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Abus sexuels à l’école : les filles commencent à briser le silence, signale le CLVF de Tambacounda

Le Projet d’éducation aux droits humains, visant à freiner les abus dont souffrent les collégiennes et les lycéennes à Tambacounda et Koumpentoum, commence à porter ses fruits, avec des victimes plus enclines à briser le silence et des professeurs, plus prompts à dénoncer les auteurs, qui sont parfois leurs propres collègues, ont indiqué des responsables de cette structure.



Abus sexuels à l’école : les filles commencent à briser le silence, signale le CLVF de Tambacounda
Le projet est exécuté par le Comité de lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes (CLVF), en collaboration avec Amnesty International dans des établissements scolaires des départements de Tambacounda et Koumpentoum.

Le CLVF exécute, depuis 2010, est un projet d’éducation aux droits humains dans six collèges situés dans la commune et dans l’arrondissement de Missirah ainsi que dans le lycée de Koumpentoum.

''A travers cette initiative, plus de 200 élèves relais et 30 professeurs ont été formés, et 2.325 autres acteurs de l’école sensibilisés'', a dit Ahmed Tidiane Diaw, secrétaire général adjoint du CLVF, lors d’un panel organisé, mercredi, par le CLVF en partenariat avec Actionaid et Amnesty International, sur le thème ‘’l’excellence chez la fille : quel engagement pour la communauté?’’.

Cette manifestation célébrant la journée de l’éducation des filles était présidée par le préfet de Tambacounda Amadou Bamba Koné, qui avait à ses côtés, entre autres, le maire de la commune. La rencontre s’est tenue devant la case foyer, abritant le centre d’écoute mis en place par le CLVFF, et où il a beaucoup été question de la nécessité de lever le tabou entourant les abus sexuels à l’école.

M. Diaw a évoqué, à ce propos, le témoignage d’un professeur de la commune, rapportant que ‘’beaucoup d’élèves se confient à lui, brisant ainsi le silence sur les violences dont elles sont victimes’’. M. Diaw, par ailleurs principal du collège de Colibantang, a ajouté que six clubs d’éducation aux droits humains (EDH) ont été formés par ce projet qui cible surtout les professeurs et les élèves.

Des documents juridiques et des boites à images, entre autres supports ont été mis à la disposition des établissements bénéficiaires de ces formations, lesquels leur permettent de mener à bien leur travail de sensibilisation et de prendre en charge les victimes.

‘’Ces formations ont permis un changement chez les professeurs mais aussi chez les élèves bénéficiaires’’, a dit Ahmed Tidiane Diaw.

Autant d’‘’acquis’’ qui ont pu être atteints grâce au concours de l’inspection d’académie, des inspections de l’éducation et de la formation (IEF) et des principaux de collège, a-t-il noté, non sans faire part de l’engagement du CLVF à ‘’pérenniser ces acquis pour promouvoir l’excellence chez les jeunes filles’’. Le CLVF a, en outre, installé des brigades de veille dans les collèges de Dialacoto et Gouloumbou, en collaboration avec Actionaid.

La présidente du CLVF, Oumou Sakho Diamé, a dans le même sillage, indiqué que de plus en plus de jeunes filles viennent elles-mêmes se confier au centre d’écoute mis en place par le CLVF. Sur les 129 cas de violences sexuelles enregistrées par le centre depuis 2011, plus de la cinquantaine voire la moitié sont des élèves, a-t-elle relevé.

Pour illustrer les résultats du projet, elle cité des exemples où des professeurs ont ‘’cassé pas mal de mariages précoces’’ ou des élèves relais ont pu ‘’récupérer’’ leur camarade qui avait abandonné les études parce que ‘’victime d’un mariage précoce’’.

Dans un troisième cas de figure qui s’est produit l’année dernière au collège Tamba Commune, une fille victime de viol qui s’était résolue à laisser tomber les études, avait réintégré son collège, suite à l’intervention de son chef d’établissement et du personnel éducatif. Prise en charge par le centre d’écoute, elle était passée en classe supérieure, a témoigné Mme Diamé.

Pour elle, même si les filles veulent ‘’exceller’’ dans leurs études, il se dresse sur leur chemin, beaucoup d’obstacles, dont les violences qui, même si elles se produisent hors de l’école, se répercutent sur leurs performances scolaires.

L’objectif du CLVF, a-t-elle dit, est d’agir sur les filles dès leur bas âge, pour faire émerger des ‘’filles leaders’’, afin de reproduire des ‘’modèles’’ actuels de femmes premier ministre, directeur de la police nationale, ou encore gouverneure.

Safiétou Coly, principale du collège Tamba commune 1, a invité les chefs d’établissement à développer une capacité d’écoute, pour être à même d’aider les filles qui détiennent des confidences qu’elles n’osent pas dévoiler à leurs parents. Aux autorités, a elle a lancé : ‘’aidez-nous à bien sanctionner les coupables !’’.

APS ADI/AD

Mercredi 27 Novembre 2013



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