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Après Jérome GODART : Les Ics vont-elles signer avec le marocain Charaf ?

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Opérateur privé marocain du secteur des engrais, Charaf Corporation serait en négociations avec les Industries chimiques du Sénégal (Ics). D’ailleurs, une mission du distributeur chérifien vient d’effectuer un séjour d’une semaine au Sénégal.



Après Jérome GODART : Les Ics vont-elles signer avec le marocain Charaf ?
Entre les Ics et le distributeur marocain, Charaf Corporation, tout semble baigner dans l’huile. Selon des sources concordantes, les deux parties ont trouvé un accord pour un audit de la société sénégalaise.
Les mêmes sources relèvent que la société d’Amine Kandil est intéressée par un contrat commercial avec l’ex-fleuron de l’industrie sénégalaise. ‘ Charaf Corporation est un distributeur d’engrais qui fait à peine 100 000 tonnes par an. Pire, il n’a pas de capacité financière. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment une petite société comme celle-là est amenée aux Ics pour un soi-disant audit. Cette société va certainement essayer de justifier ses prestations pour ensuite procéder à des échanges de bons procédés ’.

Aux Industries chimiques du Sénégal, l’amère expérience des contrats commerciaux avec Offnor de Jérôme Godart et de l’armateur grec, la Stc, est encore fraîche dans les mémoires. ‘ Pourquoi Charaf Corporation, un petit distributeur d’engrais au Maroc, a été sollicité pour un audit technique des Ics ? ’, s’interroge-t-on.

Les contrats avec la société chypriote de M. Godart ont été mis à défaut. Et l’Etat , en signant un accord à l’amiable avec l’homme d’affaires français qui a pignon sur rue à Nicosie, n’a-t-il pas implicitement reconnu la valeur des dits contrats ? Au lieu d’aller devant les juridictions compétentes. L’accord à l’amiable aurait permis à M. Godart de recevoir des indemnités conséquentes avec l’argent des Ics.

Il faut rappeler que les Ics avaient manqué aux obligations mises à leur charge aux termes du Protocole d'accord du 6 avril 2005, de l'Accord préliminaire du 27 mai 2005 et le contrat Dap (engrais) n°Imp/0506003 du 1er juin 2005 se trouvent résolus aux torts et griefs ‘exclusifs’ des Industries chimiques du Sénégal.

Le préjudice subi par la société chypriote du fait de la non-exécution de l'Accord préliminaire était estimé à plus de 68 millions de dollars américains, soit environ plus de 37 milliards de francs Cfa. Le contentieux avec Offnor a été à l’origine des saisis conservatoires sur les comptes des Ics logés à Paris et New York.

Le conseil des Ics avait trouvé les accords industriels et commerciaux fort bien montés et économiquement viables. Et pour amener Offnor à signer des contrats d'approvisionnement avec les Ics et d'ouvrir des lettres de crédit en sa faveur, l'Etat du Sénégal n'avait pas hésité à faire des ronds de jambe à M. Godart.

Parce que les Ics n'avaient pas le sou pour rembourser l'emprunt obligataire contracté auprès de la bourse d'Abidjan. Offnor venait de signer des contrats d’approvisionnement pour plus de 30 millions de dollars américains (environ 16 milliards 800 millions de francs) et d’ouvrir des lettres de crédit en faveur des Ics.

Ces lettres de crédit, précise notre source, permettaient aux Industries chimiques du Sénégal de rembourser l’emprunt obligataire contracté auprès de la bourse d’Abidjan, emprunt pour le remboursement duquel notre fleuron n’avait pas un seul franc.

Aujourd’hui, les Ics se sont tournées vers Charaf Corporation. Les deux parties signeront-elles un contrat ? ‘ Nous avons bien sûr reçu une mission de Charaf Corporation. Chaque année, nous recevons des visiteurs comme Charaf.

Tous cherchent à travailler avec les Ics. Mais cela ne signifie pas qu’un accord est aussitôt paraphé. Nous étudions en profondeur tout dossier de coopération soumis à la société ’, précise une source proche de la direction des Ics.

Déjà, on ne tarit pas d’éloges sur Charaf Corporation qui, selon la même source, est devenue en quelques années un acteur majeur dans le secteur agricole, notamment dans la nutrition végétale au Maroc. Et Charaf Corporation aurait comme partenaires institutionnels la Société financière internationale (filiale de la Banque mondiale), la Banque européenne d’investissement, le Proparco (Groupe Afd), entre autres.

Apparemment, c’est toujours le même schéma qui revient. Des amis qui tournent autour pour pouvoir gagner de l’argent des Ics. Les noms les plus cités aujourd’hui pour des contrats sont : Max Abitbole, un ex-responsable de Abb France, qui travaille pour un fonds d’investissement koweïtien, et Amine Kandil de Charaf Corporation. L’objectif visé serait de récupérer 20 % du capital des Ics, à en croire nos sources.

Les Ics ne seraient pas intéressées par les grands groupes de renommée internationale comme Yara qui est cotée en Bourse, s’étonne un responsable syndical.

Johnson MBENGUE
Source: Walfadji

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Lundi 25 Juin 2007

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