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Affaire des cantines de la grande mosquée : Une histoire qui en cache une autre

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L’affaire des cantines de la Grande mosquée de Dakar - une histoire de gros sous - continue de révéler ses dessous. Mais, cette fois-ci, c’est du côté de la société ayant réalisé les travaux qu’il y a des remous. Le promoteur, Amadou Ly, est accusé par ses associés de malversation et d’escroquerie.

Ce qui est convenu d’appeler le scandale des cantines à la Grande mosquée de Dakar qui est né de la construction de cantines à usage commercial aux alentours de ce lieu de culte, est loin de connaître son épilogue. A chaque jour, son lot de révélations. Alors que le promoteur du projet des cantines, Amadou Ly, attend d’être édifié sur la suite judiciaire réservée à sa plainte contre l’autorité morale de ladite mosquée, c’est au tour de ses associés de l’inviter devant le juge pour répondre de ce que ces derniers qualifient d’ ’arnaque’ de sa part.
Selon les plaignants, en l’occurrence Mamadou Makhfouz Ly, Mamoudou Samba Dia, Oumar et Ibrahima Dia, tout est parti de leur rencontre avec Amadou Ly et Abdou Ndiaye lorsque ces derniers sont venus les voir pour leur parler d’un projet de constructions de cantines commerciales dont ils avaient acquis le marché auprès de feu Maodo Sylla. A en croire Mamadou Makhfouz Ly et ses autres associés, c’est parce que Ly et Ndiaye n’avaient pas d’argent pour réaliser le projet qu’ils sont venus leur en parler en vue de les y associer en contrepartie d’un apport en espèces pour la construction des cantines.

C’est ainsi qu’il fut conclu entre eux de mettre sur pied la Société civile immobilière (Sci) - Galoya gérance au sein de laquelle, ils seront des associés et d’ouvrir un compte bancaire à la Banque sénégalo-tunisienne. Avec des pièces justificatives en main - des chèques notamment -, Mamadou Makhfouz Ly et ses associés ont tenu à montrer les différents mouvements ayant été faits au niveau de ce compte.

Ayant une confiance absolue en Amadou Ly qui était co-signataire des chèques émis au nom de Sci-Galoya gérance, les associés de ce dernier avaient fini de faire de lui, l’intermédiaire entre eux et les autorités de la mosquée par l’entremise d’un nommé Omar Diène, choisi par Maodo Sylla pour gérer personnellement le projet des cantines. C’est ainsi qu’il a été retenu, sur décision de Omar Diène, selon les plaignants, de prélever sur le prix de vente de chaque cantine, la somme d’un million cent mille francs à verser à la grande mosquée - un million à verser dans la caisse de la mosquée et les cent mille devant revenir à la communauté léboue -. Mais lorsque Mamadou Makhfouz Ly et compagnie ont mené leur petite enquête née d’un soupçon de détournement, suite au non-versement de cinq millions que les membres de Sci avaient donnés à la famille de l’ex-Imam à l’occasion du décès de ce dernier, ils se sont rendu compte, soutiennent-ils, que ni la part de la mosquée, ni celle des Lébous n’était jamais arrivée à destination. Pourtant, affirment-ils, cent douze cantines avaient été construites, ce qui devait rapporter, au total, cent douze millions de francs à la grande mosquée et onze millions deux cent mille francs aux lébous. A en croire les associés de Amadou Ly, c’est en cours d’enquête menée pour savoir à quelle fin l’argent a été utilisé qu’il a été découvert le contrat passé entre le directeur de l’institut islamique, Omar Guèye et Amadou Ly à titre personnel et non au nom de Sci-Galoya gérance, maîtresse d’œuvre du projet. ‘Amadou Ly est incapable de montrer une quelconque pièce prouvant l’achat de tel ou tel matériel ayant servi à la construction des cantines. Par contre, nous gardons par-devers nous tous les documents relatifs aux travaux et attestés par un huissier’, peste Makhfouz Ly qui qualifie Amadou Ly d’usurpateur et d’escroc tout en l’accusant de malversation.

De son côté, Amadou Ly soutient urbi et orbi que c’est bien lui le promoteur puisqu’ayant négocié et obtenu lui-même le projet. D’autre part, dit-il, ce sont bien ses associés qui doivent se reprocher quelque chose puisque, soutient-il, ‘ils (ses accusateurs, Ndlr) ont eu à vendre plus d’une vingtaine de cantines, entre dix et quatorze millions de francs l’unité sans avoir à verser à la mosquée ce qu’on appelle les Pas-de-porte de même que les 20 % à prélever de la location mensuelle’. D’ailleurs, soutient-il, ‘il y a beaucoup de non-dits dans cette affaire que les liens de parenté que nous avons m’empêchent de révéler’.

En tout cas, Mamadou Makhfouz Ly et compagnie ont pris sur eux d’ester en justice et paraissent décidés à rétablir la vérité des faits, mais surtout à faire réparer les dommages subis. A moins que l’intermédiation entreprise par des proches et devant se matérialiser par une rencontre aujourd’hui entre les deux parties ne soit fructueuse.

Source: Walfadjri

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Lundi 26 Novembre 2007

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