"Nous avons été surpris de voir cette descente violente des forces de l'ordre dans notre quartier, à cause, dit-on, d'affrontements entre malinkés et peuls qui avaient éclaté très loin de chez nous, au grand marché de Madina", a déclaré un habitant du quartier de Koloma. Hier matin, plusieurs dizaines de personnes, dont des policiers et gendarmes, avaient été légèrement blessées à Conakry, dans des affrontements entre jeunes partisans du pouvoir et opposants qui avaient débuté près du grand marché de Madina. Selon une source policière, au moins 46 personnes avaient été légèrement blessées, dont 13 policiers et gendarmes.
Des témoins interrogés par l'Afp au grand marché de Madina ont indiqué que des jeunes malinkés (l'ethnie du président Alpha Condé) avaient "frappé un peul" (l'ethnie du principal opposant, Cellou Dalein Diallo) avant de lui voler ses affaires, hier matin. La victime avait "fait appel à ses parents peuls, voulant laver l'affront", selon la même source. "Une fausse rumeur s'est répandue que le jeune peul attaqué avait été tué", a expliqué un officier de police à l'Afp.
Au moins huit véhicules ont été endommagés ou incendiés, deux motos calcinées et six boutiques incendiées par les jeunes partisans du pouvoir, selon un rapport de police rendu public hier en fin d'après midi.
A la mi-journée, les affrontements ont gagné les quartiers de Bambéto et Dar-es-Salam, majoritairement peuls, en banlieue de Conakry. Des jeunes peuls s'attaquaient aux malinkés, les sortant de force des taxis et véhicules, avant de les frapper, selon des habitants.
Selon le commissaire de police Aly Badara Soumah, des individus ont "essayé" de faire de l'agitation, mais "le problème est devenu plus grave qu'eux-mêmes ne le pensaient".
Jeudi, à Conakry, l'opposition guinéenne avait organisé une grande marche pour exiger des élections législatives "libres, crédibles et transparentes".
(AFP)
Des témoins interrogés par l'Afp au grand marché de Madina ont indiqué que des jeunes malinkés (l'ethnie du président Alpha Condé) avaient "frappé un peul" (l'ethnie du principal opposant, Cellou Dalein Diallo) avant de lui voler ses affaires, hier matin. La victime avait "fait appel à ses parents peuls, voulant laver l'affront", selon la même source. "Une fausse rumeur s'est répandue que le jeune peul attaqué avait été tué", a expliqué un officier de police à l'Afp.
Au moins huit véhicules ont été endommagés ou incendiés, deux motos calcinées et six boutiques incendiées par les jeunes partisans du pouvoir, selon un rapport de police rendu public hier en fin d'après midi.
A la mi-journée, les affrontements ont gagné les quartiers de Bambéto et Dar-es-Salam, majoritairement peuls, en banlieue de Conakry. Des jeunes peuls s'attaquaient aux malinkés, les sortant de force des taxis et véhicules, avant de les frapper, selon des habitants.
Selon le commissaire de police Aly Badara Soumah, des individus ont "essayé" de faire de l'agitation, mais "le problème est devenu plus grave qu'eux-mêmes ne le pensaient".
Jeudi, à Conakry, l'opposition guinéenne avait organisé une grande marche pour exiger des élections législatives "libres, crédibles et transparentes".
(AFP)
Affrontements interethniques en Guinée : Un mort et 46 blessés dans la banlieue de Conakry