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Abou Dia et Pape Samba Sène en liberté provisoire

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Près de deux semaines après leur incarcération à la prison centrale de Kaolack, les deux correspondants régionaux de la RFM et du quotidien l’As ont été libérés. Provisoire. Un emprisonnement qui avait indigné défenseurs des droits de l’homme, la presse sénégalaise et internationale. Ils avaient été mis en prison sur simple plainte du gouverneur de la région de Fatick



Abou Dia et Pape Samba Sène en liberté provisoire
Abou Dia et Pape Samba Sène sont libres. Une liberté provisoire. Après 13 jours de détention à la prison centrale de Kaolack, les deux journalistes respectivement de la RFM et du quotidien l’As vont retrouver leurs familles.

Le correspondant de la RFM, s’est réjoui de sa liberté retrouvée. « Je remercie le bon Dieu, mes parents, ma femme et mention spéciale pour toute la presse sénégalaise, au Groupe Futur Médias pour son soutien constant. Cela me réconforte et me donne davantage de motivation à exercer ce métier. Je suis sûr de détenir la vérité dans cette affaire ».Même son de cloche de part de Pape Samba Sène qui a dénoncé les conditions carcérales à la prison de Kaolack. « Nul ne peut échapper à son destin, la vie carcérale est épouvantable, vous cohabiter avec des moustiques, la chaleur. Vous êtes enfermé pendant des heures. » Souligne-t-il.

Ils avaient mis sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Kaolack. Leur emprisonnement faisait suite à une plainte du gouverneur de kaffrine pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles et association de malfaiteurs. Les journalistes avaient révélé au mois de juillet dernier un détournement dans la distribution de semences destinées aux paysans de Kaffrine. Selon nos informations dans un premier temps, le gouverneur Fabakary Bodian avait porté plainte à la gendarmerie de Kaffrine. Une plainte classée sans suite. C’est après cette première tentative qu’il a décidé de saisir le juge d’instruction de Kaolack.

L’incarcération des journalistes est intervenue au lendemain d’un conseil des ministres au cours duquel, le Président Abdoulaye Wade demandait à Madické Niang, ministre d’Etat, ministre de la justice et garde des sceaux de diligenter le dossier sur la dépénalisation des délits de presse. Le ministre était monté au créneau pour demander au juge de revenir sur sa décision. Sans succès. C’est par la suite qu’il a instruit le parquet qui dépend de lui de ne pas s’opposer à une demande de liberté provisoire.

L’avocat des journalistes, Me El hadj Diouf continue à clamer sa surprise. « Je ne peux pas comprendre comme on peut mettre des journalistes en prison pour diffamation. D’ailleurs, il est ressorti des confrontations que les journalistes ont totalement raison. Le gouvernement devrait ouvrir une enquête sur la destination des semences. Je peux pas comprendre comment veut-on punir des journalistes pour protéger un gouverneur »

L’incarcération des journalistes a été dénoncée par toutes les organisations professionnelles de journalistes et les défenseurs des droits de l’homme.

Aujourd’hui, les journalistes sont libres. Mais provisoirement.

Source Sen24heures.com

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Mercredi 30 Septembre 2009




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