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Accusé de pédophilie et d’attentat à la pudeur Le sexagénaire français relaxé purement et simplement

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Le moins que l’on puisse dire dans cette affaire, c’est que le sieur Gérald Michel Troquet ne remettra pas de sitôt les pieds au Sénégal. Après y avoir séjourné plusieurs fois et ce pendant 25 ans, dans le cadre de ses activités caritatives, il s’est vu infligé un séjour carcéral qu’il n’oubliera pas du jour au lendemain. Et pour cause, il était poursuivi pour attentat à la pudeur et d’actes pédophiles sur une jeune fille de 16 ans. Devant la barre des flagrants délits et comme à l’enquête préliminaire, il a nié les faits. Faits que même la présumée victime a réfutés. D’après ses déclarations, il ne s’est strictement rien passé entre eux.



Les faits remontent au 16 Juin dernier, lorsque les éléments de la police centrale ont reçu un coup de téléphone anonyme faisant état des actes pédophiles auxquels un Français nommé Gérald Troquet, établi à la cité Djily Mbaye, se livrerait sur des jeunes filles mineures. Toujours sur les indications de l’auteur du coup de fil, le susnommé leur donnait quelques friperies en échange. Tout de suite après, les limiers ne se sont pas fait prier pour se rendre sur le lieu indiqué. Sur place, ils ont constaté que deux jeunes filles en sortaient. Après les avoir interpellées sur leur présence, et ayant constaté que celles-ci étaient hésitantes, ils les ont embarquées manu- militari au poste de police pour un interrogatoire plus poussé. Entre-temps, les limiers ont procédé à une fouille du domicile du mis en cause. Ainsi, ils ont perquisitionné les vêtements de femme qui s’y trouvaient et ont arrêté, par la même occasion, Gérald Michel Troquet et son chauffeur Habibou Ndaw qui se trouvait sur les lieux. Les deux filles interrogées ont déclaré qu’elles s’étaient rendues à deux reprises chez le prévenu, mais qu’il ne s’est jamais rien passé entre eux. C’est ainsi que les agents enquêteurs ont informé leurs parents de la situation. Prise de panique, la mère de l’une des filles, Marième Wade, a décidé de porter plainte. Ainsi, le Français a été maintenu dans les liens de la prévention. Hier devant la barre, la fillette a expliqué dans les détails les circonstances de sa rencontre ave le prévenu. Selon elle, la première fois, elle était avec trois autres de ses camarades et elles marchaient en direction du domicile de Gérald Troquet, quand elles l’ont aperçu perché du haut de son balcon et qui les observait. Alors elles l’ont salué et ce dernier leur a suggéré de monter se rafraîchir. Toujours sur ses déclarations : «comme je le connaissais car il était un ami à ma sœur aînée, j’ai donc accepté de monter avec mes amies», lance la fille. Après qu’elles aient toutes bu un verre de limonade, leur hôte leur a proposé de leur offrir chacune un petit haut. Ce qu’elles acceptèrent sans problème. Une fois désaltérées et leurs petits présents en poche, les demoiselles quittèrent leur hôte. «Le lendemain, nous sommes retournées là-bas, cette fois-ci, nous étions deux», poursuit la jeune fille à la barre. À l’en croire, elles y sont retournées dans un but précis, demander 6.000F à M. Troquet pour une sortie de classe. Celui-ci leur offrit volontiers les sous et en plus leur donna des pantalons. Par la suite, il leur suggère de les essayer et il se retire dans les toilettes pour leur laisser le champ libre. Ainsi, elles ont essayé les pantalons et ont remercié par la suite le mis en cause et sont parties. C’est ainsi qu’en sortant, elles ont rencontré les policiers qui les ont questionnées et embarquées de force. Quant au prévenu, Gérald Troquet, il a avoué avoir reçu des jeunes filles chez lui à qui il a offert des cadeaux, mais sans pour autant avoir une quelconque pensée immorale à leur égard. Poursuivant, il affirme qu’il avait pour habitude à chaque séjour à Dakar d’apporter des habits à offrir à des familles démunies. D’ailleurs, il vient souvent à Dakar et cela depuis 25 ans pour s’occuper des handicapés et des lépreux ; donc il n’a jamais eu l’intention de faire du mal à ces jeunes filles, déclare- t-il. «J’ai vu ces filles marcher sous le soleil, je me suis dit qu’elles devaient avoir soif par une chaleur pareille. Alors je leur ai proposé à boire, puis me suis dit que je pourrais leur offrir quelques fripes parmi celles que j’ai emmenées. Je l’ai fait sans arrière-pensées et sans rien attendre en retour ». Quoique’il ait nié les faits, il a été placé sous mandat de dépôt. Deux jours après sa garde-à-vue, un inspecteur l’a sorti de sa cellule pour lui faire rédiger un rapport sur ses penchants sexuels. Et cette fois avec une extrême largesse, comme s’il voulait le piéger et l’inciter à écrire des choses compromettantes. Ce rapport a été joint au procès-verbal d’enquête, ce qui, selon ses conseils, n’est pas régulier. Tandis que le chauffeur qui avait également été arrêté pour complicité d’attentat à la pudeur et d’actes pédophiles a déclaré, lui aussi, qu’il ne s’était rien passé et que lui attendait tranquillement dans la voiture. Le procureur, qui a estimé que les faits ne sont pas constants, a requis la relaxe pure et simple pour les deux prévenus et le tribunal s’est inscrit dans ce sens.

Maria Dominica T. Diédhiou
Source: L'observateur

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Mardi 26 Juin 2007

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