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Anniversaire de Ch. Mourtada Mbacké (8 août 2004-8août 2007): Serigne Mourtada à l'avant garde du Mouridiya

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La puîné de Serigne Touba est lui-même la personnification de l’universalisme mouride. En faisant le « Ikhra » (lis !) son credo, il a très tôt fait de la recherche du savoir un jalon fondamental de l’œuvre du Vénéré Cheikh. L’Institut Al Azhar, désormais connu à l’échelle mondiale, c’est lui qui l’à bâti pièce par pièce. Pieux érudit comme tous les membres de sa famille, il s’est porté à l’avant-garde du Mouridiya. Son souci constant est de faciliter l’accès au savoir à travers la création de multiples institutions disséminées à travers le monde.



Anniversaire de Ch. Mourtada Mbacké (8 août 2004-8août 2007): Serigne Mourtada à l'avant garde du Mouridiya
Mécène des pauvres, Serigne Mourtada n’en a pas pour autant oublié de s’intéresser au sort des talibés confrontés aux difficultés de cette fin du millénaire. C’est ainsi qu’en toute philanthropie, il a investi le secteur des transports traditionnels. Il est tolérant et conciliant. D’une humilité légendaire, Serigne Mourtada Mbacké draine des foules à chacune de ses sorties, ici ou l’étranger où il compte de nombreux amis. Le rayonnement international du Mouridiya, l’expansion des enseignements coraniques et le partage des connaissances sont chez ce marabout d’une dimension exceptionnelle, des credos de chaque instant.

DENIS DE RESISTANCE

La naissance de la mouridiya s’est faite à la fois contre le processus d’occidentalisation et d’arabisation. Le double refus des modèles importés constituait, de fiat, une troisième voie transcendant les processus de vassalisation. Pour être efficiente, cette forme de résistance devait se situer au plan culturel. En soi, c’était une révolution. Car, pour la première fois, face aux échecs patents des résistances armées, une nouvelle forme de riposte, non violente mais déroutante pour le colon qui misait sur le fer et la Bible aux fins d’assujettir les peuples africains, venait d’être trouvés.

Le fils cadet de Cheikh Ahmadou Bamba a vu le jour en 1343 h (1924) , à l’époque de la détention en résidence surveillée du Serviteur du Prophète (PSL) par les autorités coloniales à Diourbel. Sa mère se nomme Sokhna Touti Diop, originaire de Doréga près de Coki, et fille de Sokhna Fatou Tacko Diop.

N’étant âgé que de trois ans à la disparition de son illustre père en 1927, Cheikh Mourtada fut confié à son grand frère Cheikh Mouhamadou Moustapha (1888 – 1945), fils aîné et premier Calife de Cheikh Ahmadou Bamba, qui veilla particulièrement à son éducation et sa formation religieuse et intellectuelle. Il vécut ainsi les premières années de sa jeunesse avec Cheikh Moustapha qui lui témoignait, à l’instar de tous ses autres frères et sœurs, une rare affection et le confia à différents maîtres auprès de qui Cheikh Mourtada acheva sa mémorisation du Coran. Le premier calife l’enverra plus tard en Mauritanie où il entama l’étude des sciences religieuses classiques que sont la théologie (tawhid), la jurisprudence islamique (fiqh), le soufisme (tasawuf), les sciences instrumentales (grammaire, rhétorique etc.) De retour en son pays natal, Cheikh Mourtada retrouva son grand frère qui prit l’usage de l’amener fréquemment en sa compagnie au cours de ses nombreux déplacements à travers le pays aux fins surtout de raffermir son expérience et de parfaire sa formation dans la gestion des affaire de la communauté.

Le caractère du jeune Mourtada était marqué par une remarquable ardeur et une forte détermination à l’acquisition de la science, par un fort attachement à l’orthodoxie et à la Sunna du Prophète (PSL), par la tempérance et le détachement des vanités du bas monde et bien d’autres vertus procédant d’une faveur divine particulière. On reconnaissait déjà en lui, dès sa prime jeunesse, l’essentiel des qualités dévolues aux saintes éminences, celles des grands Hommes de DIEU appelés à réaliser des destinées exceptionnelles.

Pressé par une soif inextinguible de spiritualité et d’amour du Seigneur, Cheikh Mourtada décidera, bien après la disparition de son illustre tuteur, de se retirer pendant une longue période, accompagné d’un nombre restreint de disciples, dans la solitude de la forêt de Bambouck (Sénégal oriental) pour méditer et se consacrer exclusivement aux dures pratiques cultuelles. Et ce ne fut qu’à la requête de son grand frère Cheikh Mouhamadou Bachir qu’il consentira à revenir pour se consacrer à ce qui devait être l’une des œuvres les plus considérables de la Mouridiyah : la propagation du message de l’Islam aux quatre coins du globe, l’éducation et l’instruction des disciples mourides disséminés à travers le monde entier.

Doté d’une pureté de cœur et d’esprit rarissime, Cheikh Mourtada marqua tous ceux qui eurent la chance de le côtoyer par sa capacité à supporter les dures épreuves de la vie, à l’instar des difficultés imposées à ses débuts par la relative modestie de ses ressources personnels, les fils cadets du Cheikh ne jouissant pas encore, en ces temps là de leur notoriété ultérieure et du fait de sa très grande libéralité qui l’incitait malgré tout à prodiguer ses biens aux plus démunis. Ayant ainsi appris à supporter stoïquement la peine et à surmonter la fatigue et la maladie qui ne l’empêchaient jamais de faire son devoir, l’unique repos de Cheikh Mourtada résidait dans la réalisation de sa mission : accomplir toute œuvre bénéfique à l’Islam, édifier des centres d’enseignement religieux, construire des mosquées, convertir des non musulmans à l’Islam, assister les indigents et les nécessiteux etc.

En effet, cet érudit d’envergure, qui perpétuait un héritage spirituel d’une dimension exceptionnelle, s’est énormément investi, comme nul ne l’a jamais fait, dans le domaine de l’éducation, par l’implantation dans tout le Sénégal et dans les communautés sénégalaises et du monde entier, des écoles où l’on enseignait le Livre de Dieu, les sciences religieuses et profanes qui ont formé plusieurs générations de lettrés du pays.

On se souvient de sa première visite qu’il rendit en 1947 à notre père Sidy Alboury NDIAYE à Dahra Djoloff. Ce dernier, sur les conseils du jeune Cheikh Mourtada réunit tous les chefs de familles mourides entre autres Mbamba Coura NDIAYE, Baba Lissa NDIAYE, Madieng Awa DIENG, Momar DIAGNE, Mayoro Mbaye, Guirane Ramata, Amadou LO FAYE, Ibrahima DIENG, Amadou MBAYE DIOUM, Ali Bana LAKH. Le jeune Cheikh conseillait à tout le monde d’envoyer en priorité leurs enfants âgés au moins de 4 ans à l’école coranique avant l’école française.

L’institution Al-Azhar qu’il mit ainsi en place dans les années 70 constitue à ce jour le plus grand réseau scolaire privé du Sénégal avec près d’une centaine d’écoles disséminées dans les 11 régions du Sénégal et à l’étranger (Europe, Etats-Unis, Afrique). L’effectif des élèves de l’Institution se compte en milliers avec des centaines de professeurs pris en charge sur fonds propres avec la modique contribution financière des élèves dont beaucoup représentent des cas sociaux inscrits gratuitement à l’institut. Les nobles objectifs ayant présidé à la création de Al-Azhar furent :
renforcer la foi authentique des musulmans, en leur assurant une bonne formation religieuse et intellectuelle conformément au projet de société de Cheikh Ahmadou Bamba : Matlaboul Fawzayni ;
contribuer efficacement à la lutte contre l’ignorance et les maux du sous-développement comme le chômage endémique, l’acculturation, la délinquance etc.
participer à l’œuvre de construction nationale par la formation, l’éducation et la solidarité.

Cette initiative de Cheikh Mourtada s’avère d’autant plus remarquable et primordiale qu’elle reflète et matérialise d’une manière inédite, à travers une approche moderne, prospective et volontariste, la place qu’occupe l’acquisition de la connaissance véritable dans l’enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba qui n’a jamais cessé d’agir en ce sens et d’en souligner l’importance dans un grand nombre de ses écrits : « Sache que la science et l’action constituent les deux moyens pour atteindre la Félicité Eternelle. Soucie-toi en permanence de ces deux principes en te débarrassant de tous tes défauts et en restant dans la pureté la plus absolue. Fais preuve de sincérité dans chacun de ces deux principes avec un culte exclusif à DIEU, ainsi obtiendras-tu de belles particularités et seras compté parmi ceux qui suivent la Tradition du Prophète Elu (PSL) (Les itinéraires du Paradis, v. 91 – 94).

« Les ténèbres des innovations blâmables (bid’a) sur le Dogme dissipent les lumières qui mènent vers DIEU, le SUPREME GUIDE. Quiconque vous interdit de rechercher le savoir, soin interdiction relève assurément de l’égarement car celui qui, en cette époque, empêche aux gens de s’instruire , celui-là appelle vers l’innovation haïssable du fait qu e toute pratique qui n’est pas inspirée par la science sera entachée d’imperfections. La connaissance et la pratique sont deux joyaux précieux qui génèrent le bonheur dans les Mondes d’ici-bas et de l’Au-delà. Le plus noble de ces deux principes demeure toutefois la science, qui constitue une priorité, comme nous l’apprend le Prophète Elu (PSL). Car ceux qui agissent en marge de la science, leur action est assimilée à la poussière dispersée par le vent ». (Les Verrous de l’Enfer et les Clés du Paradis, V. 20 et suivants). « Ne reste jamais un seul jour de ta vie sans rechercher la Connaissance puis sans t’évertuer à la mettre résolument en pratique pour adorer DIEU. Car le Savoir vivifie le cœur de celui qui l’acquiert de la façon dont il illumine son âme et l’éloigne de l’égarement. Sache que les créatures ne se différencient fondamentalement que par la Savoir et la Pratique Religieuse, sois donc persévérant [dans leur quête]. C’est en effet par la Connaissance et l’Adoration de DIEU que tout homme éminent surpasse ses pairs mais nullement par une auguste ascendance fut-elle de la lignée paternelle et maternelle ; persévère donc à acquérir ces deux vertus tout en te conformant aux règles de Bonne Conduite…(…) Ainsi qu’il fut dit : « Le Savoir est au cœur ce qu’est la pluie au terroir qu’elle arrose. Le Savoir extirpe l’aveuglement du cœur de celui qui l’acquiert de la façon dont la lune dissipe les ténèbres « Un poète a également dit : C’est par le Savoir que furent rendus à la vie des cœurs qui, jadis, ne discernaient absolument pas le vrai du faux. Le Savoir est une lumière par laquelle l’âme se dirige vers la Vérité à l’image de la lumière naturelle pour l’œil humain » (La Voie de la Réalisation des Vœux, v. 159 et suivants)

Cheikh Mourtada symbolise ainsi l’archétype même des vertueux épigones dont le Serviteur du Prophète (PSL) a prié le Seigneur de la gratifier lorsqu’il écrivait :

Ö SEIGNEUR ! Accorde-moi des descendants persévérants qui revivifient la Voie du Prophète Elu » Ö SEIGNEUR ! Accorde-moi des descendants qui persisteront dans les bonnes œuvres ».

L’extension des activités de Al-Azhar a également permis de créer l’un des premiers réseaux de transport en commun du Sénégal constitué d’autobus acquis par Cheikh Mourtada qui sillonnent les recoins les plus enclavés du pays à des tarifs très abordables pour les couches démunies. Elle a également permis à l’Institution de s’investir dans le secteur pétrochimique par la création des stations d’essence gérées par des citoyens de ses écoles.

L’œuvre de Cheikh Mourtada s’est étendue au monde entier à travers les visites annuelles qu’il accomplissait aux quatre coins du globe pour répandre et revivifier le message de l’Islam. Missionnaire infatigable et plénipotentiaire de la Religion agréée de DIEU, le Cheikh passait ainsi de continent en continent pour convier l’humanité à la source ineffable de l’Islam et rappeler aux disciples les commandements du SEIGNEUR : les localité les plus reculées du Sénégal comme les plus grandes villes du monde eurent à accueillir sa sainte et attachante silhouette faite de pureté, de compassion de grâce et d’attachement au Message de DIEU : Paris, Rome, Madrid, New York, Abidjan, Johannesburg etc...

Ayant ainsi allumé ou ravivé de nombreux foyers mourides dans des lieux pas toujours favorables à l’implantation de l’Islam dont l’image fut souvent déformé, Cheikh Mourtada sut imposer à ses nombreux interlocuteurs officiels une vision alternative d’une religion de tolérance et de pardon au point d’en convertir un grand nombre. Son action permit ainsi à la communauté mouride d’être mieux respectée et honorée, à travers notamment,l’organisation annuelle de « Sheikh Ahmadou Bamba’s days » dans plusieurs villes des Etats-Unis et des journées culturelles Cheikh Ahmadou Bamba au siège même des Nations Unies, ce qui constitue une première dans l’histoire de la communauté. Cet ambassadeur infatigable de l’Islam – qui refusait absolument tout clivage au sein de l’Islam et oeuvrait au nom de toute la Umma islamique sans aucune sorte de discrimination – créa également la Fondation Khadimou Rassoul dont l’objet est de concrétiser les nobles idéaux contenus dans les enseignements du Serviteur du Prophète (PSL) et l’organisation MICA ( Muslim Islamic Community in America) en charge de coordonner les activités de la communauté aux Etats-Unis.

Les recommandations de Cheikh Mourtada, au cours de ses sermons rares et frappants de concision, étaient invariables, à l’instar de celui-ci qu’il adressa à la communauté mouride un jour de fête :

« Je transmets mes salutations à tous ceux qui, en ce jour de fête, se sont rassemblés ici. Je vous recommande de persévérer davantage à toujours vous conformer aux prescriptions de DIEU, à celles de son Messager et aux enseignements du Serviteur du Prophète. CAR LE Cheikh nous a légué des écrits sans équivoque et enseigné clairement devant la postérité tout ce qu’il se devait de nous apprendre à savoir le respect des lois de DIEU, la conformité à la Sunna de son Messager (PSL), la Crainte de DIEU et l’abstention envers ses interdits. Je vous recommande également de vous rappeler constamment l’Autre Vie car ce monde d’ici-bas est négligeable et éphémère par essence aussi tout être humain s’y trouvant se doit de se souvenir de sa Demeure Eternelle et d’œuvrer pour celle-ci. Persévérons donc dans l’imploration constante du Pardon de DIEU et dans la quête de son Agrément. La paix soit sur vous ».

Cheikh Mourtada nous quitta le 08 août 2004, à Rabat, à l’âge de 80 ans et fut inhumé à Touba coïncidence significative – entre le mausolée de son père, dont il perpétua l’héritage d’une manière inégalée, et la bibliothèque de Touba, lieu de connaissance, cette cause à laquelle il dévoua une existence hors du commun, après avoir posé l’un des actes forts les plus fabuleux de l’histoire du Sénégal moderne à savoir le legs de la totalité des biens relevant de l’institution Al Azhar à la Cause du SEIGNEUR Tout-Puissant dans le testament qu’il fit à cet effet :

« Au nom de Dieu, le Clément et Miséricordieux, la louange soit à DIEU. Que tous ceux qui liront ce document que j’ai écrit personnellement sachent que je prends comme témoins DIEU et ses deux anges Scribes et déclare que j’ai persévéré à accomplir ma promesse auprès de Dieu. J’ai ainsi décidé de dédier l’institution islamique Al Azhar et ses centres annexes (bâtiments, terrains et la totalité de leur usufruits) que ce soit à Ndame, Kaolack, Bambey, Thiès, Saint Louis, Diourbel et ailleurs, au SEIGNEUR Tout Puissant de sorte qu’aucun acte interdit par le Créateur n’y soit accompli. Je prie DIEU, le Très Haut, de bénir et de rétribuer les œuvres mentionnées ci-dessus de même que tous ceux qui participeront à leur accomplissement et leur réussite. Puisse DIEU, l’Unique Témoin de mes propos, nous accorde, à moi et à tous les musulmans, Sa miséricorde ».

Point à notre sens, ne saurait exister assurément de meilleur modèle et de plus belle illustration de l’assertion du Serviteur Privilégié du Prophète (PSL) dans son poème « Wasilatu Rubuh ». : Par Mourtada Dieu élargira mon œuvre.

Talla Sidy Al Boury Ndiaye

Biographe de Cheikh Mouhamadou Bamba Mbacké et sa Famille Ancien Secrétaire Particulier de Serigne Cheikh Mouhamadou Mbacké Gaïndé Fatma 1956-1978

HlmParisVilla n°12 – Tel : 877 71 2

Cellulaire : 3622498/4335014/6527205

Email : tallasidy@yahoo.fr

Source: Sud Quotidien

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Samedi 4 Août 2007





1.Posté par doudou le 05/08/2007 01:58
serigne mourtala etais partie au maroc dans le quartie de cheikhe ahmede tidyane pour esseye de fonder le mouridisme ces laba qui es mort lorceque les collons ont amener serigne touba au gabon ces serigne elhadji malike sy a demander aux francais quille grassi et finalemens ons lui grasse ille et revenu et mouri en ndiareme exuser je siu un age de 79

2.Posté par talbe le 05/08/2007 23:37
Doudou tu mérites bien ton nom et tu réagis a l'imega de ton nom.
L'oeuvre de Serigne touba n'est plus a entacher mes est source de pédaguogie.
A l'avenir préfére l'abstinance aux réaction non fondées et trés superficilles.

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