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Accusés de vol qualifié ayant entraîné la mort Papis et James condamnés à perpétuité

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C’est par une condamnation à perpétuité que la première séance de la Cour d’Assises de Dakar a débuté, hier. À son rôle une affaire de vol qualifié ayant entraîné la mort et incriminant deux jeunes hommes, Noumatono Dia alias Papis et Mamadou Diouf alias James. Ils étaient poursuivis pour avoir, courant 1998, en réunion, soustrait frauduleusement une sacoche contenant de l’argent au préjudice de Mamadou Niang. Ledit vol avait été commis à main armée et avait entraîné la mort de la victime.



Les faits remontent à l’année 98 à Thiaroye dans le quartier d’Aïnoumady. C’était dans la nuit du 05 Octobre. Abdourahmane Niang a informé les éléments de la brigade de Thiaroye de la mort de son frère Mamadou Niang, suite à une agression, le même jour. Dans ses déclarations, la victime, libraire de profession, après une dure journée de labeur, s’en retournait à son bercail, quand il a sauvagement été attaqué par une bande armée. Ces derniers lui ont arraché sa sacoche contenant sa recette amassée durant cette journée et 250.000F qu’il avait auparavant retiré de la banque. Leur forfait accompli, les malfrats ont pris la poudre d’escampette. Poursuivis par leur victime, ils se sont réfugiés dans une boutique à l’intérieur de laquelle où il les a rejoints. Là bas, les voleurs lui plantent un coup de couteau au diaphragme. Par la suite, les malfaiteurs se sont échappés par la porte opposée de la boutique, laissant Mamadou Niang baignant dans son sang et presque mort. Toujours selon les propos du frère, c’est au moment où il le transportait à l’hôpital qu’il a succombé à ses blessures. C’est seulement le 30 octobre de la même année que les éléments de la brigade de Thiaroye, procédant à une opération de sécurisation, ont découvert une piste. Ils ont repéré sur le lieu de retraite, des malfaiteurs dans le quartier de Sam Sam. Après d’intenses recherches sur ce lieu, ils ont réussi à interpeller un nommé Ibrahima Dieng alias Ndama, connu comme un agresseur notoire.

Un lot d’armes saisi

Une perquisition de sa chambre permettra la découverte d’un lot d’armes blanches, des bombes anti-agresseurs et des documents dont un album photo, dans lequel se trouvent les photos des membres de sa bande. Interrogé, celui-ci avouera sa participation à de nombreux forfaits, entre autres, le meurtre du libraire pour lequel les meurtriers sont activement recherchés. Par la suite, il a donné le nom de ses complices qui étaient au nombre de trois. Toutefois, il a souligné que c’est Mamadou Diouf qui a porté le coup fatal à Mamadou Niang. C’est ainsi qu’ils ont été appréhendés après des mois d’intenses recherches. Lors de son arrestation, les limiers ont découvert par devers Mamadou Diouf un pistolet de fabrication artisanale, un couteau et des cartouches. Bien qu’il ait reconnu avoir participé à l’agression, il désignera Ibrahima Dieng comme étant celui qui a poignardé la victime. Ils ont reconnu les faits à l’issue de l’enquête préliminaire avant de les nier devant le juge d’instruction qui leur a décerné néanmoins un mandat de dépôt. S’agissant du sieur Ibrahima Dieng qui était considéré comme mineur au moment des faits, il a été envoyé à la maison de correction du Fort B. Jugé au tribunal des mineurs, il a été relaxé. Quant aux deux autres, ils ont été inculpés et renvoyés devant la Cour d’assises au terme de l’instruction.

20 de travaux forcés requis

Hier faisant face à la Cour, ils ont réitéré leurs dénégations. D’après Mamadou Diouf alias James, le premier entendu, il n’a rien à voir avec les faits. Il admet avoir bien connu Ibrahima Dieng, puisqu’il était des amis d’enfance. Ils habitaient le même quartier et se fréquentaient souvent. Mais au moment des faits, il ne l’avait pas revu depuis 3 ans. Concernant son deuxième présumé acolyte, Noumatono Dia, il ne le connaissait pas bien, même s’il reconnaît avoir pris quelques photos avec lui. Tandis que son co-détenu Noumatono a déclaré, lui, qu’il connaissait bien Mamadou Diouf parce qu’ils s’accompagnaient avec lui et Ibrahima Dieng alias Ndama, même s’il n’a pas participé à l’agression en question. Par ailleurs, il a soutenu que son co-prévenu le chargeait à tort, pour une histoire de fille. D’ailleurs a-t-il précisé, quand ils se sont retrouvés tous les deux en prison, Mamadou Diouf lui avait promis de le disculper en avouant les faits. Ce qu’il laissera tomber ensuite. Il a déclaré que le nommé Ibrahima Dieng n’était pas un mineur au moment des faits. Il était même plus âgé qu’eux. En tout état de cause, la partie civile, le frère de la victime et qui était présent au moment des faits a réclamé 50 millions à titre de réparation. L’avocat Général, Alioune Ndao, qui a estimé que les accusés étaient coupables. Il a requis en conséquence 20 ans de travaux forcés. Maîtres Ibrahima Mbengue, Ibrahima Kane et Mbaye Sène ont tous axé leur plaidoirie sur le contenu du dossier qu’il qualifie de vide. Selon eux, il n’existe aucune preuve pouvant asseoir la culpabilité de leurs clients qui ont été incarcérés à tort pendant presque 10 ans. Après délibération, la Cour a condamné les accusés aux travaux forcés à perpétuité. Sur les dommages et intérêts, ils les condamnés solidairement à payer à la partie civile 2 millions.

Maria Dominica T. Diédhiou
Source: L'observateur

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Mardi 17 Juillet 2007

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