins l’après-Wade. Qui aiguise beaucoup d’appétits dans les vastes prairies bleues. Ainsi, Iba Der Thiam a renoncé à sa carrière politique au profit du bleu ciel de Wade. Habib Sy est prêt à guider les premiers pas de Karim Wade dans l’impitoyable champ politique, Me Ousmane Ngom, après un essai avec son Pls, joue la carte de la prudence avec Me Wade. Babacar Gaye et Doudou Wade voient mal leurs ambitions dépasser les murs de l’Hémicycle.



Daouda THIAM
Source: L'as

Article Lu 1784 fois

Mercredi 25 Juillet 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State