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Après le meurtre d'un des leurs : Les commerçants chinois baissent les rideaux pour trois jours

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L’ambiance du Boulevard Général De Gaulle, plus connu sous le nom des Allées du Centenaire, s’est estompée depuis mardi. Et pour cause, la communauté chinoise qui y tient un commerce depuis quelques années, est en grève de trois jours, suite au meurtre d’un de ses membres.



Après le meurtre d'un des leurs : Les commerçants chinois baissent les rideaux pour trois jours
Depuis mardi dernier, la vie s’est faite timide sur les Allées du Centenaire, pourtant quotidiennement grouillantes depuis que les ressortissants chinois y ont ouvert des boutiques. Le boulevard marchand est devenu calme, les boutiques sont fermées et la foule quotidienne est absente. A notre passage, les rideaux en fer des magasins étaient baissés. Seules les rares échoppes tenues par des Sénégalais sont ouvertes. Les revendeurs des produits chinois, qui se massaient d’habitude devant ces boutiques, se font rares. Ceux qui détiennent encore de la marchandise sont venus l’écouler. Mais, les acheteurs semblent emportés par les ‘journées mortes’ décrétées par les Chinois. ‘Les clients se sont faits subitement rares’, indique-t-on. En effet, les vendeurs qui tiennent un petit commerce, et même de simples acheteurs, préfèrent s’approvisionner directement chez les commerçants chinois plutôt que de se rabattre sur des revendeurs. Ainsi, depuis que les fournisseurs ont fermé boutiques, l’activité des marchands ambulants et autres revendeurs tourne au ralenti. Les porteurs, en chômage temporaire aussi, ont déposé leurs outils de travail, les fameux ‘pousse-pousse’.
Les Chinois, après avoir arrêté leurs activités, se terrent chez eux. Dans les maisons où ils logent, l’entrée semble plus être une barricade qu’autre chose. Les logis disposent de deux portes : une grille qu’il faut d’abord dépasser et une porte en fer. Cependant, ces portes n’ont pas été faites après l’agression du ressortissant chinois, mais c’est une mesure de sécurité que ces étrangers ont adoptée depuis qu’ils se sont installés dans le quartier. Mais ce dispositif n’a pas empêché que le 20 février dernier, Zhao Suiqin, 44 ans, à Dakar depuis plus de quatre années, soit assassiné en plein jour.

Il fallait faire des pieds et des mains pour trouver un Chinois qui puisse se prononcer sur la grève ou le meurtre. Faire du porte-à-porte chez les compatriotes de Hu Jintao s’est avéré, dans un premier temps, infructueux. Et, il fallait faire un tour de quartier dans Gibraltar et demander les maisons occupées par des Chinois. Après plusieurs minutes de recherche, nous tombons, au premier étage d’un immeuble, sur une famille chinoise plutôt sympathique. Une dame d’une trentaine d’années, dans un français tortueux, accepte de se prêter à nos questions. ‘Comment voulez-vous qu’on travaille ? Ici, tout le monde a peur. Tu fais travailler des personnes qui, après, se retournent contre toi pour te tuer et voler ton argent. On ne se sent plus en sécurité’, déclare la Chinoise qui dit ne pas comprendre pourquoi la police tarde à mettre la main sur les assassins. ‘Tout le monde sait que ce sont quatre porteurs guinéens qui travaillaient avec des +pousse-pousse+. La police ne fait pas d’efforts pour nous aider. L’enquête est lente’. La conviction de cette Chinoise est que les porteurs de Centenaire se connaissent entre eux et elle estime qu’il faut les cuisiner pour leur tirer le ver du nez.

Sur le site internet Senego.com, le président de l’association des commerçants chinois au Sénégal, Qian Guoming affiche son indignation. ‘Plusieurs commerçants chinois ont été victimes de vols à main armée ces derniers temps. Mais les malfaiteurs n'ont jamais été retrouvés et punis. Cette fois-ci, c'est le comble du malheur : un des nôtres a lâchement été assassiné et les auteurs de ce crime crapuleux sont toujours libres comme l'air. Nous voulons par notre acte (fermeture des boutiques) demander aux autorités de retrouver et identifier les assassins avant de les traduire en justice’, déclare le président de l'Association des commerçants chinois au Sénégal.

La dépouille du ressortissant Chinois tué vendredi dernier est toujours à la morgue de l’hôpital Aristide Le Dantec, en attendant que sa famille la récupère.

Khady BAKHOUM

Source: Walfadjri

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Vendredi 27 Février 2009





1.Posté par champagne le 27/02/2009 14:41
chinois dal... mot lolou rek

2.Posté par algebre le 27/02/2009 16:44
Mangui leeni koy djalé à tous les chinois. ca mom ca doit être punis. mais nak cela doit vous pousser à cojntroler votre pays la chine et à vous bettre pour plus de droit et d démocratie labàs. vous voiyez bien que tout le sénégal et meme ceux de l'esterieur vous ont entendu. car le débat public ainsi que les médias sont libres. Ce la n'est pas possible pour des centaines de milions de chinois encore moins pour les senegalais en Chine qui vivent durement labas.

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