Référence multimedia du sénégal
.
Google

Appel De Wade A Idrissa Seck : Pour épargner Karim Le Sort Du « Ndongo Daara »

Article Lu 1366 fois

Traditionnellement, quand un garçon qu’on destine au daara atteint l’âge de six ans, c’est son père qui l’y accompagne. Le daara est alors sa nouvelle vie, faite de rudesse, d’apprentissage, de frugalité mais aussi de rencontres, dans un environnement composé principalement d’ainés qui ne lui font pas de cadeau. Généralement, c’est que comprennent les mères qui sont souvent en pleurs quand elles voient leurs fils les quitter pour rejoindre les daara.



Appel De Wade A Idrissa Seck : Pour épargner Karim Le Sort Du « Ndongo Daara »
Pour son premier jour au daara, le talibé –accompagné de son père- est l’objet de tous les égards. Après une première nuit, quand il se réveille, sa première réaction est de crier et de réclamer son père, qui généralement, s’est littéralement « arraché » au petit matin, pendant que son fils dormait encore : « Ana baay ? Ana baay ? Yaay, Yaay, Yaay). (Ou est mon père ? Ou est mon père ? Maman ! Maman !)

La réponse à sa question vient du plus âgé des taalibés (disciples) sous forme de sentence :« Hé sa baay njibbi na. Joggal dem taxani ne sa moroom yi. Ubbal sa gimin. » (Ton père est parti ! lèves toi et vas ramasser des fagots de bois comme tous les autre enfants).

Pendant longtemps, Abdoulaye Wade, et tous ceux qu’il a « fabriqués », ont porté sciemment des œillères, refusant de se rendre à l’évidence qu’il faut bien se préparer à la vie sans Wade comme le seul « maître du jeu et du je ». Pendant qu’il était encore dans l’opposition, l’actuel président de la République avait d’ailleurs déclaré un jour que « la mort ne surprendra pas ». Mais le chef de l’Etat qui refusait de faire face à la réalité de son calendrier politico-biologique s’est vu imposer celui politico-religieux d’Idrissa Seck. Bien avant la présidentielle de 2007, l’ancien Premier ministre disait partout, qu’il n’avait que deux fenêtres ouvertes (windows of opportunity) pour briguer le suffrage des Sénégalais : 2007 ou 2012. Au-delà de cette date, il ne ferait plus de politique. La raison ? Le prophète de l’Islam, Mohammad a été rappelé à Dieu à l’âge de 63 ans. Idrissa Seck s’est donné cet âge buttoir.

De son côté, Abdoulaye Wade qui voulait garder Idrissa Seck comme sa police d’assurance, mais sans se soumettre pour autant au calendrier du maire de Thiès, a fini par se résoudre, à lâcher son poulain.

En politique, une fois que l’on goûte aux délices du pouvoir, on n’accepte plus de s’en priver. Le combat frontal entre les deux ambitions était inévitable. Le président n’entend pas se faire appeler de son vivant « ancien chef d’Etat ». Idrissa Seck pour sa part déroule son plan qui consiste, à terme, à remplacer Wade.

Abdoulaye Wade a tout mis dans la bataille : les Chantiers de Thiès, l’accusation d’atteinte à la Sûreté de l’Etat, le protocole de Rebeuss, les 40 milliards « planqués » à New York, la déclaration en prime time à la télévision nationale pour faire la promotion de Karim, « le meilleur fils du pays ». Tout cela participait de la volonté d’éliminer ce « fils » impatient. Pour couronner le tout, il déclare que Idrissa Seck ne fera pas partie de ses successeurs possibles.

De manière détournée, sans vraiment s’y résoudre, Abdoulaye Wade a voulu tenter ainsi d’acheter une autre police d’assurance, en essayant de pousser son fils Karim Wade successeur éventuel. Il y a une conviction dans la famille politique de l’occupant du Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor. On a toujours pensé que la meilleure façon de mettre le pied de Karim Wade à l’étrier était de le doter de beaucoup de moyens financiers. Et les chantiers et les agences ont poussé comme des champignons après la pluie. Ils sont tous mis à la disposition du prince. Il reste que, malgré tous les moyens colossaux à la disposition du fils, Abdoulaye Wade animal politique redoutable commence à se rendre compte que son fils n’a pas une oreille politique assez fine pour être sa seule option.

La faiblesse de l’option Karim Wade a été récemment mise à nue par l’erreur politique majeure que constitue la tentative du « leader » de la Génération du Concret de participer, de manière ostentatoire, aux journées Set-Sétal de Touba. Karim Wade n’a pas la finesse politique d’Abdoulaye. Malgré les efforts politiques immenses de ce dernier qui a démarré sa campagne électorale pour la présidentielle de 2007 dès le 21 mars 2000, en décidant de se rendre à Touba, le président n’a jamais voulu forcer la main à Serigne Saliou Mbacké de prendre partie publiquement et de façon directe pour lui. Tout au plus, il a obtenu du Khalife de Touba une déclaration disant que les travaux de la ville démarreraient après l’élection a présidentielle. Ce qui était plus que suffisant dans l’oreille des Mourides qui savaient décrypter les signaux.

Certains ont pensé à un moment qu’une autre option aurait pu être envisagée en la personne de Macky Sall. Mais ce dernier n’a jamais disposé de forces qui lui soient propres pour pouvoir participer à la course pour la succession. C’est Abdoulaye Wade qui l’a placé dans la trajectoire pour y rêver. Macky Sall qui n’est pas arrivé à asseoir une stratégie qui peut faire de lui une option viable, est ramené à une position compatible avec sa dimension réelle.

Mais comme disait feu Babacar Sané ancien secrétaire général de la Ld/Mpt, « quand deux joueurs d’une même équipe se télescopent, il y a toujours un troisième larron pour récupérer la balle ».Wade est donc obligé de se retourner à nouveau vers Idrissa Seck.

Etant assuré de l’indulgence, encore une fois, des Sénégalais qui ne sont plus loin de faire du bërgël (ne sont plus surpris de quoi que ce soit de sa part), le patron du Pds décide de faire revenir Idrissa Seck qu’il a eu à accuser des pires crimes.

La raison principale est que cela peut être le moyen d’éviter à Karim Wade le traitement réservé au nouveau « ndongo daara ». Le père ne voudrait certainement pas que brutalement, Karim Wade se réveille un petit matin pour demander « Ana Baay » et que ce soit Idrissa Seck qui soit le taalibé le plus âgé. Le Président se dit peut-être autant avoir un plan B. Si l’option Karim (qui n’est pas complètement abandonnée), ne marche pas, il aura affaire à quelqu’un de connu qui est Idrissa Seck. Au moins on peut négocier entre gens d’égales valeurs morales.

Wade et Seck ont –ils négocié les termes de cette police d’assurance de A à Z ? Les formes définitives de leurs retrouvailles nous en diront en peu plus, à défaut d’avoir les termes réels.

C’est bien le président de la République qui nous a dit à la télévision nationale (pour la énième fois) que ce qui l’oppose à Idrissa Seck n’est connu de personne. Mais on peut quand même s’aventurer à penser que même si l’argent est la cause du différend, il reste le fait de savoir qui va être le 4ème Pésident de la République du Sénégal et dans combien de temps.

Source: Sud Quotidien

Article Lu 1366 fois

Jeudi 16 Août 2007





1.Posté par salambaye le 16/08/2007 11:50
c'est vraiment blamer les daaras....de faire croire que le talibè doit etre aussi malhonnete que seck....

2.Posté par omzo le 16/08/2007 14:11
Manifestement, il y a une folle et audacieuse entreprise de déstabilisation du fils d'Abdoulaye WADE ! D'éminents esprits qui, sous une apparence de sang froid et d'impartialité dissimulent mal de pénibles rancoeurs. Leurs pensées ordinairement si froides et si éclairantes semblent subitement assombries par un nuage incandescent de haine, une sorte de ressentiment farouche et brûlant. Dorénavant, ils regardent comme une bonne fortune l'opportunité de jeter le discrédit sur tout ce qu'entreprend Karim WADE. Une certaine presse malheureusement véreuse rompue aux pratiques de clientélisme malsaines et à la solde de maky sall, éprouve un âcre plaisir à relayer systématiquement tout ce qui peut nuire à la Génération du Concret( Il est midi, journal de la honte du fait de ses inepties ). Comment pouvez – vous interpréter comme un acquiescement le mépris glacial que G.C oppose aux pantalonnades, déclarations enflammées et irresponsables de politicards en sursis, paniqués par la Refondation imminente du PDS ?

Ces politiciens – gribouilles, ayant subodoré le naufrage de la Restructuration du PDS, tentent désespérément de se rattraper aux branches de la Génération du Concret. Ils font un très grand tort à ce mouvement et prêtent ses flancs aux critiques vitrioleuses

Chaque jour, on patauge dans l'à peu près pour atteindre le fils du Chef de l'Etat. Des révélations abstruses, des soupçons absurdes excités par les élucubrations de la presse, sont honteusement jetées dans l'imaginaire des sénégalais pour y construire une image négative de G.C. Des ergoteurs illuminés, rongés de toutes sortes de fureurs contenues, voient la main invisible de Karim WADE derrière tout ce qui se passe dans ce pays. Ce reproche est singulièrement injuste et partial, j'en atteste tous les honnêtes citoyens et les invite à ne pas se faire le complice de ces horribles calomnies en y croyant.

On a tendance à oublier que G.C., au-delà de Karim WADE et de Abdoulaye BALDE c'est des milliers de jeunes et de moins jeunes Sénégalais qui partagent une certaine philosophie de l'initiative pratique et efficiente dans la continuité de la dynamique initiée depuis 2000. Ce n'est pas, loin s'en faut d'ailleurs, un stupide reproche décoché à tous ces acteurs du développement qui s'échinent à faire avancer ce pays.
Etre concret, c'est avoir des idées grandes, justes et fécondes et s'efforcer inlassablement à les mettre en pratique pour les intérêts exclusifs de son pays, sans se laisser distraire par braillards et pipelets. C'est faire confiance aux jeunes compétences capables d'insuffler un souffle nouveau à ce Sénégal relativement jeune dans toute l'acception du terme. La classe politique vieillissante de ce pays devrait se réjouir de l'émergence de ce nouveau concept que partagent des jeunes qui ont un sens élevé de l'esprit démocratique

En effet, dans ce mouvement, se retrouvent à la fois des enfants de la classe dirigeante et ceux d'éminents opposants. Et quand des militants étriqués et enflammés ont souhaité mettre un terme à ce compagnonnage courageux et exemplaire, ils se sont vus opposés une fin de non – recevoir catégorique de la part du leader naturel de G.C. Quel singulier caractère ! Quel bel exemple d'esprit démocratique !

Nous sommes avertis des incroyables fantaisies, des virées nocturnes arrosées d'alcool, des dérives innommables de certains fils de chef d'Etat africains dans les capitales occidentales. Ces folies mondaines insultent brutalement à la misère des populations qui ont porté leur parent au Pouvoir. Indiscutablement, le travail, la discipline, la courtoisie, le mépris glacial aux injures et objurgations désespérées, sont les valeurs prégnantes de Génération du Concret

Il est vrai qu'il ne faut pas s'en laisser imposer par les imprécations de ces cassandres qui agitent l'épouvantail de la souveraineté du peuple. Personne n'a le monopole du suffrage des Sénégalais. Le peuple qui s'est désaffectionné de la Politique est très certainement séduit par l'idée d'un renouvellement en douceur de la classe politique en fin de carrière. Rien ne plaît autant que la nouveauté. La règle reste de plaire au peuple souverain Nul ne doute, aujourd'hui, que ce mouvement désigné à la vindicte publique bénéficie d'un immense capital de sympathie et d'une ardente solidarité auprès de jeunes qui savent très bien faire la différence entre supputations calomnieuses et critiques objectives. Et-il grand temps de les conscientiser davantage avec des idées fécondes, pour en faire un contrepoids à cette honteuse campagne de dénigrement. Tant il vrai que les idées deviennent des forces matérielles lorsqu'elles s'emparent des masses.

Cependant, il faut éviter de croire, sous l'effet de l'enivrement des premiers succès, et du triomphalisme outrancier de quelques vulgaires esbroufeurs en quête d'une palingénésie politique, que le reste du chemin à faire est une promenade de santé. Un leader ne devrait rien redouter tant que de s'en laisser accroire Car le public peut se détacher aussi facilement qu'il s'engoue, aimant ainsi à conserver, le droit de fouler aux pieds ce que naguère il portait aux nues.

Veillez excuser la vivacité de notre parole. C'est notre révolte et notre indignation qui nous ont emportés malgré nous. Nous sommes des admirateurs à la fois passionnés et lucide, outrés par les aboiements de la critique qui part en vrille



Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 7 Décembre 2016 - 11:54 Macky Sall à Versailles chez Abdoulaye Wade

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State