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AïSSATA TALL SALL SUR LE DéPART DES AMéRICAINS:'Les vraies raisons sont liées au manque de bonne gouvernance au Sénégal'

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Dans des propos qu'elle a tenus, hier, lors de l'émission "Grand jury" qui passe à la Rfm (Radio futurs médias), Me Aïssata Tall Sall prend le contre-pied de ceux qui voient en elle une sérieuse concurrente de Ousmane Tanor Dieng au poste de secrétaire national du parti socialiste. Répondant aux questions sur l'actualité nationale, la porte-parole du candidat du Parti socialiste lors de la présidentielle de février dernier soutient qu'elle n'est pas candidate pour le fauteuil de secrétaire national des socialistes au congrès que va tenir ce parti, les 28 et 29 juillet 2007 à Dakar. Mais, celle qu'une partie de presse nationale et même étrangère surnomme la " Ségolène Royal du Sénégal" voit d’autres raisons dans le départ des Américains de la plate-forme de Diamnadio.



AïSSATA TALL SALL SUR LE DéPART DES AMéRICAINS:'Les vraies raisons sont liées au manque de bonne gouvernance au Sénégal'
Me Aïssata Tall Sall qui s'entretenait, hier, au cours de l'émission "Grand jury" avec notre confrère Mamoudou Ibra Kane de Rfm ne croit pas à la raison officielle avancée par le pouvoir pour expliquer le départ des Américains de la plate-forme de Diamnadio. À l’en croire, les vraies raisons sont liées à l’absence de bonne gouvernance de plus en plus constatée au Sénégal, une des conditions sine qua none pour l’admission au Millenium Challenge Account (Mca). Me Tall balaie d’un revers de main les arguments officiels avancés à savoir la présence d’une société Jafza de Dubaï. La socialiste pense qu’il s’agit là d’un « argument très diplomatique » qui cache le fait que les Américains, selon elle, auraient désavoué le Sénégal du fait d’une malgouvernance de plus en plus criarde. L’autre argument avancé pour corroborer cette thèse, c’est qu'au Maroc travaillent à la fois les Américains et la société de Dubaï sans pour autant enregistrer le départ des premiers.
Alors, elle dit ne pas comprendre que ce qui est accepté pour les Marocains ne le soit pas pour les Sénégalais. L’autre sujet évoqué et non des moindres, est la bataille de succession au poste de secrétaire national du Parti socialiste. Si l'on se fie aux propos de Me Aïssata Tall Sall, Ousmane Tanor Dieng, qui préside aux destinées du Ps suite au départ de Abdou Diouf depuis 2000, risque d'être porté à la tête de l'ancien parti au pouvoir sans coup férir. Pour cause, Me Aïssata Tall Sall, à travers qui d'aucuns voient une concurrente de taille du candidat sortant Ousmane Tanor Dieng, eu égard à son entregent et son combat politique au sein de la formation verte, soutient n'avoir pas la prétention de postuler au fauteuil de numéro un du Parti socialiste au prochain congrès qui se prépare activement avec les instances du parti au niveau local".

La Ségolène Royal du Sénégal

Je ne suis pas candidate au congrès du parti socialiste pour occuper le poste de secrétaire national du parti. Mais, j'ai l'intention de faire partie de ceux qui vont manager le Ps pour la conquête du pouvoir, précise la responsable socialiste de Podor. Mais, puisque s'engager en politique est synonyme de conquérir le pouvoir, celle qu'une partie de la presse nationale et même étrangère prédit la "Ségolène Royal du Sénégal" ne cache pas son rêve de briguer les suffrages universels des Sénégalais si toutefois les circonstances se présentent. "Je dois travailler, faire des résultats brillants en politique pour ensuite penser à briguer les suffrages des Sénégalais", lance l'ancienne ministre de la communication sous Abdou Diouf.
Se prononçant sur le pourquoi des assises nationales que prônent le Front siggil Sénégal, Me Aïssata Tall Sall laisse entendre que le Sénégal est "sous-urgences". À l'en croire, les assises partent du constat que notre pays est confronté à une "question de survie politique". Pour l’avocate politicienne, la hausse des denrées de première nécessité ne se situe pas au centre des préoccupations du régime libéral. " La hausse des denrées de première nécessité, le gouvernement et le Parlement ne s'en préoccupent pas" avant de préciser que la conférence des leaders du Front siggil Sénégal est train de travailler sur l'organisation des assises nationales. Par ailleurs, interpellée sur l'après Wade ou le débat sur la succession de Wade, la praticienne de droit estime que Wade ne peut pas se choisir un successeur institutionnellement et démocratiquement avant d'ajouter: "Si Wade part il faut revenir sur les mêmes principes qui l'ont portés au pouvoir".

Tribunal spécial pour Habré

Autre question sur laquelle l'avocate s'est prononcée, c'est l'affaire de l'ancien président tchadien en exil au Sénégal. Pour Me Aïssata Tall Sall, le fait que le ministre de la justice ait rassuré l'opinion que Hussein Habré sera jugé est une bonne solution. Pour la bonne et simple raison que "l'affaire a été chahutée parce que la politique y est intervenue". L'avocate qui dit non à une cour d'assises pour juger M Habré soutient l'idée d'un tribunal spécial. C'est pourquoi, elle exhorte l'Union africaine qui veut que le procès de Habré se tienne à mettre les moyens financiers et matériels à la disposition du gouvernement du Sénégal.

Boubacar Demba SADIO
SOurce: Le Matin

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Lundi 16 Juillet 2007

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