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Affaire de la grande mosquée Gouye mouride : Les disciples de Bamba sonnent la riposte et brandissent leurs preuves

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Le litige autour du site devant abriter la future grande mosquée mouride de Dakar est loin de connaître son épilogue. Après les chérifs, c’est au tour des mourides de sortir de leurs gonds, pièces à l’appui, pour réclamer la propriété du terrain. Mieux, ils n’écartent pas de saisir les autorités compétentes pour trancher la question.



Affaire de la grande mosquée Gouye mouride : Les disciples de Bamba sonnent la riposte et brandissent leurs preuves
Le litige autour du terrain devant abriter la future grande mosquée mouride de Dakar n’a pas encore connu son épilogue. Après la sortie de la famille Aïdara, réclamant la propriété du terrain en question, c’est autour des mourides de sortir de leur réserve pour apporter la réplique. Une réplique soutenue par un bail signé, le 10 mars 1976 entre l’Etat du Sénégal et la communauté mouride de Dakar. Le bail porte sur une parcelle de quatre mille mètres carrés, devant ‘être aménagés en terrain de prières’. Et les membres du comité de gestion du projet de construction de la grande mosquée de s’étonner de l’attitude des héritiers de Mohamadoul Mahdiyou. Une attitude que le chargé de la communication et des relations extérieures, Hamadoul Mbackiou Faye, juge ‘cavalière et manipulatoire’. Les cherifs avaient saisi les media, au courant de la première semaine de ce mois, pour expliquer que le président a avoué avoir été induit en erreur au point d’accepter de procéder à la pose de la première pierre de la grande mosquée. Ce qui l’avait amené à demander l’arrêt des travaux. Seulement, de l’avis des mourides, ‘les travaux n’ont jamais été arrêtés et nul ne pourra prétendre les arrêter puisque nous avons toutes les autorisations nécessaires’, explique le chargé de la communication du comité. Un avis sur lequel s’appuie le Représentant attitré du Khalife général des mourides à Dakar pour menacer de porter l’affaire devant la justice. Cela, d’autant plus que le rôle que la famille du chérif lui attribue est loin du sien.
En fait, dans un des communiqués que la famille du cherif Mohamadoul Mahdiyou Aidara nous avait fait parvenir, il est expliqué que ‘c’est quand les mourides avaient des problèmes avec les Toucouleurs de Médina Gounass, dans les années 1970, que le Chérif a mis le terrain à la disposition des mourides. Cela, suite à la demande de Ndiaga Guèye, Bamba Diaw et Serigne Ngom, représentants des mourides, qui s’étaient déplacés pour demander au Cherif de leur permettre de faire les prières de la Tabaski et de la Korité sur son terrain’. Une demande acceptée par le guide religieux ‘afin d'éviter l'effusion de sang entre disciples mourides et tidianes de Médina Gounass’. Des allégations que Serigne Ngom rejette d’un revers de la main, jurant ‘sur le Saint courant de n’être jamais allé voir le Chérif pour un tel service’.

Selon Serigne Ngom, l’édification de la mosquée devait se faire dans l’emplacement de l’actuelle mosquée de Madina Gounass, située à Bopp, un site où ils effectuaient, depuis l’époque coloniale, les prières de Korité et de Tabaski. Mais, au moment de vouloir mettre en exécution leur volonté, ils se sont rendus compte que les Toucouleurs de Madina Gounass s’étaient procurés un bail. Alors ont-ils reçu l’ordre de leur Khalife d’alors de surseoir à leur projet en attendant de trouver autre chose. Ainsi, ce serait ‘en contrepartie de cette concession que les autorités s’étaient engagées à affecter un terrain à la communauté mouride. D’où le bail pour l’occupation de Gouye mouride’, explique Hamadoul Mbackiou Faye.

En plus de ces explications, les membres du Comité de gestion du projet de construction de la Grande mosquée mouride ont fouillé dans les pages de l’histoire pour rappeler que ‘le chérif avait bénéficié de l’hospitalité des populations’. Et d’ajouter que ‘Mohamadoul Mahdiyou Aidara ne doit son inhumation à Gouye Mouride qu’à la demande de Thierno Mountaga Tall dont il se réclamait de l’autorité religieuse et du procureur de la République d’alors, vu l’état de son corps qui ne permettait pas son transfert au cimetière’.

Ainsi, les mourides n’ont pas manqué d’afficher leur détermination à faire contrer toutes tentatives tendant à les déposséder de ce site. D’ailleurs, ils ne rejettent pas l’idée de faire recours au service des domaines pour que la question soit définitivement tranchée.

Elh Saidou Nourou DIA
Source: Walfadji

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Jeudi 16 Août 2007

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